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Les Amis de l'Ecole de Rouen

Le mot de la rentrée...

9 Septembre 2009, 17:20pm

Publié par le webmaster

      C’est la rentrée et, comme nous l’avions annoncé dans le dernier message sur le site, deux expositions vont bien avoir lieu dans le mois qui vient.

 

     Une exposition mettant à l’honneur Marcel DELAUNAY (1876 – 1959). Une plaquette de 32 pages, éditée à cette occasion, devrait permettre d’approcher un peu plus l’homme et le peintre avec des documents inédits que nous devons à l’obligeance du petit fils de l’artiste. Elle apportera une meilleure connaissance de Marcel Delaunay, qui fut élève à l’Ecole des beaux-arts mais suivit aussi les cours en plein air de Charles FRECHON. Cette exposition se tiendra du 19 au 28 septembre à ECQUETOT (près du NEUBOURG).

     Cet hommage qui était souhaitable devient une réalité. Sa découverte en sera un plaisir certain.
la table et les roses, hst de M.Delaunay - Musée des B.A. de Rouen
   
      Courant octobre, Mathilde LEGENDRE, conservatrice du Musée CANEL de PONT-AUDEMER, qui avait accueilli début 2008 un choix d’œuvres de peintres de l’École de ROUEN, va honorer Albert LEBOURG. Elle a souhaité notre aide et nous la lui apportons bien volontiers.

       Natif de MONTFORT sur RISLE, distant d’une vingtaine de kilomètres, Albert LEBOURG a vu le jour dans cette verte vallée et le Musée CANEL va avoir le grand plaisir de recevoir deux tableaux de l’enfant du pays : une vue des quais de ROUEN depuis son domicile et un chevet de Notre-Dame de PARIS.

      Ce don très généreux mérite d’être salué et une exposition va mettre plus en avant cet important apport.        
       Les expositions consacrées à Albert LEBOURG ne sont pas nombreuses. On note ROUEN en 1932, le Musée GALLIERA en 1950, HONFLEUR et DOUAI en 1990 et CHATOU en 2002.

 

L’année 2010 sera très riche en évènements artistiques et expositions. Saluons d’ores et déjà “ ROUEN, une ville pour l’Impressionnisme ”, qui devrait faire couler beaucoup d’encre et mettre la ville en effervescence ; VERNON, avec une exposition sur la Seine à laquelle l’Association apportera une part contributive ; BERNAY, avec un thème sur l’enfance puis sur les jardins vus par les peintres où les rouennais seront à l’honneur.

 

 De tout cela, nous reparlerons en détail ; mais dès maintenant réjouissons-nous de ces manifestations en préparation qui sont des preuves indiscutables de l’importance de la Normandie et de la Vallée de la Seine dans le domaine artistique.

 

    François LESPINASSE

photos extraites du Journal de l'Ecole de Rouen de F. Lespinasse

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de l'étude de la cote de Marcel Delaunay

9 Septembre 2009, 16:00pm

Publié par le webmaster

(voir aussi l'article "le mot de la rentrée" dans la catégorie "la chonique de F. Lespinasse")

   En complément de l’article de ce 5 mars, paru sur notre site, de l’excellent François Lespinasse, dont nous regrettons la galerie rue Martainville, penchons-nous sur la cote actuelle de ce peintre attachant qu’est Marcel Delaunay.

   Elève de Charles Frechon, Marcel Delaunay (1876-1959) s’est vite libéré de l’influence de son Maître : que ce soit dans la touche (Marcel Delaunay adopte une technique plus académique que son professeur), ou dans le sujet (natures mortes et paysages). Ses natures mortes sont constituées principalement de bouquets de fleurs, thème que délaissa totalement Charles Frechon. Ses bouquets, dressés dans un vase bien présent sur un entablement, ne manquent jamais de caractère, devenant de plus en plus synthétiques au fil du temps, rappelant, avec leur léger cerne noir, les principes Nabi.

   Quant aux paysages, il peint certes la campagne mais pas celle des grandes étendues de plaine où éclatent les champs de blé, ni les sous bois traversés de chemins qui focalisent, dans les feuilles tombées au sol, l’ensemble de la palette solaire. Sa campagne semble plus sobre, plus rurale, dont ressort le “portrait” de fermes et de bâtisses agricoles marqué par l’absence d’animation humaine.

   Mais, issus de Charles Frechon, on peut vraisemblablement retenir sa passion pour l’art sacré, quand son professeur dessinait la majesté des intérieurs de cathédrales (1), ainsi que son engagement pour la sauvegarde du patrimoine architectural et écologique.
 chemin de campagne, hst de M. Delaunay - coll.part.


    L’historien d’art ne discerne pas, dans la carrière de Marcel Delaunay, de périodes successives définies, mais un impressionnisme permanent, un peu tardif certes.
   Comme nous le précisions, deux thèmes se dégagent : le paysage aratoire (600 à 4.000€, mais pouvant culminer à 12.000€ quand il s’agit de Rouen) et les bouquets de fleurs (300 à 3.000€).

 

 

 

                                                                                                    Hubert Priaucey

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