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Les Amis de l'Ecole de Rouen

exposition Michel FRECHON à BERNAY

21 Juin 2012, 15:02pm

Publié par le webmaster

à retenir absolument !Tn 000534


affiche-expo.M.FRECHON-Bernay-0612 (Copier)Exposition Michel FRECHON  

au Musée des Beaux-Arts de BERNAY

place Guillaume de Volpiano

du mardi au dimanche de 11h à 18h

du 23 juin au 16 septembre

 

Noter aussi que, Dimanche 1er juillet, une visite gratuite est organisée

avec François LESPINASSE, co-commissaire de l'exposition

(tel. 02 32 46 63 23)

 

clique sur l'image pour l'agrandir

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interview de Delphine CAMPAGNOLLE par Pierre BUYCHAUT

21 Juin 2012, 15:00pm

Publié par le webmaster

D-Campagnolle--Copier-.JPG1994, Del

Avant que ne débute la rétrospective "MICHEL FRECHON" au Musée des Beaux Arts de Bernay, nous rencontrons Delphine CAMPAGNOLLE qui fut l'instigatrice de ce projet. En effet, elle a rejoint, depuis le début de cette année 2012, les rangs du Musée National de l’Éducation à Rouen, mais suit, par passion aujourd'hui encore, la bonne réalisation de son ancien projet.

Diplômée de l’École du Louvre Delphine CAMPAGNOLLE enchaîne sur deux ans de Master à l'Université de Paris VIII-St Denis, de Maîtrise Scientifique et Technique de Médiation Culturelle.

Or, un stage de dernière année de Master la conduit au Musée de Bernay, alors dirigé par Madame AUBE. Et Bernay lui convient tout à fait, puisque c'est sa région de naissance !

La chance lui sourit de nouveau deux ans plus tard, car le musée doit se doter d’un service des Publics et sa spécialisation en médiation culturelle l’aide à créer cette politique culturelle;

En 2006, Delphine CAMPAGNOLLE passe le concours d’attachée de conservation du patrimoine et est promue Directrice du Musée des Beaux Arts de Bernay.

Pierre BUYCHAUT : à votre arrivée au Musée de Bernay, que représentait, pour vous,  l'Ecole de Rouen ?

Delphine CAMPAGNOLLE : pour être franche, à l’École du Louvre, on nous avait parlé d'Albert LEBOURG, et c'est tout... Peut-être comme représentant paysagiste d'une École Régionale. En fait, à mon arrivée, je n'avais absolument pas conscience de l'importance de cette "École de Rouen". Et puis, il y a eu la Rétrospective Charles FRECHON au Musée des Beaux-arts de Rouen en 2008. Une révélation !

Mais j'avais en mémoire la rétrospective Magdeleine HUE qui avait été montée à l'Abbatiale de Bernay attenante au Musée (du 14 juillet au 31 août 2004 NDLR). Ce n'était pas nous, le Musée, qui l'avions réalisée, mais M. Benoît Lecoq, alors Attaché culturel à la ville de Bernay. .

Car, vous le savez, Magdeleine HUE est née à Bernay (Magdeleine HUE, 1882-1944, marraine des enfants de Robert-Antoine PINCHON, est la seule Femme de 'l’École de Rouen' NDLR). Oh, je suis un peu embarrassée pour vous l'avouer, mais à l'époque, j'avais écouté les réflexions de ma directrice qui la considérait comme.... comme "un petit peintre" !

PB : et votre sentiment aujourd'hui ?

DC : sincèrement, c'est un Peintre ! Une femme ! Une vraie singularité ! Mais rattachée à une communauté d'artistes. Elle n'est pas la servile copie de PINCHON. C'est une coloriste à la palette flamboyante ! Et son parcours de femme libre n’est pas si courant pour l’époque !

PB : elle fait partie de vos peintres préférés ?

DC : moi, c'est plutôt PINCHON ! Et pour la 1ère génération : Charles FRECHON !

Et puis Charles ANGRAND ! Il n'a pas choisi la facilité. Regardez ses pastels ; ils ne sont pas toujours beaux, dans le sens où ils ne plaisent pas toujours au grand public ! Il n'a pas choisi la facilité commerciale. Enfin, c'est la vision romantique que j'en ai...

Ce n'est pas banal d'être Artiste ! Les Peintres de "l’École de Rouen" méritent leur place dans les encyclopédies d’Histoire de l'Art.

PB : vous parliez de Pinchon ?au Musée de Rouen (MONET, PISSARRO, GAUGUIN à Rouen, "une ville pour l'impressionnisme

DC : le Festival Normandie Impressionniste "(été 2010 NDLR) a été une découverte pour beaucoup de visiteurs de ce jeune prodige. Je trouve que l'on sent une humanité dans son œuvre. Une vraie harmonie se dégage de ses scènes de campagne. Le tout avec une palette réinventée, et malgré tout, sereine, " à la Matisse " du  "Luxe, Calme et Volupté "  (musée d'Orsay) (PINCHON accroche 3 toiles au même Salon d'Automne de 1905, la fameuse "Cage aux Fauves" -  NDLR). Le Portrait de sa Mère que nous avons exposé à Jardins Enchanteurs (dans le cadre de Normandie Impressionniste, été 2010, Musée de Bernay - NDLR) est monumental dans sa simplicité !

PB : d'ailleurs, comment est née la collaboration avec notre Association des Amis de l’École de Rouen ?

DC : eh bien, un jour, ce devait être fin 2008, un membre de votre Bureau a pris rendez-vous. Et il est arrivé, c'était cocasse, une valise remplie de livres et documentations de votre Association (Delphine CAMPAGNOLLE est, depuis, adhérente de l'Asso, NDLR).

Ernest Quost fleurs du matin (Copier) Nous avons longuement envisagé ce que pourrait être une collaboration entre le Musée de Bernay et l'AER. D'autant plus, il faut le dire, que le Musée est relativement pauvre en œuvres impressionnistes, à part le prodigieux QUOST de 1885, notre fleuron.

 ci-contre  "fleurs du matin" d'Ernest QUOST

Alors, je me suis dit pourquoi pas ? Ce pouvait être une opération gagnant-gagnant ! Une expo en associant une œuvre du Musée.

PB : et ce fut Michel FRECHON...

DC : oh ! Avant ça, il y a eu Quand l'enfant paraît (du 27 janvier au 31 mai 2010, NDLR), avec une demi douzaine de prêts dont Angrand et Pinchon ; puis la grande expo Jardins Enchanteurs (du 12 juin au 3 octobre 2010) qui a vu 6.000 visiteurs en 1 été, soit plus de 60 % de notre fréquentation annuelle !

PB : et ce fut Michel FRECHON...

DC : oui, à l'époque, fin 2008, on sortait de la rétrospective de son père Charles au Musée de Rouen. Et faire un enchaînement sur son fils Michel, je trouvais cela très instructif et aussi inédit...

En fait, je découvrais totalement cet artiste. Ce qui m'a séduit, c'est le dessinateur hors-pair. Et pourtant, nous possédons des dessins du XXème dans les collections du Musée avec l’importante donation De Maistre (1891-1953). Et Michel FRECHON est l'exemple même du fait que ce n'est pas parce qu'on n'est pas de l'avant-garde artistique, qu'on n'est pas intéressant ! Michel FRECHON joue sa propre musique particulière !

Je pense à ses portraits de femmes, tout en sérénité, charme...

PB : oui, ceux à la touche croisée...

DC : non, plutôt ses Langueurs, par exemple, où il invente un univers. Dans les portraits de sa famille, faits de touches croisées avec une technique brillante, je vous l'accorde, je trouve qu'il ne s'est pas encore affranchi de son père. Ce n'est pas ce que je préfère.

Je suis également très sensible à ses vues de Rouen, qui s'inscrivent dans la tradition... Dans la tradition d'Eugène ATGET (photographe 1857-1927 NDLR) par exemple, qui nous a montré des cours intérieures, des ruelles pavées du Paris de la fin du XIXème. Michel FRECHON, lui, nous montre un Rouen non idéalisé mais très présent.

PB : pas le Rouen de la reconstruction après la libération de 1945 ?

DC : ah si !! C'est vraisemblablement le Michel Frechon que je préfère ! Sa ville en reconstruction ! Il rejoint, à mon avis, la modernité des Gare St Lazare de Claude MONET ! Et puis, il adopte des cadrages tellement originaux. Il est un artiste à part entière, il s’intéresse à ce que nous n’avions pas regardé, il nous montre ce que nos yeux n’avaient pas vu.

Quant à ses Intérieurs de Cathédrale, ils viennent du legs paternel, certes. Mais il installe par ces noirs et ces blancs, un mystère, comme dans certains portraits de femme, d’ailleurs, où le temps semble suspendu..

Je le trouve moins à son aise dans ses paysages à l'huile qui, selon moi, sont moins riches.

PB : vous avez quitté le Musée de Bernay au début de cette année. Quel est votre quotidien ?

DC : je suis, depuis le 1er janvier, en poste au Musée National de l’Éducation de Rouen. Je me suis éloigné du domaine des Beaux-arts. C'est, pour moi, un vrai challenge intellectuel. Et je tente de faire profiter, à mon nouveau milieu, de mon regard extérieur qui est plus tourné vers le grand public. Car il faut que nous fassions connaître ce Musée ! Nous devons, je pense également, introduire plus de Beaux-arts dans ce musée qui est des cinq musées nationaux scientifiques. Car le thème de l’Éducation avec un grand E nous parle de l’histoire des hommes, de cet enjeu de civilisation. C’est un musée où l’art et l’histoire se répondent... L’enfance est donc à envisager très largement. Nous nous intéressons à l’histoire scolaire, mais aussi aux scènes d’éducation familiale...

Ces moments de complicité entre mère et enfants, par exemple chez Charles ANGRAND où la présence des enfants chez Charles FRECHON, me laissent penser que, peut-être, l’association des Amis de l’École de Rouen sera de nouveau un partenaire d’un musée, qui sait !

J'appréhende avec modestie ce nouveau poste, ce tournant professionnel, car, rendez-vous compte, le Musée de l’Éducation de Rouen renferme plus de 950.000 objets, ce qui constitue la plus importante collection européenne dans le domaine. Et, en plus, tout est à l'inventaire ! Aussi bien la toile d'un Maître hollandais du XVIIème, comme le cahier d'écolier de 1950 avec son lot de mauvaises notes ! D'ailleurs, nous sommes friands de ces « 'mauvais » carnets scolaires anciens. Alors, n'ayez pas honte, ramenez les nous, nous vous féliciterons !

PB : des projets ?

DC : en 2014, je serai co-commissaire d'expo ayant pour thème : L'enfant et la 1ère guerre mondiale.

 

propos reueillis par Pierre BUYCHAUT

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une Oeuvre, une Histoire par Brice Aurpeuthy et Jacba (6) - annonce

22 Mai 2012, 06:00am

Publié par le webmaster

chroniqueur7Ce mois-ci, vous trouverez un nouvel article de Brice Aurpeuthy et Jacba qui présentent une oeuvre de Charles ANGRAND," le gardeur de dindons" de 1881.

pour ne savoir plus cliquer ici

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une Oeuvre, une Histoire par Brice Aurpeuthy et Jacba (6)

21 Mai 2012, 21:00pm

Publié par le webmaster

CA-lesgardiensdemoutons-1881 [640x480]

cliquer gauche pour agrandir

 

QUI : Charles ANGRAND (1854-1926)

 

QUAND : 1881

 

QU’ EST-CE : Le gardeur de dindons (huile sur toile, coll. part.)

 

COMMENT : Ce sujet rupestre reste classique, déjà étudié par maintes générations de peintres. Et il est évident que l’intérêt de l’œuvre réside uniquement dans sa composition.

En effet, Charles Angrand montre une grande modernité : composition frontale, sans point de fuite. Gauguin, quelques années plus tard, en initiera son groupe à Pont-Aven.

La source en est la découverte des estampes japonaises, qui sont construites sans modelé, sans perspective atmosphérique chère aux artistes européens. Qu’un rendu plaisant et décoratif, car il faut rappeler que les estampes ne servaient à l’origine, que de papier d’emballage ! Or, les peintres impressionnistes, Claude Monet le premier dans sa maison de Giverny, furent séduits et collectionnèrent ces estampes, dont la galerie Siegfried Bing à Paris s’en fit la spécialité.

Ici, prime un fond jaune bouton d’or, façon icône mettant en valeur un sujet bucolique sans prétention, égrainé de touches vert prairie. Et construit, maçonné pourrait-on dire, en touches horizontales à la brosse. La même largeur de brosse habille les dindons d’un gris nuancé de bleu. De plus, les volatiles se retrouvent rejetés dans le coin supérieur du tableau, comme l’aurait fait un photographe.

Le spectateur semble épier le jeune garçon dans son activité de « gardeur ». Il est de dos, une branchette à la main. Même si il en est le titre, il n’est pas le sujet, ni même les gallinacés : la composition surpasse le sujet !

Ainsi en a voulu Charles Angrand.

Brice Aurpeuthy

 

l'environnement du peintre en 1881

220px-Jules Ferry by Georges Lafosse

Politique française

L’évènement politique majeur de cette année 1881 est indubitablement la loi votée le 16 juin par les Chambres à l’initiative de Jules Ferry, Ministre de l’Instruction Publique, instituant dans son article premier, « qu’il ne sera plus perçu de rétribution scolaire dans les écoles primaires publiques ». Mais, c’est en 1882 que « l’instruction primaire est rendue obligatoire pour les enfants âgés de 6 ans à 13 ans révolus »…

L’article 2 de la Loi de mars 1882 stipule que « les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants, l’instruction religieuse en dehors des édifices scolaires ».

Dans son article 6, la Loi « institue un certificat d’études primaires ».

Medecine

Louis Pasteur explique dans une communication le principe d’action de la vaccination, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies. Sa première vaccination fut celle d’un troupeau de moutons contre le charbon le 5 mai 1881. Mais, ce n’est qu’en 1885 qu’un enfant fut traité contre la rage par vaccin après exposition au risque.

vaccination-1 [320x200]

Si vous souhaitez transformer quelqu’un de paisible en un démon hurlant,

saisissez-le amicalement, mais fermement, par son bras récemment vacciné !

Peinture

Pissarro24 [320x200]Si l’année 181 voit le mouvement impressionnisme s’épanouir avec des œuvres comme

« le déjeuner des canotiers » ou « sur la 

Puvis-pauvre pecheur [320x200]

terrasse » de Pierre-Auguste Renoir, « le chasseur de Lions » d’Edouard Manet, ou « Susan consolant un bébé » de Mary Cassatt, ou bien encore «  jeune paysanne prenant son café » de Camille Pissarro, on assiste en revanche au développement d’une génération anti-impressionniste avec Pierre Puvis de Chavannes (« le pauvre pêcheur »), Odilon Redon (« yeux clos ») ou Gustave Moreau très inspiré de mythologies raffinées.

Redon-yeux clos (320x200)

 Ce nouvel art pictural, né en 1870, s’ingénie à traiter par des représentations symboliques le caché, l’ailleurs, l’invisible, à travers la nature, le rêve et la méditation sans oublier la femme éternelle.

Au lieu de regarder la réalité par les sens, on l’explore par l’esprit.

JACBA

C. Pissarro - jeune paysanne prenant son café - HST 64x54 - 1881 - Art Institute Chicago

P. Puvis de Chavannes - le pauvre pécheur - HST 155x192 1881 - Musée d'Orsay

Odilon Redon - les yeux clos - HST 44x36 -1890 - Musée d'Orsay

 

 

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une Oeuvre, une Histoire, par Brice Aurpeuthy et Jacba (5) - annonce

14 Avril 2012, 15:30pm

Publié par le webmaster

chroniqueur7Ce mois-ci, Brice Aurpeuthy et Jacba vous présente une oeuvre d'Albert LEBOURG (1849-1928), réalisée en 1876.

pour en savoir plus, cliquer ici

le Webmestre

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une Oeuvre, une Histoire, par Brice Aurpeuthy et Jacba (5)

14 Avril 2012, 08:53am

Publié par le webmaster

LEBOURG Café maure dans le jardin d'Essai (Copier) (3)  cliquer gauche sur l'image pour l'agrandir 

 

QUI :   Albert LEBOURG (1849-1928)

 

QUAND :   1876

 

QU’ EST-CE :   le café du jardin d’Essai (huile sur toile, coll. part.)

 

COMMENT : A 23 ans, abandonnant ses proches pour un territoire inconnu, Albert Lebourg débarque à Alger en octobre 1872. Un professorat de dessin l’attend. Il ne revient définitivement en France qu’en 1877. Un seul retour en 1873 à Rouen pour se marier.

Notre peintre manque donc la 1ère exposition impressionniste qui se tient à Paris en 1874, dans les salons Nadar, et que tout le Paris des critiques raille à foison.

En a-t-il connaissance ? Suit-il les nouvelles artistiques parisiennes ? Vraisemblablement tout de même car, rappelons-nous, il expose au printemps 1872 au salon de Rouen, où sont présents… Monet, Pissarro et Sisley ! Ce que nous savons avec certitude est que son ami, le peintre Seignemartin, du voyage à Alger également, l’incite à éclaircir sa palette.

Mais quid des nouvelles artistiques parisiennes que peuvent relayer les journaux algériens ?

Quid des relations épistolaires d’amis de l’Ecole des Beaux-Arts de Rouen (qui ne se nomme pas encore de la sorte, d’ailleurs) ?

A ce jour, nous n’en savons rien. Mais quelle composition en phase avec l’avant-garde parisienne !

Un impressionnisme total, sans anecdote ni fioriture : des coups de brosse bien distincts et détachés, de la lumière éclatante, écrasante et des ombres colorées, une palette relativement restreinte enflammée par juste quelques touches de rouge carmin, une trouée de respiration avec ses deux touches bleu-acier dans les différents verts des frondaisons.

De la vigueur, du rythme, de L’IMPRESSION !

 

                                                                                      Brice Aurpeuthy

 

  l'environnement du peintre : 1876

 

L’environnement politique français en 1876

Depuis 1868, Bismarck, ministre de son roi, Guillaume 1er, avait pour objectif de soumettre à la Prusse tous les Etats Allemands en les poussant à s’unifier autour d’une cause commune. Falsifiant une dépêche de son souverain qui est « aux bains » à Ems, en lui donnant un sens outrageant pour la France, Bismarck fait savoir que Guillaume 1er a refusé de recevoir l’ambassadeur de Napoléon III. Ce dernier, se sentant humilié, déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 et, ce faisant, à toute l’Allemagne.

Napoléon III et son armée, particulièrement désorganisée, sont vaincus à Sedan et proclamEmpireAll (Copier)l’Empereur est fait prisonnier. La Capitale est bombardée. Gambetta forme à Paris un nouveau gouvernement et proclame la République.

Après des combats sanglants qui firent 130 000 morts de part et d’autre, les armées françaises capitulent enfin à Metz et la France demande la paix qui est signée le 28janvier 1871. Bismarck  et Guillaume Ier, qui devient Empereur d’Allemagne, annexent l'Alsace et de la Moselle qui resteront allemandes pendant 47 ans !

1875 : la République est définitivement établie en France. Adolphe Thiers en devient le Président.

La Constitution est rédigée et les premières chambres (Députés et Sénat) se réunissent pour la première fois en 1876.

les peintres

En 1876, se tient la deuxième exposition des peintres impressionnistes chez moulinGalette(dét)Durand-Ruel, rue Pelletier, où, déjà, on voit s’affronter les deux tendances de l’impressionnisme, 

l'absinthe-Degasd’un côté,« le plein air » avecMonet, Renoir, Sisley, jouant sur les reflets dans l’eau et la vie mobile mais aussi Pissarro et Cézanne, peintres de paysages plus rustiques, de l’autre, « la vie moderne » et « la figure humaine » avec Degas et Caillebotte.

Renoir y présente son premier chef d’œuvre « le bal du moulin de la Galette », Sisley, « l’inondation à Port-Marly », Pissarro, « la moisson », Degas, « la classe de danse » et « l’absinthe », Caillebotte, « les raboteurs de parquet ».port marly flood (Copier)

Les évènements dans le monde

Graham Bell dépose en 1876 son brevet du Téléphone et réalise la première communication téléphonique avec son assistant, Watson (qui est dans la pièce à côté !) : « M. Watson, come here, I want you ».

torcheStatueLibertéA Philadelphie, se tient la première exposition universelle des Etats-Unis où est présentée au public la torche (inachevée) de la Statue de la Liberté qui brûle peut-être déjà avec du pétrole …de sureté !

                               JACBA428px-Jules Chéret-Saxoléine (Copier)

 

 

Pierre-Auguste RENOIR  - le bal du Moulin de la Galette

Edgar DEGAS - l'absinthe

Alfred SISLEY - l'inindation à Port-Marly

 

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ASSEMBLEE GENERALE des A.E.R.

31 Mars 2012, 09:45am

Publié par le webmaster

Vendredi 13 Avril 2012 à 18H30

Assemblée générale des Amis de l’Ecole de Rouen

salle des fêtes Claude Lambert

rue aux Saulniers à Saint Pierre les Elbeuf


Cette année, le dîner-débat animé par François LESPINASSE sera consacré à la vie et à l’œuvre de Joseph DELATTRE décédé il y a cent ans et qui a tenu un rôle essentiel en participant notamment à la formation de nombreux artistes composant la deuxième génération des peintres qui nous sont chers.

Je vous encourage fortement à participer à ce moment privilégié qui allie le  plaisir culturel à celui d’un repas convivial. N’hésitez pas à encourager vos amis à nous rejoindre à cette occasion !

Veuillez croire, chers Amis Membres, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

                                                     Jean-Claude DELAHAYE , Président de l'A.E.R.JCD120909--320x200-.jpg

 

 

Prix du repas : 25€

Merci de retourner sans attendre le coupon-réponse de votre participation

accompagné de votre règlement.

 

 

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        DINER DEBAT  Assemblée Générale des Amis de l'Ecole de Rouen 

COUPON REPONSE

 

           __________________________________________________ assistera     OUI  /  NON

                                                                                                                                                               entourez votre choix


          nombre de personnes (joindre votre règlement de 25 € /personne à l'ordre des A.E.R.

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interview de Diederik BAKHUYS par Pierre BUYCHAUT

26 Février 2012, 12:46pm

Publié par le webmaster

chroniqueur7Fin novembre 2011, Pierre BUYCHAUT a rencontré Diederik BAKHUYS, chargé du cabinet d'arts graphiques du Musée des beaux-arts de ROUEN. Il nous livre les propos qu'il a recueillis à cette occasion.

 

pour en savoir davantage, cliquer ici

 

note du Webmestre - la lecture de cet interview sera plus confortable si vous allez sur la barre des menus de votre navigateur et sélectionnez  "agrandir" ( zoom+)

 

 

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interview de Diederik BAKHUYS par Pierre BUYCHAUT

26 Février 2012, 09:00am

Publié par le webmaster

Diederik BakhuysNous avons rencontré pour vous, le vendredi 25 novembre 2011, dans son antre du Cabinet des dessins, Diederik BAKHUÿS, absorbé par de nombreux projets pour les années 2012-2013 : plusieurs expositions organisées pour octobre 2012, Nicolas Colombel pour novembre, une grande exposition de dessins français du XVIIIe pour 2013-2014, alors que se profile pour le printemps et l’été 2013 la prochaine édition de Normandie impressionniste.

Formé en histoire de l’art à l’Université de Paris-I, Diederik bakhuÿs est recruté en 1997 par Claude Pétry, alors directrice des musées de Rouen. Choisi en raison de sa spécialité « dessins », il est chargé du cabinet d’arts graphiques du musée. Rappelons que ce dernier abrite quelques 10.000 pièces et compte parmi les plus prestigieux de France.

Pierre BUYCHAUT : vous êtes arrivé juste un an après l’exposition L’École de Rouen, de l’impressionnisme à Marcel Duchamp...

Diederik Bakhuÿs : Oui, et c’est en feuilletant le catalogue que j’ai découvert l’École de Rouen dont, je dois l’avouer, je ne connaissais même pas l’existence avant d’arriver… Et puis après par les salles Depeaux, qui n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. J’ai été surpris, intrigué, mais je n’ai pas approfondi la question avant des années. J’étais alors accoutumé à travailler sur le dessin ancien, moins attiré sans doute que je ne le suis aujourd’hui par l’art de cette période.Eg.StVincent-Frechon (Copier)

J’avais été frappé, pourtant, par un dessin de Charles Frechon représentant l’intérieur de l’Église St Vincent, une grande feuille offerte au musée en 2000 par Mlle Mouchelet.

PB : cette feuille était, d’ailleurs, de nouveau présente à sa rétrospective de 2008.

DB Oui, et ma vraie plongée dans l’École de Rouen date, en fait, de cette rétrospective Charles Frechon, qui a été une très belle expérience et l’occasion pour moi d’une vraie découverte. J’aime tout particulièrement les toiles des années 1890-1895, avec leurs jardins et leurs vergers saturés d’éclats de lumière, leur côté très dense, très « rempli ». Mais même la fin de sa carrière, qui a moins bonne réputation, réserve parfois de belles surprises avec des toiles empreintes d’une grande poésie. L’exposition m’a révélé par ailleurs un dessinateur vraiment extraordinaire, qui explore des domaines entièrement différents de ceux du peintre, ce que je trouve toujours particulièrement intéressant. Je peux vous avouer que je suis beaucoup plus sensible à un dessin en touches croisées de Charles Frechon qu’à une aquarelle de Paul Signac, par exemple. Charles Angrand aussi me semble bien supérieur à ce dernier comme dessinateur, notamment dans ses Maternités qui sont des merveilles.

PB : cette rétro fut le résultat de la collaboration de notre Association avec votre musée… 

DB : C’était le cas typique d’un sujet dont les amateurs s’étaient emparés avant que les musées ne s’y intéressent. Votre association a tout d’abord joué un rôle fort utile d’aiguillon. Elle a été une force d’impulsion. Elle nous a ensuite énormément aidés en nous donnant accès à des collections privées. Nous avons eu la chance aussi de bénéficier de l’immense savoir accumulé par François Lespinasse. Que saurions-nous du sujet, s’il n’avait pas collecté une masse d’informations dispersées, s’il n’avait pas retracé la succession des expositions anciennes, pisté les œuvres, visité les collections ? Presque rien… Vous ne vous en rendez pas compte, mais pouvoir accéder d’un coup à un milieu de collectionneurs passionnés et extrêmement bien informés sur le sujet est loin d’être courant lorsque l’on se lance dans un projet d’exposition. C’était d’autant plus nécessaire que beaucoup de Frechon majeurs sont encore conservés en mains privées.

PB : et pour Normandie Impressionniste 2010 ?

DB : La relation nouée à l’occasion de cette rétrospective a trouvé un prolongement formidable au moment de la grande exposition impressionniste de l’été 2010. L’une des missions d’un musée comme le nôtre est de faire alterner des expositions « grand public », avec des signatures prestigieuses, et d’autres moins faciles, voire tout à fait en dehors de « l’air du temps », comme Mère Geneviève Gallois (1888-1962). Le Génie et le voile en 2004, dont j’ai adoré m’occuper. La rétrospective Frechon était bien sûr moins risquée, mais Laurent Salomé et moi-même tenions à traiter le sujet de façon ambitieuse. L’artiste ne doit pas être vu uniquement comme un « peintre local » puisque son parcours rejoint à certains moments la grande histoire des avant-gardes. Il a pratiqué une forme de néo-impressionnisme très tôt, avant même d’inventer sa propre vision de l’impressionnisme. Le fait d’avoir été « néo » avant même d’être vraiment impressionniste est une particularité étonnante. Jamais la « grande » histoire de l’art n’avait effleuré ces questions… L’exposition Une Ville pour l’impressionnisme en 2010 a permis d’insister là-dessus, en rappelant plus généralement que les « mousquetaires » de l’École de Rouen ne proposaient pas une interprétation a posteriori des recherches de l’avant-garde parisienne, mais travaillaient précisément au même moment. Le parcours même de l’exposition, vous vous en souvenez, rendait sensible ce constat.

PB : Pierre Dumont ? 

DB : ah, je vous vois venir (rire) ! Oui, le musée a acquis l’été dernier une très étonnante gouache pointilliste de cet artiste : une grande feuille qui représente l’abbatiale Saint-Ouen, formée d’une multitude de petites taches appliquées à la pointe du pinceau. Par bonheur l’œuvre est signée ! P Dumont (Copier)

Car, par la minutie de la technique et la douceur des dégradés, elle diffère entièrement de ce que l’on connaît du peintre. Sans doute faut-il la placer très tôt, au début du XXe siècle, alors que le jeune artiste cherche sa voie en revenant sur les expériences du néo-impressionnisme. 

Abbatiale de St-Ouen - P. DUMONT -  mbar

Entre Angrand et Frechon, il y a eu une vraie tradition d’expérimentations graphiques dans le milieu rouennais. C’est intéressant et tout à fait inattendu de voir qu’elle s’est prolongée chez un artiste comme Dumont .                                                                      

PB : y a-t-il un peintre de l’Ecole de Rouen qui vous tienne plus particulièrement à cœur ?

DB : en fait deux, et même trois, avec Charles Frechon depuis sa rétrospective. Charles Angrand arrive en tête ! Il y a l’œuvre, restreint mais passionnant, et il y a le personnage, si sensible, si honnête, si attachant dans sa fragilité ! C’est un être intelligent, qui porte sur le travail de ses contemporains des jugements d’une finesse merveilleuse. Il faut absolument lire son extraordinaire correspondance publiée par François Lespinasse.

Et puis le Robert-Antoine Pinchon des débuts ! Celui d’avant 1914, comme on l’a vu dans l’exposition impressionniste de l’été 2010 ! Mais c’est un artiste dont l’image peut souffrir du principe de la rétrospective, qui embrasse l’ensemble d’une carrière. C’est ce qui rend problématique, sans doute, l’idée d’une grande exposition au musée. Il n’est pas simple d’expliquer au public que l’on préfère écarter les œuvres tardives. Je trouve moins palpitant en revanche, je dois l’avouer, l’œuvre d’Albert Lebourg, pourtant bien représenté au musée.

PB : d’où vient, d’après vous, que cette « École » manque de reconnaissance aujourd’hui ?

DB : vaste question… Il y a d’abord des raisons historiques. Les figures marquantes que l’on range sous cette bannière n’ont pas eu des parcours faciles. Ils ont eu des difficultés (c’est même un euphémisme) à s’imposer auprès des collectionneurs parisiens. Et le milieu rouennais a beaucoup tardé à leur faire une place, en dépit du soutien de François Depeaux ou de Georges Dubosc. Je pense d’ailleurs que l’histoire aurait été différente si Depeaux avait soutenu Angrand ou même le Frechon néo-impressionniste, plutôt que de favoriser Delattre ou Lebourg. Ce collectionneur n’a jamais vraiment adhéré à l’expérience pointilliste. Curieusement, le plus bel ensemble de Frechon conservé dans un musée n’est pas accroché dans nos salles Depeaux : il est à Louviers ! Et l’on arrive à ce résultat bizarre : Frechon, qui exposait chez Durand-Ruel à Paris à une époque où il ne vendait rien à Rouen, est aujourd’hui presque inconnu en dehors de la région… alors qu’il nous manque au musée un ou deux tableaux vraiment marquants pour lui rendre tout à fait justice. Une rétrospective permet de faire avancer les choses, mais pas autant que l’on aimerait : il y a une telle pléthore d’évènements à Paris que l’on peine à convaincre le public parisien, les critiques, le milieu des collègues de la capitale, à venir voir une exposition consacrée à un personnage dont ils ignorent tout.

Il y a selon moi une autre difficulté dont je parlerai très franchement. La dénomination « École de Rouen » est sans doute commode mais elle pose aussi des problèmes… En voulant rattacher plusieurs générations de paysagistes rouennais au train de l’impressionnisme, on en a desservi certains. Il me semble qu’une association comme la vôtre doit débattre de la question.

PB : expliquez-vous…

DB : eh bien, l’École de Rouen correspond-elle à un mouvement, à un milieu homogène ? Personne ne peut le prétendre. Angrand a été un acteur central du mouvement néo-impressionniste. Ce n’est pas un peintre local, même s’il a vécu et travaillé à Rouen.

N’est-il pas abusif, par ailleurs, de ranger sous la même bannière des artistes de la génération de Lemaître ou de Frechon – ces « mousquetaires » qui, à certains moments, ont été « synchrones » avec ce qui se faisait à Paris – et des épigones de la 2e ou 3e génération ? C’est pour l’histoire de l’art un milieu bien trop disparate !

On trouve d’ailleurs parmi ses représentants tardifs de cette curieuse « École » des figures sensibles et attachantes. Elles ont tenu une place sur la scène locale et cela mérite tout notre respect. Mais elles étaient déconnectées des avant-gardes de leur époque, ou bien y réagissaient d’une façon superficielle. Cela fausse le regard porté sur les créateurs les plus marquants, qui souffrent fatalement d’être mis dans le même sac que des artistes de troisième ordre. On peut parfaitement éprouver de la sympathie pour des peintres qui suivent leur voie sans se préoccuper d’être à la pointe de l’avant-garde. Cela m’arrive tous les jours. Mais rend-on vraiment service à Narcisse Guilbert ou à Narcisse Hénocque, par exemple (2e génération NLR), en les présentant comme les héritiers des « mousquetaires » ?

Ceci étant dit, j’admets volontiers que ce concept, tout bancal qu’il soit selon moi, a permis de créer un intérêt autour du milieu rouennais et c’était plus que nécessaire. Il a servi de fil conducteur aux travaux de François Lespinasse et ce qu’on doit à ses recherches est proprement sidérant. J’en parlais à propos de Frechon, mais cela vaut pour bien d’autres. Sans lui, combien de peintres qui sont aujourd’hui parfaitement documentés seraient tout simplement des inconnus… Et tant mieux également si des artistes ignorés en dehors de la région parviennent aujourd’hui, grâce notamment aux efforts de votre association, à toucher parfois un public plus lointain.

PB : et Normandie impressionniste 2013 ?

DB : comme vous le savez, l’exposition de Rouen portera sur la question des reflets dans l’eau, qui est consubstantielle de l’histoire de l’impressionnisme. Nous ne traiterons pas de la question du reflet dans le miroir, qui est un magnifique sujet en soi, mais qui obéit à d’autres problématiques. Nous remonterons aux sources de la question en revenant sur l’œuvre de précurseurs comme Turner, Corot ou Daubigny. Les Nymphéas de Monet occuperont dans l’exposition une place comparable à celle que tenaient les Cathédrales en 2010.

Le propos ne sera pas topographique, mais Sylvain Amic (successeur de Laurent Salomé à la tête des musées de Rouen depuis octobre 2011 - NDLR) insiste à juste titre pour que le motif de la Seine soit fortement présent. Vous savez la place extraordinaire que le fleuve a tenue dans la peinture impressionniste.

PB : y verra-t-on des représentants de l’Ecole de Rouen ?

DB : Il y a sans doute moins de raisons objectives qu’en 2010 d’inclure un très grand nombre d’œuvres de l’École de Rouen : la ville était alors au cœur du sujet. Mais elles seront assurément présentes. Nous sommes vraiment persuadés de la nécessité de rappeler sans cesse l’existence d’un milieu impressionniste proprement rouennais. Ceci étant dit, je suis aujourd’hui accaparé par d’autres projets et c’est Sylvain Amic, qui connaît la peinture de cette période sur le bout des doigts, qui a repris le sujet. Je reviendrai en renfort plus tard.

PB : quels sont vos projets personnels ?

DB : Je travaille en ce moment sur Nicolas Colombel, né à Sotteville-les-Rouen autour de 1644 et mort à Paris en 1717. On connaît de lui environ 75 tableaux. Nous espérons en réunir la moitié. christ et femme adult -colombel (Copier)

Nous travaillons également sur une formule passionnante intitulée Le Temps des collections. Il s’agit de proposer, un peu comme nous l’avons fait pour Gérard David en présentant la restauration de la Vierge entre les Vierges, un éclairage ponctuel sur une peinture ou un artiste. En juxtaposant chaque année une dizaine d’évènements de ce type dans les trois musées entre octobre et mai, nous renouvellerons en fait toute la perception des collections permanentes.

Un Bulletin des musées de Rouen permettra de publier les résultats des recherches faites à cette occasion.

       le Christ et la femme adultère - Nicolas  COLOMBEL - Musée des Beaux-arts de Rouen                  

                          

propos recueillis par Pierre BUYCHAUT

 

 

 

 

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une oeuvre une histoire par Brice AURPEUTHY et JACBA (4) - annonce

11 Février 2012, 20:38pm

Publié par le webmaster

chroniqueur7.gifce mois-ci, Brice AURPEUTHY et BACBA vous présentent une oeuvre de Joseph DELATTRE (1858-1912) réalisée par l'artiste autour de 1894.

pour la découvrir, cliquer ici

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