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Les Amis de l'Ecole de Rouen

DE L'ETUDE DE LA COTE DES OEUVRES DE Charles ANGRAND

16 Janvier 2011, 14:42pm

Publié par le webmaster

4 - les "crayons CONTÉ"

 Dernière étude sur l’œuvre graphique de Charles Angrand (1854-1926), les dessins au « crayon Conté » viennent pourtant comme point de départ de son œuvre graphique, comme par réaction d’amertume au brusque décès de son ami Georges Seurat, en 1891.

Et bien que cette période clôture notre série de quatre études, il ne faut en aucun cas la considérer pour autant comme la moins intéressante. Mais cette période est plus diffuse, moins encadrée dans le temps, puisqu’on peut considérer qu’elle court de 1892 à 1910, comme un fil rouge sur lequel sont apparus la série des Maternités, puis la parenthèse de la reprise de la couleur à l’huile et enfin les Fusains.

Nous avons volontairement mis à part Les Maternités (Cf. étude 1), bien que le « crayon Conté » soit également leur medium, car la recherche de la ligne parfaite, la courbe, l’arabesque sous-tend ces Maternités : « J’ai déplacé mille fois leur arabesque pour les rendre (les dessins) plus harmonieux tout en les maintenant expressifs » (lettre à FRECHON). La notion d’intériorité est évidemment présente, mais nous pouvons davantage y déceler une quête d’harmonie graphique (la ligne, la profondeur du noir et de ses dégradés).

Abandonnant la couleur en 1892, ses premiers dessins représentent des scènes intimistes encerclées d’un noir profond : La ménagère (1892), L’âtre (1892), Le cellier (1892).

Angrand--bon samaritain-Conté [320x200]Puis un regard symboliste apparaît, dû probablement à son galiériste, Le Barc de Boutteville, défenseur des Post-impressionnistes, des Nabis, des Symbolistes : L’apparition aux bergers (1894), Le bon Samaritain (1895), dans lesquels l’auréole de noir profond concourt pleinement à l’effet mystique et au recueillement. Au début du XXème siècle, notre peintre revient à sa chère campagne qui l’entoure, et au labeur qu’elle impose : Le paysan tondant sa haie (1903), Fin de moisson (1903), Les oies effarouchées (1903), Le mouton rouspéteur (1908)

En salle des ventes, ces épreuves ne sortent que rarement. Cependant, il est fort probable que les compositions signées (et souvent datées) dépasseraient la barre des 5.000€.

 

Voici quelques exemples relevés ces dernières années :

- 550 € Femme assise à la lecture (étude) en juin 2009 Versailles

- 4100 € Nu debout (signé) en mai 2000 New York

 

 

                                                           Hubert PRIAUCEY                                                        

  

Prix moyens, « au marteau », hors frais.

Sources : archives perso, ouvrage Lespinasse, Bénézit, Artprice, Auction.fr.

 

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LA PREMIERE ACQUISITION DE L’ASSOCIATION

15 Janvier 2011, 13:45pm

Publié par le webmaster

lj Lemaitre-Croisset,bord de seine-HST2235 [320x200]

Depuis Juin 2010, L’Association est devenue propriétaire du tableau intitulé « Bord de Seine à Croisset » de Léon Jules LEMAITRE.

 Il s’agit d’une huile sur toile, signée en bas à droite de 27 x 46 cm exécutée en 1888 et représentant la Seine devant la distillerie de Croisset et le pavillon Flaubert.

Cette toile a déjà été exposée au musée des Beaux-Arts de Rouen à l’occasion du festival « Normandie Impressionniste » et fait actuellement partie des œuvres présentées à l’atelier Grognard à Rueil-Malmaison dans le cadre de l’exposition consacrée à l’Ecole de Rouen.

Cette acquisition entre dans la démarche de l’AER qui est de parvenir à réunir des fonds suffisants afin de constituer un fonds de collection destiné à être exposé aussi souvent que possible.

bien à vous.

 

JCD2010a

 

 

Jean-Claude DELAHAYE

Président

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NORMANDIE IMPRESSIONNISTE - MUSEE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN - BILAN

14 Janvier 2011, 22:54pm

Publié par le webmaster

Voila déjà quatre mois que le Musée des Beaux-Arts de Rouen a fermé ses portes sur, vraisemblablement, la plus fameuse de ses expositions. Une volonté politique forte et haut placée, un sujet quant à lui apolitique, se basant sur un mouvement artistique non contemporain et donc reconnu par tous c'est-à-dire sans véritable controverse, fédérateur, car s’appuyant sur une région bien délimitée, quelques signatures reconnues, un bon appui journalistique travaillé en amont, sont la clé de ce succès.

En comparaison, les trois dernières expos au Musée des Beaux-Arts de Rouen :

Les Offices de Florence (été 2006)………………….87.000 visiteurs, soit 916 par jour

Le Mythe de l’Ouest Américain (automne 2007)…..35.000 visiteurs

Rétrospective Charles Frechon (été 2008)…………13.580 visiteurs

Ancien record, mais sur presque 5 mois et pour la réouverture du Musée après travaux :

Les Cathédrales de Monet (été-automne 1994)………….130.000 visiteurs

En moyenne, le Musée des Beaux-Arts de Rouen accueille 90.000 visiteurs par an.

Et puis, dans le monde en 2009 :

Exposition Rodin (Musée d’Orsay 2009)………………………………………………173.351 visiteurs

L’art et l’amour dans l’Italie de la Renaissance (Metropolitan New York 2009)…...200.692 visiteurs

Picasso (National Gallery Londres 2009)……………………………………………...204.862 visiteurs

Et un record,

Picasso et les Maîtres (Paris hiver 2008-2009)……………780.000 visiteurs

DONC,

Une ville pour l’impressionnisme, Monet, Pissarro, Gauguin à Rouen (été 2010)

Avec soirées, petit-déj, vernissages, laissez-passer :

238 395 visiteurs soit  2406 visiteurs/jour en moyenne

GROUPES

8.5 % de groupes, 970 groupes accueillis, 20 280 personnes

ORIGINES GEOGRAPHIQUES (sans les 16 653 billets ticketnet)

90 % français

dont   82 % Normandie,   9.5 % Ile de France,  9.5  % autres régions

10 % étrangers

- dont   81 % européens (21% anglais, 14% italiens, 11 % belges, 11% allemands,  6.5% Pays-Bas,  4% espagnols…)

- dont 11.5% américains

- dont 5% asiatiques avec 3% japonais.

VISITES COMMENTEES

338 visites commentées pour le public individuel, 9890 personnes, soit 29 personnes par visite

AUDIOGUIDES

26 007 audioguides soit environ 262 en moyenne par jour, soit 11 % des visiteurs individuels

TICKETNET

16 653 visiteurs venus par ticketnet, 168 personnes moyenne jour, 7 % des visiteurs individuels

PUBLICATIONS

6692 catalogues français, 21 010 Connaissance des arts et 143 catalogues anglais (l’Armitière musées)

Rappelons que notre association y avait prêté un Léon-Jules LEMAITRE, ‘La Seine à Croisset’ (hst sbd 27x46), circa 1888.

 

                                                                                                                      Pierre Buychaut

 

 

Sources : Musée de Rouen

 

 

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les Voeux du Président

14 Janvier 2011, 13:40pm

Publié par le webmaster

      Cher(e) Ami(e) Membre,


      Permettez moi, en premier lieu, de vous présenter mes tous meilleurs vœux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2011 qui commence.

 

      L’année 2010 a vu l’AER impliquée dans plusieurs expositions importantes dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste. C’est ainsi que nous avons collaboré avec les musées de Rouen, de Bernay et de Vernon.

     Nous avons également organisé un hommage à Charles ANGRAND à St Laurent en Caux et édité un ouvrage de 32 pages consacré aux «Maternités».

 

     Nous participerons en Janvier 2011 à la tenue d’une importante exposition à Rueil Malmaison consacrée aux Peintres de l’École de Rouen. Vous recevrez prochainement le carton d’invitation au vernissage de cette manifestation. Nous ne manquerons pas de vous tenir prochainement informé des projets en préparation.

 

    D’autre part, le moment est arrivé de renouveler votre cotisation pour l’année 2011.

Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association. Le montant de la cotisation est toujours de 20 Euros.

    Je vous remercie par avance pour votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’École de Rouen).

    Vous renouvelant mes vœux pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

                                                                                     Jean-Claude DELAHAYEJCD120909--320x200-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

NB : Merci de joindre votre adresse e-mail (si vous en avez une) à votre règlement. Les adhérents nous ayant rejoints depuis le 01.09.2010 ne sont pas concernés par l’appel à cotisation

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DE L’ ETUDE DE LA COTE des ŒUVRES sur PAPIER de CHARLES ANGRAND

7 Janvier 2011, 21:09pm

Publié par le webmaster

Note du Webmestre

Dans ce 3ème article consacré aux oeuvres en papier de Charles ANGRAND, Hubert PRIAUCEY nous invite à nous intéresser aux fusains. Nous vous en souhaitons bonne lecture.

 

3 - LES FUSAINS 

Après l’étude sur les Maternités, période la plus exceptionnelle de son œuvre graphique, puis les Pastels, tournons-nous vers les fusains de Charles Angrand (1854-1926).

Après le décès en 1891 de son ami Georges Seurat, Charles Angrand a abandonné la couleur. Se retranchant dans sa région natale à Saint-Laurent en Caux, il dérive vers un art plus intérieur, fait de dessins au crayon Conté et au fusain. Charles Angrand se concentre alors vers la ligne et le clair-obscur. Les dégradés de noirs et de gris enveloppent une lumière intimiste. Concomitamment à une courte reprise de la peinture à l’huile entre 1905 et 1908, il travaille le fusain de 1905 à 1912.

Tournant le dos à l’art parisien et sa sophistication, il choisit des sujets presque exclusivement aratoires et champêtres comme en témoignent les titres donnés à ses compositions déposées lors des différentes manifestations auxquelles il participe : Paysan sciant du bois, Paysan sciant des racines, Bûcherons fendant des souches, Les chevaux, La voiture (acquis par Signac), Les vaches, Les chèvres, Les vaches qui se flairent, Les scieurs de bûches

Angrand-Les vaches qui se flairent [320x200]On pourrait imaginer que le trait gras du fusain retranscrit la terre riche du Pays de Caux, ses ornières boueuses, ses bovins trempés de pluie et ses paysans courbés sous le dur labeur. Les formes s’évanouissent sur le papier. La lumière est ambiante, intimiste. Elle ne détache aucun élément précisément.

Les critiques de l’époque s’en trouvent désarçonnés, et rares sont les collectionneurs.

Les feuilles présentées aujourd’hui en salle des ventes ne sont pas légion. Il faut encore bien discerner les œuvres signées (et souvent datées), des simples études, tamponnées ou non du timbre d’atelier. De 400 à 1.500€ pour les secondes selon leur degré d’aboutissement, les premières peuvent atteindre 3 à 4.000€.

Voici quelques exemples relevés ces dernières années :

-    800€ La femme au puits (étude) en décembre 2009 Piasa,

-    800€ Femme à la toilette (étude) en juin 2009 Versailles,

-    2.500€ Meule de foin (signé) en juin 2003 Tajan,

-    1.400€ Femme à la citerne (cachet d’atelier) en juin 2003 Piasa.

                                                                                                           Hubert Priaucey

 Prix moyens, "au marteau", hors frais.

Sources : archives perso, ouvrage Lespinasse, Bénézit, Artprice, Auction.fr.

 

Ch. ANGRAND - les vaches qui se flairent - collection privée

 

cliquer sur la vignette pour l'agrandir

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