Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Amis de l'Ecole de Rouen

une oeuvre une histoire par Brice AURPEUTHY et JACBA (4)

11 Février 2012, 19:47pm

Publié par le webmaster

pour agrandir, cliquer sur l'image  

Auvers-J.DELATTRE (Copier)

QUI : Joseph DELATTRE (1858-1912)

QUAND : Automne 1894

QU’ EST-CE : Auvers-sur-Oise (huile sur toile, coll. part.)

 

COMMENT : Joseph Delattre vient de rencontrer un amateur, Jérôme Doucet, qui devient son mécène en lui allouant une ‘rente’ de 3 francs par jour contre une partie de sa production. Doucet est le gérant de L’Hôtel du Dauphin et d’Espagne, sur les quais de Rouen, dont le propriétaire n’est autre que le célèbre mais facétieux collectionneur des premiers jours des Impressionnistes, Eugène Murer. Ce dernier expose de nombreuses toiles de sa collection (notamment Renoir) dans la salle de restaurant de l’hôtel !

C’est ainsi que Delattre fait un séjour à Auvers-sur-Oise, chez Murer, dans la demeure bourgeoise qu’il a fait construire en 1881, et que son voisin, le fameux Docteur Gachet (Cf. l’excellent article de Jacba) surnomme sarcastiquement : Le Castel du Four, en rapport avec la fortune provenant de la Pâtisserie que Murer exploitait à Paris. Sur place, il en profite pour rendre visite au Dr. Gachet et découvre, accrochés non loin d’une belle collection de Pissarro, des Van Gogh qui le laissent pantois…

Mais laissons raconter Joseph Delattre (lettre à Angrand datée du 14 décembre 1894) : « …Je viens de passer trois semaines à Auvers-sur-Oise et me suis là consciencieusement occupé. Je suis descendu chez un ami rencontré ici à Rouen et qui s’intéresse beaucoup à moi. Murer est un des premiers amateurs qui ont osé acheter, à l’époque difficile, des Pissarro, Sisley, Renoir, Monet, Cézanne, etc…

Quand tu viendras à Rouen, je te montrerai les toiles que possède ce brave et bon ami […]

A Auvers, j’ai rencontré le Docteur Gachet qui, je crois, est des vôtres aux Indépendants et que tu dois connaître. Chez lui, j’ai vu quantité de Van Gogh véritablement intéressants : plusieurs paysages et deux enfants en plein air m’ont surtout enthousiasmé, par le défini de l’expression. Oh ! Évidemment, pas le modelé – très vitrail, très cloisonné – mais modelé à sa façon tout de même. »

 La construction de notre toile est classique et très structurée, avec la masse colorée du feuillage de l’arbre à gauche qui encadre en partie la composition et procure un ‘effet repoussoir’, amenant toute la profondeur. Le personnage, quant à lui, donne l’échelle. Alternance de plans vert-prairie et ocres dans la première partie de la composition qui se ferme par celui coloré des habitations.

La touche est fine et totalement divisée, dans un style très Pissarro, et un motif que le Patriarche ne renierait pas !

Auvers-Pissarro-1 (Copier)

 

Brice AURPEUTHY

 

 

 

 

Camille PISSARRO - Auvers sur Oise - METRO NY  

                                                                        

                                                                        A propos du "bon Docteur GACHET"...

 

  

Fils de filateur lillois, Paul Ferdinand GACHET (1828-1909) entreprend des études de médecine à Paris, qu’il achève à Montpellier par une thèse « étude sur la mélancolie » en 1858. Il revient l’année suivante à Paris. Spécialisé  en « maladies nerveuses »,  il donne des cours d’anatomie artistique à l’école de dessin de son quartier et s’installe en 1872 à Auvers-sur-Oise où DAUBIGNY séjourne déjà et rencontre la famille PISSARRO qui réside à Pontoise. gachetphoto

Camille PISSARRO, dont il soigne les enfants, le met en contact avec GUILLAUMIN et CEZANNE (qui passe toute l’année 1873 à Auvers), lui permettant de pénétrer le cercle impressionniste et d’approcher de nombreux artistes, MANET, MONET, RENOIR...

Agité excentrique, compensant ainsi des qualités artistiques médiocres de dessinateur, collectionneur compulsif de choses de peu d’intérêt, il sera à peine remarqué malgré ses efforts.

Au début de l’année 1890, Théo VAN GOGH demande au docteur GACHET de s’occuper de son frère Vincent afin que celui-ci puisse sortir de l’asile psychiatrique de Saint-Rémy-de Provence.

C’est pendant le mois et demi qu’il passa auprès du « bon docteur », de son fils Paul et de sa fille Marguerite que Vincent VAN GOGH peignit son portrait le 2 ou 3 juin 1890. Il le représente accoudé à une table vermillon, coiffé de sa casquette avec « l’expression navrée de son temps ».

Le Docteur GACHET ne reverra Vincent que lorsqu’il fut appelé à son chevet fin juillet après sa tentative de suicide d’une balle dans le cœur mais ne fit rien pour le sauver.

Le tableau du portrait du docteur GACHET appartenait à Théo VAN GOGH. Passé de mains en mains entre 1890 et 1990, il a été acquis pour 82,5 millions de Dollars par un collectionneur japonais lors d’une vente chez Christie’s New York le 15 mai 1990.

Il existe une réplique (superbe) de ce chef d’œuvre conservée au Musée d’Orsay.

Selon le fils du docteur GACHET qui l’avait offerte au Louvre en 1949, elle aurait été réalisée début juin 1890, mais l’identité de son auteur demeure un mystère…

Nous montrons ci-dessous les deux œuvres… côte à côte.      

 

JACBA

 

   huile sur toile - 64,5x55,8                                                                                        huile sur toile - 68x57

   collection privée japon                                                                                             musée d'Orsay - Paris

gachet japon (Copier)gachetorsay (Copier)

Voir les commentaires

bonne année à tous

19 Janvier 2012, 11:17am

Publié par le webmaster

    

vdk22dun

 

 

JCD120909--320x200-.jpg

 

 

Ch er(e)  Ami(e) Membre             

 

Permettez moi de vous présenter mes tous meilleurs vœux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2012 qui commence.

Depuis sa création en  2008 notre site Internet a vu le nombre de ses rubriques s’enrichir et je ne saurai trop vous  encourager  à lui rendre régulièrement visite afin de suivre au mieux  l’évolution de nos projets.

L’année 2011 a surtout été marquée par la très belle exposition consacrée aux peintres de l’Ecole de Rouen de Janvier à Avril au musée Grognard à Rueil Malmaison. Près de 15 000 visiteurs ont ainsi découvert ou redécouvert le talent de nos Artistes.

Nous participerons en Juin 2012 à la tenue d’une exposition rendant hommage à Michel FRECHON au musée de Bernay.

Nous essayons également de trouver un endroit qui permette de commémorer le centième anniversaire du décès de Joseph DELATTRE et n’hésitez pas à signaler à l’Association tout lieu disponible susceptible de convenir.

Nous travaillons également activement à la préparation de « Normandie Impressionniste 2013 » et sommes déjà présents sur quatre projets.

Nous ne manquerons pas de vous tenir prochainement informé de leur état d’avancement..

                       

D’autre part, le moment est arrivé de renouveler votre cotisation pour l’année 2012. Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association .Le montant de la cotisation est toujours de 20 Euros. Je vous remercie par avance pour votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’Ecole de Rouen).


Vous renouvelant mes vœux pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, Cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

Jean-Claude DELAHAYE, Président

Voir les commentaires

Interview de J.C. DELAHAYE, Pdt des Amis de l'Ecole de Rouen

16 Décembre 2011, 15:30pm

Publié par le webmaster

Pierre BUYCHAJCD120909--320x200-.jpgUT : comment vous est venu ce goût pour la Peinture ? 

Jean-Claude DELAHAYE : en fait, je suis issu d’un milieu familial où cet art était pratiquement absent. Mais je me souviens très bien que jeune adolescent, j’appréciais énormément feuilleter mes livres scolaires d’histoire et éprouvais déjà une réelle émotion en m’arrêtant sur les belles reproductions de tableaux et gravures au fil des pages.

PB : on raconte que vous vous êtes lié d’amitié avec Albert MALET qui a été élève de Robert-Antoine PINCHON

JCD : oui, oui, beaucoup plus tard, alors que jeune ingénieur, je commençais à disposer d’un petit budget pour acquérir des toiles. C’est en 1978, au cours d’une visite d’exposition que j’ai rencontré Albert MALET (1912-1986 - NDLR). C’est lui qui m’a confirmé dans cette passion en me donnant les premières clés de lecture d’un tableau impressionniste. Et puis, un jour, au cours d’une conversation sur la Peinture, il m’a dit, je m’en souviens comme si c’était hier : « vous vous intéressez aux peintres actuels. C’est bien ! Allez également voir nos aînés, les Peintres de l’Ecole de Rouen ! Vous y prendrez un grand plaisir ! » Voila comment cela a débuté.

PB : et votre première acquisition ?

JCD : ah ! une gouache de BRADBERRY, Le Port de Rouen. C’était en salle des ventes. Peu après, grâce toujours à Albert MALET, j’ai découvert PINCHON. Quel talent !

PB : vous en êtes le Président Fondateur ; parlez-nous de l’AER (Association des Amis de l’Ecole de Rouen).

JCD : Une fois libéré de ma carrière professionnelle, j’ai cherché à rassembler les amoureux de cette peinture. Je suis donc allé voir l’ARA (les Amis Rouennais des Arts -  NDLR), dont le Président m’a conseillé de fonder une association spécifique à ce projet. Voila comment l’AER est née en septembre 2004. Notre première expo, avec l’aide précieuse de François LESPINASSE, en juin 2005, a été consacrée à Marcel NIQUET(1889-1968), peintre de Poses. Puis ce fut le Conseil Général de Rouen avec une exposition mémorable regroupant l’ensemble des peintres de l’Ecole de Rouen, à l’automne 2005. Nous en sommes à ce jour à une bonne dizaine d’expositions pour lesquelles nous avons été promoteurs ou participants actifs.

Nous comptons aujourd’hui un peu plus de 200 membres qui, pour une partie d’entre eux, sont notre vivier pour disposer des toiles nécessaires à une manifestation.

PB : quels projets pour l’AER ?

JCD : 2012 : Michel FRECHON Au Musée de Bernay, durant l’été ; cette rétrospective fera suite à celle, merveilleuse, de son père, de 2008 au Musée des Beaux Arts de Rouen.

Puis 2013, les discussions en cours portent sur les projets suivants : LEBOURG au Grand Quevilly ; Les Activités sur l’eau (régates comprises) à Elbeuf ; La Pluie au Musée de Bernay ; Une Collection privée dans les locaux de la Matmut à St Pierre de Varengeville; et  nous échangeons régulièrement avec le musée des Beaux Arts de Rouen sur une sélection d’œuvres  des peintres qui nous sont chers, dans le Cadre de leur expo « Reflets ».

Il faut ajouter que nous souhaitons  rendre hommage à Joseph DELATTRE, dont 2012 est le centenaire de son décès. Mais, jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé de lieu de rétrospective à sa mesure, malgré de nombreux contacts. Mais nous ne désespérons pas !

PB : êtes-vous sensible à un peintre de l’Ecole de Rouen plus particulièrement ?

JCD : Non !!! Je trouve cela trop réducteur ! Je suis passionné par l’Impressionnisme tout comme par le Néo-Impressionnisme !

Cela dit, j’ai un grand respect pour Charles ANGRAND et Charles FRECHON qui, s’il avait voulu suivre les conseils de DURAND-RUEL, serait parmi les plus grands impressionnistes de renommée internationale. J’éprouve également une sensibilité particulière pour Narcisse HÉNOCQUE.Henocque-Rouen-1930 (Copier)

PB : comment voyez-vous l’avenir de l’AER ?

JCD : l’AER doit continuer à participer à des expositions, à rechercher et créer elle-même de la documentation.

Et puis un projet de longue haleine me tient à cœur : monter un fonds de collection, dans la mesure de nos moyens qui ne viennent que des cotisations et du mécénat. Je pense que c’est le seul moyen pour que cette association devienne pérenne ! Ainsi l’AER deviendrait un partenaire privilégié pour qui voudrait monter des manifestations.

Par ailleurs, sans renier tous ces peintres reconnus de l’Ecole de Rouen, nous devons également nous pencher sur nos artistes contemporains. Citons par exemple l’excellent aquarelliste Daniel GUILBERT, ou le talentueux Jean-Pierre DUBORD. Mais, bien sûr, la liste ne s’arrête pas  à ces deux noms et si vous le voulez bien, je suggère que nous consacrions une prochaine rubrique à en discuter.

 

propos recueillis par Pierre BUYCHAUT

Narcisse HENOCQUE "ROUEN,depuis le Cours La Reine"  - vers 1930

tableau appartenant à l'Association des amis de l'Ecole de Rouen

 

 

Voir les commentaires

une oeuvre une histoire par Brice Aurpeuthy et JACBA (3) - annonce

13 Septembre 2011, 07:06am

Publié par le webmaster

chroniqueur7ce mois-ci, Brice et JACBA nous pésentent une oeuvre de chales FRECHON réalisée par l'artiste aurour de 1902.

pour découvrir l'article, cliquer ICI

le webmestre

Voir les commentaires

Une oeuvre une histoire par Brice AURPEUTHY et JACBA (3)

12 Septembre 2011, 19:26pm

Publié par le webmaster

 

  cliquer sur l'image pour l'agrandir

coinforêt-Ch.Frechon-EP200811 (Copier) (2) 

 

QUI : Charles FRECHON (1856-1929)

 QUAND : autour de 1902

QU’ EST-CE : Sous bois, automne (huile sur toile, Musée de Louviers, legs Roussel 1904)

 

COMMENT : Après la toile de L.J. Lemaître, encore une œuvre sortie de la collection de Constant Roussel, que ce dernier légua au Musée de Louviers en 1904. A croire que notre mécène eut un meilleur œil que son compère rouennais, François Depeaux, pour les peintres de la 1ère génération de l’Ecole de Rouen, hors Lebourg et Delattre, dont Depeaux collectionna la quintessence.

Charles Frechon fut surnommé le peintre des quatre saisons. Et, à notre connaissance, il est le seul  paysagiste à se passionner pour les sous bois d’automne. Déjà à son époque, Charles Frechon rencontre, avec ce thème, un réel succès !

Allez, nous allons tenter de découvrir les secrets de la réussite tant esthétique que ‘commerciale’ (lecture facile par le grand public) de ses automnes :

1- Charles Frechon allie perspective monocentrique (1 seul point de fuite) avec la perspective atmosphérique (plus c’est loin, plus c’est bleu, voire violet avec notre peintre), et plus on monte dans la toile, plus les couleurs sont dégradées (du brun en bas, au tons clairs en haut) ; 

2- deux diagonales partent de chaque bord de la toile, formant alors un triangle, base solide, stable, sur laquelle les verticales viennent prendre racine ;

3- les troncs forment des verticales qui élèvent la composition, la rendant légère, lui ajoutant même parfois un soupçon de connotation mystique ;

4- Frechon joue avec des touches divisées, rendant son œuvre légère et vibrante ;

5- au sol, il applique un rouge carmin (ravivé par quelques touches vert bouteille, sa complémentaire), du jaune solaire, des bruns dégradés et des orangés, c'est-à-dire des tons chauds, puis les buissons aux verts éclairés par de parcimonieuses touches rouges rompues et un bleu céleste pour le ciel, très froid quant à lui ;

6- sur les troncs violets, il accroche des touches virgulées (donc légères, aériennes) brunes et orangées (donc chaudes qui contrastent avec le bleu froid du ciel) ; ce point se révèle être une clé principale du secret de la réussite ;

7- enfin, recadrant son oeuvre de façon à étêter le faîte de ses arbres, il livre une toile totalement dans le courant impressionniste.

Et puis, allez, je vous livre un tout dernier secret : il y a (presque) toujours, dans les sous bois de Charles Frechon, un accident de la nature, bien visible. Regardez le faîte du tronc bien tordu sur la droite, de l’arbre au milieu de la toile, en plein centre de la perspective. Non, n’y voyez pas une réminiscence du langage romantique ; peut-être le peintre insinue-t-il que la nature tolère le moins beau, le tout dans une ambiance harmonieuse ? Ou bien, est-ce, tout simplement, histoire de casser la monotonie des verticales parfaites ? Qui sait ?

 

   Brice Aurpeuthy

 

L’environnement du peintre : 1902

 

L’année 1902 n’a pas marqué les esprits, si on en juge par le dessin paru dans Le Pèlerin avec la légende suivante :220px-Lemot-1902 se méfie

- Allons, à ton tour, ma petite, vas-y !

- non, Papa, si on devient aussi vilaine en un an, j’aime mieux pas entrer !

Dans le monde

8 mai 1902 – Eruption de la Montagne Pelée en Martinique. Un nuage de gaz, de cendres brûlantes et de lave déferle sur la ville de St-Pierre faisant 29 000 morts.

En France

Jean-Jaurès0124 mars 1902 – fondation du Parti Socialiste Français par les socialistes réformistes emmenés par Jean JAURÈS qui fonde le journal l’Humanité deux ans plus tard.

27 juin 1902 – le radical Emile COMBES est Président du conseil – la durée journalière de travail est ramenée à 10h30 pour les hommes (12h en 1848).

29 septembre 1902 – mort à 62 ans d’Emile ZOLA, chef de file du Naturalisme en littérature qui fut aussi l’ami de Paul CEZANNE et d’Édouard MANET.220px-ZOLA 1902B

 

    Jean JAURES

Dans une vaste fresque en 20 volumes, les Rougon-Macquart,  Zola, en peignant l’histoire d’une  famille sous le second Empire, « voulait montrer le jeu de la race modifiée par son milieu ».

Dans les Arts                                                                                                    Emile ZOLA

 bécassineLa bande dessinée fait ses premières apparitions dans les magazines, qui acquerra bientôt ses lettres de noblesse avec Bécassine, le Sapeur Camember, les Pieds Nickelés, Pim Pam-Poum, etc…                                                                                                                                                                             

Georges MELIES tourne ses premiers courts métrages de quelques minutes, dont « le voyage dans la lune », mettant fin au règne de la Lanterne Magique. Il créera un peu plus tard sa société de production baptisée « star film », tout un programme !Le Voyage dans la lune

Paul GAUGUIN signe ses dernières toiles en Polynésie, Il décèdera l’année suivante à 55 ans dans les Iles Marquises.

Paul Gauguin-Le Sorcier d'Hiva-Oa détail (Copier)

P. GAUGUIN 

le sorcier d'Hiva-Oa - détail

 

 

 

 

 

 

Claude MONET, installé à GIVERNY depuis 1883, signe en 1902 une de ses plus belles toiles de paysage.

Claude Monet allée à Giverny (Copier)

C. MONET - une allée à Giverny



 

       

 

 

 

 

 

JACBA

Voir les commentaires

UNE OEUVRE, UNE HISTOIRE par Brice AURPEUTHY et JACBA

14 Août 2011, 20:04pm

Publié par le webmaster

000999Deux nouveaux amis, Brice AURPEUTHY et JACBA, ont rejoint l'équipe du site des Amis de l'Ecole de Rouen. Ils animent sur la toile une nouvelle rubrique anecdotique: "UNE OEUVRE, UNE HISTOIRE".

Ce mois-ci, après l'auto-portrai de Robert PINCHON, ils vous proposent de (re)découvrir une oeuvre majeure d'un des plus brillants artistes de l'Ecole de Rouen, Léon-Jules LEMAÎTRE : "bord de Seine, effet du matin" datée de 1881.

pour en savoir plus, cliquer  ici

 

le Webmestre

Voir les commentaires

interview de Valérie FOURNEYRON par Pierre BUYCHAUT

2 Juillet 2011, 18:10pm

Publié par le webmaster

chroniqueur7Valérie FOURNEYRON,  Députée Maire de ROUEN , qui sintéresse de près aux évènements artistiques de la ville, vient d'accorder une interview à notre ami Pierre BUYCHAUT..

pour en savoir davantage  cliquer cliquer ICI

 

le webmestre

Voir les commentaires

Interview de Valérie FOURNEYRON, Députée Maire de ROUEN

2 Juillet 2011, 17:28pm

Publié par le webmaster

fourneyron [320x200]A la suite de ses études de Médecine à ROUEN, Valérie FOURNEYRON met ses compétences au service de la médecine du sport, tout d’abord au sein du CHU de Rouen puis au Ministère de la  Jeunesse et des Sports, où elle participe à la rédaction de la loi  de 1989 contre le dopage.

De 1984 à 1990, elle est Médecin du « Rouen Hockey Club » puis de l’équipe de France de volley-ball avant de devenir celui du « SPO Rouen Basket » jusqu’en 2004.

A partir de l’année 1995, Valérie Fourneyron se consacre à ROUEN d’abord en tant qu’adjointe au sport puis première adjointe d’Yvon ROBERT, et comme élue au Conseil Régional de Haute-Normandie, en charge du sport et de la culture auprès d’Alain LE  VERN.

Députée en 2007, elle devient Maire de ROUEN l’année suivante.

C’est dans son bureau de la mairie de Rouen, que Madame la Députée Maire nous reçoit ce vendredi 3 juin 2011.

Pierre BUYCHAUT :  Vous avez été Vice-Présidente du Conseil Régional de Haute Normandie, chargée de la Culture ; comment percevez-vous ce mouvement pictural de l’Ecole de Rouen ?

Valérie Fourneyron : Avant de m’engager en politique, je connaissais déjà, à titre personnel, l’Ecole de Rouen.

Le poste qui m’a été confié au sein du Conseil Régional, m’a permis de mieux appréhender ce Mouvement Pictural de la fin du XIXème, dont j’ai pu admirer de nombreuses toiles au Musée des Beaux Arts de ROUEN, notamment lors de la grande rétrospective de Charles FRECHON en 2008, un moment magnifique !

Voir Charles Frechon décrire Rouen, c’est un plaisir intime quand toute mon histoire familiale est écrite sur la commune.

PB : Et Normandie Impressionniste de 2010 ?

VF : J’ai pris encore plus de plaisir au moment de l’exposition ʺ une ville pour l’Impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen ʺ au musée des Beaux Arts.

Quelle fierté pour le maire de Rouen de voir ainsi sa ville mise en valeur, l’École de sa ville reconnue et valorisée comme un courant artistique majeur, et de pouvoir prendre part, en tant que spectateur, au dialogue qui s’établit entre les peintres de l’École de Rouen et les grands maîtres internationaux. Je me suis rendue plusieurs dizaines de fois à cette exposition, et je pourrais vous dire à quelles places les tableaux de chaque peintre de l’Ecole de Rouen étaient accrochés, comme L.J. LEMAÎTRE après le Jardin des Sculptures ou Charles Frechon juste avant les Cathédrales de MONET.

PB : Y-a-t-il un artiste ou une œuvre qui vous émeuve plus particulièrement ?

VF : En fait, deux ! ʺLe mulonʺ de Charles Frechon  (HST coll. part.) et ʺLe Pont Corneilleʺ de L.J. LemaÎtre (HST Musée de Louviers). Le pont Corneille LJ Lemaitre [320x200]

Je retrouve dans ce ʺ Pont Corneille ʺ le cœur de mon projet pour Rouen et pour les Rouennais : la réappropriation de notre fleuve, la Seine et de nos quais. La série des Ponts de PISSARRO, mon coup de cœur impressionniste de l’été, décrit très bien toute cette vie qui régnait autour de la Seine, toutes les activités qui s’y déroulaient.

Rien à voir avec aujourd’hui, même si les quais rive droite ont été réhabilités et revivent. C’est pour cela qu’avec mon équipe nous avons à cœur de réaménager également les quais de la rive gauche, ce qui sera fait dans les trois ans qui viennent.

Alors nous verrons les Rouennais revivre autour du fleuve, comme au temps de Lemaître et Pissarro !

PB: Cette ‘Ecole’ est-elle, à votre avis, assez reconnue aujourd’hui hors de Rouen?

VF : Plus de deux millions de touristes viennent à Rouen chaque année. Mais il est vrai que les enjeux culturels sont encore très parisiens. Mais je pense qu’il faut que nous soyons assez forts, assez attractifs, que nous osions pour faire venir touristes, signatures et décideurs à Rouen ! Et c’est possible, puisqu’à l’occasion du Festival Normandie Impressionniste nous avons fait venir l’été dernier 500.000 visiteurs, un public international, et des critiques et journalistes du monde entier.

PB : Avez-vous déjà, pour le festival 2013, un projet d’envergure comme le Jardin Suspendu sur le Pont Boieldieu de Arne Quinze en 2010 ?

VF : Je vais continuer à introduire l’Art Contemporain dans l’espace public, de placer de la modernité dans la culture urbaine. Nous allons créer chaque année un ʺ Rouen Impressionnée ʺ, pour entretenir et perpétuer ce dialogue entre patrimoine historique, environnemental et Art Contemporain. Un dialogue qui est invité à prendre différentes formes : picturale, musicale ou même celle du spectacle vivant comme avec ʺ La Liturgie Équestre ʺ de Bartabas présentée à l’Abbatiale St-OUEN en 2009, ou avec ʺ Les Bulles d’Oxygène », le travail sur la photosynthèse réalisé par Shigeko Hirakawa l’été dernier au Jardin des Plantes.

Dès septembre 2011, nous convierons les artistes rouennais à sortir leurs œuvres de leurs ateliers, afin de confronter leurs travaux avec l’histoire patrimoniale de notre cité. Puis l’année prochaine, nous confierons un lieu public à un artiste contemporain.

Ainsi le dialogue ʺ ROUEN monuments et art contemporain ʺ se fera, dans une alternance « intérieur-extérieur ». Autre exemple : nous avons confié avec le soutien de la société Ferrero une commande publique à l’artiste Laurent Saksik dans les jardins de l’avenue Pasteur, en hommage à Aimé CÉSAIRE et à son combat pour la négritude.

 

propos recueillis par Pierre BUYCHAUT

 

Le Pont CORNEILLE de Léon-Jules LEMÂITRE HST Musée de LOUVIERS

Voir les commentaires

"bord de Seine, effet du matin" de L.J. LEMAÎTRE

10 Juin 2011, 16:42pm

Publié par le webmaster

borddeSeine final EP230811 (Copier) (2)
  cliquer sur l'image pour agrandir

 

QUI : Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905)

QUAND : autour de 1881

QU’ EST-CE : Bord de Seine, effet du matin (huile sur toile, Musée de Louviers, legs Roussel 1904)


 COMMENT : ce tableau revêt une très grande importance pour l’Histoire de l’Ecole de Rouen. En effet, il est l’un des rarissimes tableaux impressionnistes de L.J. Lemaître à son retour à Rouen, qui nous soit parvenu, et ce grâce au legs Roussel. Ses toiles ouvrent alors les yeux de ses jeunes amis peintres rouennais, aux nouvelles tendances qui éclosent à Paris.

Lemaître-portrait2 [320x200]

Car, Lemaître, élève doué de l’Académie de Peinture de Rouen, obtient en 1872 une bourse pour aller étudier aux Beaux Arts de Paris, cénacle de l’art académique avec son bon goût, ses idéaux, et son enseignement théorique. Mais patatras, voila que le jeune rapin s’encanaille en découvrant le tout nouveau mouvement impressionniste dont la 1ére expo date de 1874. Et comble d’irrespect pour la Ville de Rouen qui subventionne sa bourse, Lemaître met tout ce qu’on lui inculque, au service de ce mouvement révolutionnaire qui prône le paysage d’après nature, selon une notion atmosphérique ! Soit, sa bourse lui sera supprimée en 1879 !

Le mal est fait ! Léon-Jules Lemaître sera l’instigateur du mouvement impressionniste à Rouen. Il est le plus âgé des trois mousquetaires (avec Angrand, Frechon et Delattre), et sera leur modèle d’inspiration.

La date de réalisation de cette toile, 1881, prouve que la 1ère génération des peintres de l’Ecole de Rouen ne peut en aucun cas être considérée comme un groupe de suiveurs des Maîtres parisiens (Monet, Renoir, Pissarro, Sisley…). Relisons l’interview de Laurent Salomé dans une rubrique antérieure et rappelons-nous qu’Albert Lebourg participe aux 4ème et 5ème expositions impressionnistes de 1879 et 1880.

Penchons-nous maintenant sur cette toile ‘Bord de Seine, effet du matin’. Son titre déjà colle à la philosophie impressionniste : effet du matin. La représentation de la nature ne vaut que par l’atmosphère qui s’en dégage ; c’est le souci majeur du peintre impressionniste ; Sisley disait qu’il débutait toujours ses tableaux par le ciel, afin d’en dégager l’atmosphère générale ! Le ciel, c’est la lumière. Et la lumière change tout au long de la journée ! CQFD.

Mais L.J. Lemaître est un impressionniste bien sage, au vu de ce que font Monet et Guillaumin au cours de ces années, pour ne citer qu’eux. Le motif est impressionniste : regardez cette brume matinale, que le vent, qui fait bruisser les feuillages, n’arrive qu’à peine à dissiper. Mais notre peintre y développe un impressionnisme très mesuré, doux et chatoyant, et même un peu terne voire peureux pour nos yeux d’aujourd’hui. Il est certain que sa palette est moins enlevée que celles des grands Maîtres parisiens contemporains à notre toile. Mais pour les amateurs rouennais de l’époque, L.J. Lemaître présente ici une composition totalement échevelée, dissidente des enseignements académiques. En fait, ce paysage n’est pour eux qu’une esquisse ! Ecoutez, les critiques s’offusquent et le public le raille !

Aujourd’hui, nos yeux se sont habitués à l’esthétique de cette œuvre dont nous trouvons les gris d’une finesse exquise, entretenus par un ton vert discret et tout en mesure. Le rouge rompu des toits de la rive opposée formant le deuxième plan, réchauffe à peine la composition. La blancheur de la voile amène un effet de profondeur et permet à l’œil de s’étalonner et allume ainsi les couleurs de la composition. La touche, quant à elle, est académique, bien léchée et non divisée.

Et puis appréciez ce petit personnage qui anime bien évidemment la scène, mais surtout donne l’échelle du paysage, tout comme la voile blanche sur la Seine.

Un moment de calme aujourd’hui, une révolution picturale il y a 100 ans.

  Brice AURPEUTHY

 

 

L’environnement du peintre - l’année 1881

 

Quelques évènements en France…

 800px-Prise de Sfax - 1881 [320x200]12 mai 1881– le gouvernement, se relevant à grand-peine de la guerre avec la Prusse et désirant redorer son blason sur le plan international, envahit la Tunisie, territoire de l’empire Ottoman. Jules Ferry, Président du Conseil, signe avec le Bey de Tunis le Traité du Bardo instituant un protectorat Français.

16 juin – Jules FERRY fait promulguer la loi sur la gratuité de l’enseignement primaire qui deviendra obligatoire en 1882.

29 juillet – promulgation de la loi sur la liberté de la presse et de la liberté de réunion qui comprend également des dispositions sur la règlementation de l’affichage public. defense d'afficher

 Entre le 15 août et le 15 novembre, la première exposition internationale d’électricité se tient au Palais de l’Industrie sur les Champs-Elysées.Un très nombreux public vient admirer la dynamo de Zénobe GRAMME, les ampoules électriques de Thomas EDISON, une voiture électrique de Gustave TROUVÉ, le téléphone de Graham BELL,220px-Actor portraying Alexander Graham Bell in an AT&T pro tandis que les premières lignes téléphoniques sont installées à Paris et qu’on inaugure la ligne ferroviaire pour voyageurs de CAEN à DOZULÉ et de NEUILLY la  Forêt à ISIGNY sur Mer.

                                 

    …et dans le monde

 

En médecine, Théodor BILLROTH, chirurgien allemand, ami de BRAHMS, révolutionne la gastro-entérologie en réussissant la première ablation d’un cancer de l’estomac. C’est lui aussi qui avait déclaré en 1880 que « le chirurgien qui tenterait de suturer une blessure du cœur, perdrait le respect de ses collègues » !

 Le 2 juillet, James A. GARFIELD, Président des Etats-Unis depuis 6 mois à peine, est assassiné par un illuminé qui fut pendu en 1882.


 Peinture - l’apogée du mouvement impressionniste

 Entre 1874 et 1886, les peintres qui se réclament du mouvement impressionniste, lassés des refus successifs de l’organisation des Beaux Arts en France de les inviter au Salon, se rassemblent pour fonder leurs propres expositions qui, avec l’aide du marchand DURAND-RUEL et, à partir de 1881, les firent bientôt connaître du public et reconnaître par les critiques et les amateurs.un bar aux folies bergères-Manet 1882

 Et pourtant, Edouard MANET, considéré comme le chef de file du mouvement, ne s’est jamais associé aux manifestations de ses amis, et CEZANNE n’a exposé que deux fois (1874 et 1877).  

RENOIR, en 1879, et MONET, en 1880, se détachent aussi du Groupe et rejoignent le Salon.

Après 1886, les artistes s’éloignent les uns des autres, l’impressionnisme évoluant vers de nouvelles recherches menées aussi par une nouvelle génération.  

"le bar aux Folies-Bergères" - E MANET

JACBA

Voir les commentaires

Une oeuvre, une histoire, par Brice Aurpeuthy et Jacba

8 Juin 2011, 19:34pm

Publié par le webmaster

pinchonautoportraitQUI : Robert-Antoine PINCHON (1886-1943)

Mère RAP Comp 

QUAND : autour de 1905

QU’ EST-CE : Autoportrait (huile sur toile, coll. part.)

COMMENT :

  

Pinchon n’a pas 20 ans.

Deux ans auparavant, il a déjà portraituré sa mère lisant dans un confortable fauteuil de jardin en osier.

Les couleurs étaient folles, ‘fauves’, dira-t-on (1).

A 12 ans, il est même parti avec ses pinceaux peindre Le chemin des Cottes, dans la campagne rouennaise.

Aujourd’hui, il est jeune, sûr de lui : il soutient votre regard ! La preuve, le sien est bien campé au milieu du tableau… Et libre ! Libre de fumer la cigarette ! Sans restriction, ni peur de la brimade paternelle, et sans que la fumée ne voile son regard.

Son adolescence n’est qu’un lointain souvenir, vous pensez : avec une telle barbe, si fournie, déjà taillée, surmontée d’une moustache fière et sculptée en pointe. Je suis de votre monde, semble-t-il nous dire, du monde des adultes, et celui des gens respectables et bien élevés, avec sa cravate et son col de chemise bien blanc…

Mais surtout, je suis un artiste !! Un peintre de plein air !! Voyez son chapeau mou, fait pour protéger du soleil lors des longues séances sur le motif. Et puis ce fond vert, de différentes nuances, brossé avec allant.

 

A la suite du grand peintre Delattre, Monsieur Legrip va m’ouvrir les portes de sa galerie place St Amand (2) à Rouen, en avril de cette bonne année 1905 ! Alors, c’est vous dire !

 

Ici également, pas de compromis : des couleurs tranchées, sans dégradés : les complémentaires se côtoient librement : vert, violet, orange…

 

DE LA LIBERTE ! 

Brice AURPEUTHY

 

1)     Le terme ‘fauve’ sera employé par Louis Vauxcelles dans son compte-rendu du Salon d’Automne 1905.

2)     Robert Pinchon  expose à la Galerie Legrip un ensemble de 24 tableaux du 27 avril au 13 mai 1905. Georges Dubos écrit dans le « Journal de Rouen » à propos de Robert Pinchon : « il occupe à présent une bonne place dans ce qu’on a appelé ˝ l’École de Rouen˝ et il ne tiendra qu’à lui de compter parmi nos artistes français ».

   

L’environnement du peintre : 1905 – une année mouvementée

 

22 janvier 1905 – le « Dimanche Rouge » à Saint-Petersbourg en Russie.

 

dimancherouge à StP.Lors de cette manifestation pacifique devant le Palais d’Hiver, 100000 grévistes menés par un personnage équivoque, le pope GAPONE, revendiquent de meilleures conditions de travail.

La troupe tire sur les manifestants.

 

« Il n’y a plus de Dieu ni de Tsar ! » s’écrie GAPONE.

  C’est le début de la Révolution !paper guerre russojap.

 

 

 

5 septembre1905– le Traité de PORTSMOUTH marque la fin de la guerre russo-japonaise.

 Le Japon obtient le protectorat sur la Corée, Port-Arthur et le sud des Iles Sakhaline. Les Russes cèdent la Mandchourie à la Chine.

 

1905 célèbre aussi dans le monde scientifique un évènement majeur avec la formulation par Albert Einstein de sa théorie de la relativité restreinte.

 

1905 voit aux Etats-Unis l’installation des principales « majors » du cinéma américain.

 

1905 fut en France une année spectaculaire, avec la création de la SFIO, dont sont issus les partis communistes et socialistes, mais également avec la promulgation de la loi de Séparation de l’Église et de l’État qui met fin à des décennies de lutte entre la France républicaine laïque et la France Catholique et Royaliste.

 

 1905 – l’année des tournants dans le monde de l’Art – la peinture se réveille

 

« Au salon d’Automne de Paris, MATISSE, DERAIN et DE VLAMINCK enterrent le néo-impressionnisme. Qualifiée de « cage aux fauves » par la critique, leur exposition ouvre une nouvelle ère artistique.

 Au printemps 1905, la peinture s’ennuie en France.

Ses plus récentes nouveautés ont plus de 20 ans : le néo-impressionnisme de SEURAT et SIGNAC a trouvé sa définition et sa logique à la fin des années 1880  et, depuis, des disciples de toutes nationalités pratiquent la division du tons, les touches séparées et le mélange optique, celui que produit l’œil quand il se tient à distance de la toile ».     Extrait du journal « Le Monde » du 27 août 1905.

 

fenêtre Matisse Collioure [320x200]A l’été 1905, André Derain rejoint à Collioure son ami Henri Matisse.plage rouge Matisse collioure [320x200]

 Les deux artistes vont peindre, avec frénésie et jusqu’à l’épuisement, le profil du village, le clocher, les filets qui sèchent sur les plages, les barques qui partent, les femmes qui ravaudent…avec une manière différente de travailler la couleur en quête d’un accord renouvelé entre un site et leurs propres préoccupations artistiques.

 

                                                                                                la plage rouge de Henri Matisse

 

Jacba

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>