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Les Amis de l'Ecole de Rouen

DE L’ ETUDE DE LA COTE des ŒUVRES sur PAPIER de CHARLES ANGRAND

7 Janvier 2011, 21:09pm

Publié par le webmaster

Note du Webmestre

Dans ce 3ème article consacré aux oeuvres en papier de Charles ANGRAND, Hubert PRIAUCEY nous invite à nous intéresser aux fusains. Nous vous en souhaitons bonne lecture.

 

3 - LES FUSAINS 

Après l’étude sur les Maternités, période la plus exceptionnelle de son œuvre graphique, puis les Pastels, tournons-nous vers les fusains de Charles Angrand (1854-1926).

Après le décès en 1891 de son ami Georges Seurat, Charles Angrand a abandonné la couleur. Se retranchant dans sa région natale à Saint-Laurent en Caux, il dérive vers un art plus intérieur, fait de dessins au crayon Conté et au fusain. Charles Angrand se concentre alors vers la ligne et le clair-obscur. Les dégradés de noirs et de gris enveloppent une lumière intimiste. Concomitamment à une courte reprise de la peinture à l’huile entre 1905 et 1908, il travaille le fusain de 1905 à 1912.

Tournant le dos à l’art parisien et sa sophistication, il choisit des sujets presque exclusivement aratoires et champêtres comme en témoignent les titres donnés à ses compositions déposées lors des différentes manifestations auxquelles il participe : Paysan sciant du bois, Paysan sciant des racines, Bûcherons fendant des souches, Les chevaux, La voiture (acquis par Signac), Les vaches, Les chèvres, Les vaches qui se flairent, Les scieurs de bûches

Angrand-Les vaches qui se flairent [320x200]On pourrait imaginer que le trait gras du fusain retranscrit la terre riche du Pays de Caux, ses ornières boueuses, ses bovins trempés de pluie et ses paysans courbés sous le dur labeur. Les formes s’évanouissent sur le papier. La lumière est ambiante, intimiste. Elle ne détache aucun élément précisément.

Les critiques de l’époque s’en trouvent désarçonnés, et rares sont les collectionneurs.

Les feuilles présentées aujourd’hui en salle des ventes ne sont pas légion. Il faut encore bien discerner les œuvres signées (et souvent datées), des simples études, tamponnées ou non du timbre d’atelier. De 400 à 1.500€ pour les secondes selon leur degré d’aboutissement, les premières peuvent atteindre 3 à 4.000€.

Voici quelques exemples relevés ces dernières années :

-    800€ La femme au puits (étude) en décembre 2009 Piasa,

-    800€ Femme à la toilette (étude) en juin 2009 Versailles,

-    2.500€ Meule de foin (signé) en juin 2003 Tajan,

-    1.400€ Femme à la citerne (cachet d’atelier) en juin 2003 Piasa.

                                                                                                           Hubert Priaucey

 Prix moyens, "au marteau", hors frais.

Sources : archives perso, ouvrage Lespinasse, Bénézit, Artprice, Auction.fr.

 

Ch. ANGRAND - les vaches qui se flairent - collection privée

 

cliquer sur la vignette pour l'agrandir

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