Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Amis de l'Ecole de Rouen

de l'étude de la cote de Marcel Delaunay

9 Septembre 2009, 15:00pm

Publié par le webmaster

(voir aussi l'article "le mot de la rentrée" dans la catégorie "la chonique de F. Lespinasse")

   En complément de l’article de ce 5 mars, paru sur notre site, de l’excellent François Lespinasse, dont nous regrettons la galerie rue Martainville, penchons-nous sur la cote actuelle de ce peintre attachant qu’est Marcel Delaunay.

   Elève de Charles Frechon, Marcel Delaunay (1876-1959) s’est vite libéré de l’influence de son Maître : que ce soit dans la touche (Marcel Delaunay adopte une technique plus académique que son professeur), ou dans le sujet (natures mortes et paysages). Ses natures mortes sont constituées principalement de bouquets de fleurs, thème que délaissa totalement Charles Frechon. Ses bouquets, dressés dans un vase bien présent sur un entablement, ne manquent jamais de caractère, devenant de plus en plus synthétiques au fil du temps, rappelant, avec leur léger cerne noir, les principes Nabi.

   Quant aux paysages, il peint certes la campagne mais pas celle des grandes étendues de plaine où éclatent les champs de blé, ni les sous bois traversés de chemins qui focalisent, dans les feuilles tombées au sol, l’ensemble de la palette solaire. Sa campagne semble plus sobre, plus rurale, dont ressort le “portrait” de fermes et de bâtisses agricoles marqué par l’absence d’animation humaine.

   Mais, issus de Charles Frechon, on peut vraisemblablement retenir sa passion pour l’art sacré, quand son professeur dessinait la majesté des intérieurs de cathédrales (1), ainsi que son engagement pour la sauvegarde du patrimoine architectural et écologique.
 chemin de campagne, hst de M. Delaunay - coll.part.


    L’historien d’art ne discerne pas, dans la carrière de Marcel Delaunay, de périodes successives définies, mais un impressionnisme permanent, un peu tardif certes.
   Comme nous le précisions, deux thèmes se dégagent : le paysage aratoire (600 à 4.000€, mais pouvant culminer à 12.000€ quand il s’agit de Rouen) et les bouquets de fleurs (300 à 3.000€).

 

 

 

                                                                                                    Hubert Priaucey

Commenter cet article