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Les Amis de l'Ecole de Rouen

Charles FRECHON

23 Avril 2008, 09:18am

Publié par le webmaster

Charles Frechon

Figure marquante de la vie artistique rouennaise à la fin du xixe et au début du xxe siècle, Charles Frechon bénéficie aujourd’hui d’une renommée trop strictement régionale : à la suite d’un curieux retournement, cet artiste dont le public rouennais conservateur raillait les toiles au temps où il exposait dans les sanctuaires parisiens de la peinture moderne est devenu au fil du temps une valeur du terroir, ce qui ne va pas sans inconvénient. La rétrospective organisée aujourd’hui offre l’occasion de prendre la pleine mesure de ce peintre rare et de rappeler sa place dans cette « école de Rouen » qui constitue l’un des fruits les plus inattendus de la grande aventure de l’impressionnisme. 

La lessive

Né en 1856 dans une famille aisée, Frechon entre en 1879 à l’école municipale de peinture et de dessin à Rouen, avant de parfaire sa formation à Paris à l’académie Colarosi. En 1882, il expose pour la première fois au Salon municipal des Beaux-Arts de Rouen et il est, la même année, présent au Salon à Paris avec un fusain. Dès la fin de la décennie, il participe régulièrement aux grandes expositions parisiennes et rouennaises. À Rouen, l’artiste se lie avec Angrand et se rapproche également de Delattre et de Lemaître. Les quatre peintres, ralliés à la conception moderne du plein air, exposent ensemble dans la capitale normande, où les réactions sont longtemps hostiles. Frechon peut cependant se prévaloir d’appuis fidèles. Comme ses camarades, il est soutenu par Albert Legrip qui ouvre en 1904 une salle d’exposition place Saint-Amand où il sera le premier à présenter ses œuvres. Il bénéficie d’autre part du soutien du collectionneur François Depeaux, et de celui de Georges Dubosc qui mène dans les colonnes du Journal de Rouen un difficile combat en faveur de la peinture moderne. Frechon poursuit parallèlement une carrière parisienne : il expose au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts, au Salon de Société des artistes français, aux Indépendants et dans les galeries de Durand-Ruel et de Siegfried Bing qui sont alors les grands défenseurs des tendances nouvelles.

Son répertoire est sensiblement différent de celui de ses camarades rouennais : la Seine, grande inspiratrice des impressionnistes, est presque absente de son œuvre qui tourne en fait autour d’un nombre assez resserré de sujets, ceux qui composent le cadre de sa vie : quelques rares scènes d’intérieur, des vues de jardin, des paysages vus depuis la fenêtre de l’atelier, quelques vues de Rouen et de ses environs et des scènes prises dans la campagne normande. Frechon exécute par ailleurs de grands fusains conçus comme des œuvres autonomes et marqués par l’exemple de Seurat. Ils sont l’occasion d’aborder un autre répertoire : des études de figures ou des intérieurs d’églises.


                                                                                                                                                                                             Automne

Entre la fin des années 1880 et le début de la décennie suivante, l’artiste a été marqué par le pointillisme de Seurat, dont il a donné une interprétation très personnelle, basée sur une chromatisme tendre bien éloigné des effets de chatoiement recherchés par son grand modèle parisien ou par son camarade Angrand. Il s’en détournera par la suite et optera pour une matière où s’entrecroisent de petites touches nerveuses qui, à partir des années 1900, composent une trame plus mouvementée. Le peintre poursuivra sa carrière jusqu’au milieu des années vingt, dans une fidélité jamais démentie au langage impressionniste, à ses thèmes familiers mais avec une conception de la couleur qui constitue peut-être son apport le plus original à l’histoire du paysage de plein air. Comme ses grands prédécesseurs impressionnistes, il juxtapose des tons différents mais pour aboutir à des accords de teintes douces. Avec cette vision particulière, il a exprimé la poésie du monde qui l’environnait : les sous-bois d’automne aux teintes roses ou orangées, les champs vibrants de chaleur à l’époque des moissons ou l’étrange luminosité des jours de neige

 

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LHOMME 23/12/2013 20:50

Bonjour,
Je suis le petit-fils de Francine Conseil ( épouse de Alfred LHOMME ), pastelliste rouennaise, amie de Charles Fréchon....
J' ai un grand fusain représentant l' intérieur de la cathédrale de Rouen qui avait été échangé contre un pastel de ma grand-mère. Quelle peut-être la cote de cette œuvre car j' ai l'idée de le mettre en valeur par un encadrement différent du sous-verre actuel ?
D' avance merci pour votre réponse . Bien cordialement

M.LHOMME 27/12/2013 16:45

Bonjour
Pouvez vous me communiquer vos coordonnées sur l'adresse:
j.c.delahaye@wanadoo.fr
et si possible y joindre la photo du fusain.
Je vous donnerai ainsi la valeur estimée de l'oeuvre.
Bien cordialement
JC DELAHAYE

lejeune 08/02/2011 18:50


onjour. J'ai un ami qui possède un "petit" Fréchon, daté de 1911, où peut-il trouver des renseignements fiables sur la cote de cet artiste ?
Merci.
Sincèrement.
Lejeune.


le webmaster 09/02/2011 11:19



Bonjour


Merci de faire parvenir votre adresse mail ou votre téléphone à l'association afin que nous puissions vous contacter.


Sincèrement


JC DELAHAYE