Les Amis de l'Ecole de Rouen

la rubrique d'Hubert PRIAUCEY (14)

26 Octobre 2014, 10:10am

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1-   DE  L’ EXPOSITION  JAPONAISE

de  PEINTRES  de  L'ECOLE  de ROUEN

la rubrique d'Hubert PRIAUCEY (14)

Lors de l'Assemblée Générale de ce printemps 2014, le Bureau de notre Association nous avait annoncé le départ pour une tournée japonaise et coréenne de 10 œuvres des peintres qui nous sont chers. A savoir : 1 Albert LEBOURG, 1 Léon-Jules LEMAITRE, 1 Charles FRECHON, 1 Joseph DELATTRE et 6 Robert-Antoine PINCHON.

Cette 'tournée', d'une durée d'un an, verra les étapes suivantes :

Seiji Togo Memorial Sompo Japan Museum of Art, Tokyo, du 6 septembre au 9 novembre 2014 ;

Seoul Arts Center, du 18 novembre 2014 au 22 février 2015 ;

Hiroshima Museum of art, du 28 février au 12 avril 2015 ;

Kumamoto Prefectoral Museum of Art, du 18 avril au 14 juin 2015 

Yamanashi Prefectoral Museum of Art, du 27 juin au 30 août 2015 ;

Réunissant 135 numéros, émaillée de signatures prestigieuses dont Claude Monet (6 toiles), Eugène Boudin (11), Gustave Courbet (3), Turner (4 gravures), Johan Jongkind (2), Raoul Dufy (15), Félix Valloton (2), Richard Bonington, Camille Corot, Georges Braque, Albert Marquet etc..., notre expo se trouve sous l'égide de Mme Annette Haudiquet, conservateur en chef du Musée Malraux du Havre (MuMa), et du Brain Trust Inc. Tokyo. Les œuvres choisies viennent de Musées français des plus prestigieux, dont le Musée Marmottan à Paris, le MuMa du Havre, le Musée des Beaux Arts de Rouen, entre autres. Autant dire que nos chers peintres rouennais voyagent en éminente compagnie, à une place méritée après les expositions d'importance de ces dernières années auxquelles ils ont participé.

« L'estuaire de la Seine, L'invention d'un paysage », voilà le thème retenu, de quoi ravir nos amateurs asiatiques, si friands d'art impressionniste.

Plusieurs sections jalonnent l'exposition qui débute par « Au source de la création d'une image de la Normandie : le rôle des artistes britanniques et des artistes romantiques ». Les peintres anglais, surtout par l'aquarelle qui permet une transcription immédiate du motif, sont les premiers à s'être émus des ruines médiévales normandes, suivis par la vague romantique française, comme Isabey ou Fragonard.

« L'invention du paysage moderne » s'attache à montrer le rôle nouveau de la lumière dans la composition du paysage peint. Eugène Boudin crée ses 'Paysages de Mer', distinction bien établie avec les 'Marines'. De Corot et Courbet, puis des pré-impressionnistes Boudin, Daubigny et Jongkind, Annette Haudiquet présente des œuvres de Monet.

« Plaisirs de la plage » retrace l'attraction nouvelle de la bourgeoisie parisienne pour les plages de Trouville et Deauville. On y retrouve Boudin, le précurseur, Dubourg à sa suite, mais également Monet ainsi que cette merveilleuse toile du Musée de Rouen, 'L'heure de bain' de Duez.

« Impressions urbaines » : Annette Haudiquet y montre le souci des peintres à décrire les activités portuaires, avec les jeux subtils de brume et de fumées. Eugène Boudin, qui fait l'affiche avec son fabuleux 'Bassin de l'Eure' du MuMa du Havre, côtoie Stanislas Lépine, Charles Lapostolet et 'Bords de Seine, Croisset' du rouennais Léon-Jules Lemaitre, appartenant à notre Association, ainsi que 'Le Port de Rouen, effet de brume' de Joseph Delattre.

« Vers une libération de la couleur » fait la part belle aux Peintres de l'Ecole de Rouen, avec Albert LebourgCharles Frechon et pas moins de 6 Pinchon ! Puis on y voit Braque, Marquet, Vallotton et Henri de Saint Delis.

« Raoul Dufy, un peintre de l'estuaire » cloture l'exposition.

Ajoutons 2 sections photographiques : une de la fin du XIXème siècle avec Letellier et Chesneau, et une autre contemporaine avec Olivier Mériel.

Quelques clichés, fournis par Mme Haudiquet que nous remercions, vous décrivent la logistique de cette exposition itinérante.

Hubert PRIAUCEY

Vous pouvez également en découvrir d'autres en cliquant sur le lien :

http://www.muma-lehavre.fr/blog/montage-d-une-exposition-itinerante-au-japon

 

les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !

les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !

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commentaires sur l'article de JACBA du 13 octobre

24 Octobre 2014, 08:10am

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Notre chroniqueur, Brice AURPEUTHY, nous adresse quelques commentaires rapportés ci-dessous, qui complètent avec bonheur le récent article de JACBA intitulé : Claude MONET - Soleil levant, Soleil couchant ?

Dans la seconde moitié du 19ème siècle les expositions d'œuvres picturales qui se tiennent dans les salons parisiens, n'accueillent pas n'importe quel artiste. Seules des personnalités choisies et reconnues par un monde particulièrement fermé et académique de l'Art y sont invitées. Des jurys sévères sélectionnent les participants au point que, en 1863, l'Empereur Napoléon III est amené à créer un "Salon des Refusés" où Édouard MANET, accompagné de jeunes peintres paysagistes de l'Atelier de Gleyre, expose  Le déjeuner sur l'herbe .

Après la défaite de 1870, la sélectivité à l'égard de nouveaux talents, qui avait connu quelque répit de 1865 à 1870, repart de plus belle, sous caution de besoin nationaliste. Néanmoins, à l'initiative de jeunes peintres, une Association voit le jour qui, à partir de 1874, sous des noms différents ( 'Les Indépendants', 'Société anonyme des artistes peintres', 'École des Batignolles', 'Les Intransigeants', 'La Nouvelle Peinture', employé par le galeriste Paul Durand-Ruel quand il prend en main la gestion de leurs expositions, etc.) fera bientôt découvrir au public, des œuvres d'une facture nouvelle où le Dessin, art noble, parait délibérément négligé, ou absent ; ces œuvres se trouvent dépréciées par le fait que la Critique académique de l'époque les considère ainsi comme intellectuellement et esthétiquement inachevées.

Dès 1866, on compte parmi ces jeunes artistes, qui se réunissent régulièrement au Café Gerbois, avenue de Clichy, autour de Zola, Cézanne, et Manet, les "piliers du groupe'', Monet, Renoir, Sisley, Bazille, rejoints par Degas et Pissarro. Avides de sensations et, néanmoins, héritiers du réalisme de Courbet, ils échangent des idées et échafaudent des thématiques en peignant sur le motif pour mieux rendre compte du changement permanent de leur époque.

Leur première exposition se tient du 15 avril au 15 mai 1874, chez le photographe Nadar*; une trentaine de peintres hétéroclites s'y rassemblent dont certains restent inconnus aujourd'hui, ou oubliés, tel Edouard Béliard (1832-1912). Pierre-Auguste Renoir accroche La Loge (voir ci-contre) et La Danseuse, Claude Monet, 12 œuvres, dont le n°98  Marine  ou  Avant Port du Havre (aujourd'hui Impression Soleil Levant dont JACBA vient de nous relater l'histoire).

Nous ajouterons que le terme ''Impression'' est usité depuis déjà une grosse dizaine d'années ! Les critiques d'Art, que ce soit de la Danse ou la Peinture, commentent souvent leurs articles par ''l'impression'' qu'ils ont ressentie. Louis Leroy, au sortir de l'exposition de 1874, dans le journal 'Le Charivari', se gausse et invente alors la raillerie « Impressionnisme ! » dont on connaît le succès et qui donnera logiquement « NéoImpressionnisme » en 1886.

Brice AURPEUTHY, d'après JACBA

*alias Félix Tournachon, dit ''Nadar'' par ses condisciples étudiants qui s'amusaient à ajouter le suffixe « dar » au nom de famille de leurs camarades, pour donner « Tournadar » puis le quolibet de « Nadar » pour Félix, qui lui restera, cqfd

louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)
louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)

louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)

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une oeuvre, une Histoire, par B.Aurpeuthy et JACBA

11 Octobre 2014, 15:48pm

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Claude MONET : soleil levant, soleil couchant?

Claude MONET - impression, soleil levant - HST 50X65 SBG Musée Marmottan-Monet Paris- crédit photographique Christina BARAJA

Claude MONET - impression, soleil levant - HST 50X65 SBG Musée Marmottan-Monet Paris- crédit photographique Christina BARAJA

Impression soleil levant, la toile qui a donné qui a donné son nom à l'Impressionnisme et qui est le fleuron des collections du Musée Marmottan-Monet, est l'une des peintures les plus célèbres au monde. Cette œuvre n'a pourtant pas fait l'objet d'une étude approfondie jusqu'à ce jour. Au contraire, depuis près de 40 ans, le mystère semble grandir autour de la toile : que représente véritablement le tableau? Un soleil levant ou un soleil couchant ? Quand fut-il peint ? En 1872 ou en 1873 ? Qu'est-il advenu du tableau à l'issue de la première exposition impressionniste ? Pourquoi a-t-il rejoint en 1940 les collections du

Musée, établissement initialement dédié à l'Empire?

Ces interrogations se sont posées à l'équipe du Musée Marmottant-Monet à l'occasion d'une grande exposition qui se tient dans ses salons, jusqu'au 18 janvier 2015, regroupant autour du chef-d'œuvre de Claude MONET, 26de ses peintures et 35 œuvres majeures de grands artistes impressionnistes, provenant de musées et de collections particulières du monde entier.

Le 15 avril 1874, MONET présente Impression, soleil levant lors de la première exposition de la Sociétés des Artistes Anonymes, dans l'ancien atelier du photographe Nadar. La plupart des critiques sont vives et le célèbre journaliste d'art, Louis Leroy, peut se gausser dans un article du Charivari: "Que représente cette toile? Impression ! Impression, j'en étais sur aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans [...] et quelle liberté, quelle aisance dans la facture ! Le papier peint à l'état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là!".

Le tableau allait sceller aussi le destin des artistes réunis à cette occasion, qui furent, ce jour-là, baptisés, malgré eux, du néologisme "d'impressionnistes".

Les résultats de l'enquête documentée, menée par les spécialistes du Musée, démontrent que MONET aurait choisi de fixer sur la toile, en une seule séance, ce que la vue depuis la chambre d'hôtel de l'Amirauté, où il résidait, lui proposait d'emblée, en surplomb des quais de l'avant-port industrialisé du Havre, actuellement, quais de Southampton.

L'étude des circonstances locales leur permettent également d'affirmer que le regard du peintre était dirigé vers le sud-est. Autrement dit, pour eux, c'est bien une vue diurne, un soleil levant, que l'artiste a voulu représenter.

Par ailleurs, dans l'état actuel des connaissances, la date la plus probable d'exécution (qui a aussi fait l'objet de nombreuses controverses) serait le 13 novembre 1872.

Si le terme d'impressionnisme se diffuse rapidement dans la littérature artistique, en revanche l'œuvre et son histoire, que nous venons d'aborder, sont peu à peu oubliées. En mai 1874, le collectionneur Ernest Hoschedé acquiert le tableau pour 800 frs et le revend 210 frs, quatre ans après, dans l'indifférence générale, sous le nom d'Impression, soleil couchant.

En 1940, son nouveau propriétaire en fait don, avec sa riche collection personnelle d'œuvres d'art, au Musée Marmottan, propriété de l'Académie des beaux-arts, qui fait mettre le tableau en caisse, l'entreposant en province, à l'abri des bombardements.

En 1952, la toile revient à Paris. Exposée à la galerie WiIdenstein, elle est décrite dans le catalogue comme l'œuvre qui donne naissance à une nouvelle école de peinture. En 1955, elle est désignée enfin dans la remarquable Histoire de l'Impressionnisme de John Rewald (édition française) comme un marqueur historique et deviendra, en 1965, pour le monde des arts, une référence incontournable, fondatrice de la peinture impressionniste.

Son titre, Impression, soleil levant ne changera plus jamais.

JACBA

Remerciements à Madame C.Maureau de l'Agence de communication Claudine DUPONT et au Musée Marmottan-Monet pour leur aimable collaboration

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HENRY VIGNET à LA BOUILLE

30 Septembre 2014, 09:09am

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HENRY VIGNET à LA BOUILLEHENRY VIGNET à LA BOUILLE

Si, en cette fin de vacances, vous avez quelqu'envie de promenade au bord de l'eau, il faut absolument flâner à LA BOUILLE sur les quais de la Seine et dans les ruelles de cette charmante bourgade qui organise cet été jusqu'au 15 octobre une animation gratuite sur l'œuvre de HENRY VIGNET à LA BOUILLE.

HENRY VIGNET est né à ROUEN en 1857. Décorateur, antiquaire, naturaliste et peintre de renom, il peint en 1875 sa première toile, une vue de MEUDON, et devient élève de ZACHARIE et de LEBET à l'Académie de peinture Sainte-Marie. Remarqué au Salon de ROUEN en 1891, il est récompensé d'une médaille de bronze et continue de participer à de nombreuses autres expositions. HENRY VIGNET s'éteint le 25 décembre 1920 à NYONS(Drôme).

 Il est un des fondateurs de l'École de ROUEN.

Actuellement, un diaporama de 8 minutes tourne en boucle sur un écran tv à l'intérieur de l'Église de LA BOUILLE; vous pouvez le visionner sur "youtube" en cliquant sur le lien suivant 

 http://youtu.be/ZfYIlhxFR7c 

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une oeuvre, une histoire...par Brice Aurpeuthy & JACBA

15 Août 2014, 11:50am

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 Pierre DUMONT (1884-1936)

 

QUAND ? : 1912

QU’EST-CE ? : La Cathédrale de Rouen (huile sur toile, Milwaukee Art Museum)

COMMENT ? :

Nous ne reviendrons pas sur la vie tumultueuse de Pierre Dumont et dont la carrière le fut tout autant.

Car, en créant, en 1907, « Le Groupe des XXX », il fait venir et exposer à Rouen la fine fleur des Avant-Gardistes parisiens comme Matisse, Marquet, Derain, de Vlaminck, Utrillo, Friesz... à coté de ses compagnons les Duchamp, Pinchon, Hodé, Louvrier, Tirvert ainsi que ses aînés Charles Angrand et Charles Frechon ! Autant dire que Pierre Dumont figure à la pointe des recherches artistiques de son époque.

Non content de cette 'bombe' artistique rouennaise, il transforme ce groupe en 1909 qui devient « La Société Normande de Peinture Moderne ». Le point d'orgue de ce nouveau groupe, date, sans contestation, de l'exposition de juin 1912 au Skating de L'Ile Lacroix, où Apollinaire tient conférence sur l'Avant-Garde artistique : « le sublime moderne ».

Puis c'est le "Bateau Lavoir" à Montmartre, et la naissance de « La Section d'Or » en 1912 à Puteaux avec les frères Duchamp (Marcel, Jacques Villon et Raymond Duchamp-Villon), Apollinaire, Léger, Kupka, Metzinger...  Une certaine philosophie du cubisme, qui a vu le jour vers 1907 avec Braque et Picasso, est au centre de leurs réflexions.

Notre toile est le fruit de ces recherches. Hélas, Pierre Dumont n'élabore qu'une petit poignée d’œuvres de cet acabit.

Construite d'une myriade de facettes planes, cette Cathédrale de Rouen rompt avec les compositions cubistes plus géométriques de Braque et Picasso.

Le pourtour de la composition est noyée d'éléments sombres, mettant alors en lumière la Cathédrale.

Sa base s'agence de facettes terreuses et de triangles à la pointe aiguë tournée vers le centre de la composition, tels les pavés du parvis reflétant l'architecture gothique, guidant ainsi le regard du spectateur.

En scrutant le milieu de la toile, vous découvrez alors la Cathédrale : admirez la Rosace dans l'exact centre de la toile ; les Tourelles encadrant les portails ; les deux Pignons surplombant la Rosace ; les Contreforts de chaque coté ; enfin, la flèche en fonte chapeautant l'ensemble ; serait-ce l'Abbatiale St Ouen et l'église St Maclou de part et d'autre de la tour principale ?

Et la partie supérieure de la composition : une multitude d'éléments sphériques de différentes tonalités, mais toutes claires : la représentation de l'astre solaire avec ses rayons dardant le monument et ses prismes chromatiques.

Ajoutons sa taille imposante, de presque 2 mètres de haut sur 1 mètre 40, dimensions rares dans l'histoire des compositions cubistes.

Regrettons enfin, que, dans le cadre de la magistrale exposition « Cathédrales, un mythe moderne », cette fabuleuse œuvre de Pierre Dumont n'ait pu rejoindre les cimaises du Musée des Beaux Arts de Rouen  (jusqu'au 31 août 2014)

 

Brice AURPEUTHY

 

la CATHEDRALE DE ROUEN - Pierre DUMONT (1912)

 

Robert-Antoine PINCHON et Pierre Dumont (assis)
Robert-Antoine PINCHON et Pierre Dumont (assis)

Robert-Antoine PINCHON et Pierre Dumont (assis)

le naufrage du TITANIC (Hérodote.net)

le naufrage du TITANIC (Hérodote.net)

et dans le Monde...

 

Comme l'écrit si bien notre Ami Brice, Pierre DUMONT est un talentueux représentant du mouvement pictural qui vient d'éclore dans ce début de siècle, bouleversant la notion de la vision traditionnelle de l'art occidental : le CUBISME.

 A la fin des années 1870, Paul CEZANNE construit ses paysages à l'aide de plans colorés et de cubes simplifiant ainsi la lecture de ses compositions (cf. "L'Estaque" - 1878 Musée d'ORSAY). Ce phénomène géométrique s'intensifie dans ses études suivantes, comme ses Natures Mortes, ses Joueurs de Cartes et ses Baigneuses.

A la suite de sa découverte avec son ami BRAQUE, de masques africains à la devanture d'un antiquaire parisien, puis de sa fascination.,PICASSO est considéré comme le père du CUBISME avec ses "Demoiselles d'Avignon" (NDLR - maisons closes d'un quartier de Barcelone), peintes en 1907 (année de fondation du Cubisme pour les Historiens d'Art), mais exposées quelques années plus tard, le peintre ayant laissé son œuvre en plan lui- même dérouté par l'innovation de sa composition.

Puis, en 1912,  le cubisme, dit "analytique", s'oriente, avec Pablo PICASSO et Georges BRAQUE, rejoints un peu plus tard, par Juan GRIS et le sculpteur Henri LAURENS dans leurs ateliers de Montmartre,, vers une réflexion esthétique nouvelle des niveaux de référence au réel en utilisant des éléments de composition issus du quotidien.

La modernité ne perd néanmoins pas ses droits, puisqu'une EXCEPTIONNELLE exposition, rassembla à COLOGNE en 1912 plus de 650 peintures et sculptures dont 125 VAN GOGH, 25 GAUGUIN, 36 MUNCH et 16 PICASSO.

Le Cubisme naissant influence aussi la jeune génération des peintres des années "dix", Robert DELAUNAY, Fernand LEGER, les frères DUCHAMP, et se fait sentir dans toute l'Europe, débouchant aussi bien sur les "ready-made" que sur  la peinture abstraite et le "constructionnisme" russe de Kasimir MALEVITCH en 1930.

Mais, l'évènement majeur de cette année 1912 qui tint en haleine et bouleversa le monde entier, fut, incontestablement, le catastrophique naufrage du luxueux steamer britannique "le TITANIC"  qui, lors de son voyage inaugural SOUTHAMPTON-NEW-YORK, le 14 avril, heurta un iceberg au large de TERRE-NEUVE, entrainant la disparition de 1500 personnes dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord (voir une remarquable vidéo rétrospective récente en ouvrant sur google : tagtele.com/video/voir/82739).

JACBA

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commentaires de M.F.Vilcoq sur un fusain de Michel Frechon

15 Août 2014, 10:20am

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C'est avec un immense plaisir et beaucoup de fierté que nous accueillons dans ces pages, Marie-France VILCOQ, femme de lettres proche de René CHAR, esthète et amateur de dessin, qui nous fait partager son sentiment à propos d'un fusain de M. FRECHON.

Ce dessin, au noir profond, représente un pilier sous la lumière des vitraux de la Cathédrale de Rouen, dans la lignée des colonnades. Cette oeuvre se fait l'écho de l'exposition actuelle du Musée des Beaux-Arts de Rouen "Cathédrales, un mythe moderne" jusqu'au 31 août 2014.

Hubert PRIAUCEY, chroniqueur aux A.E.R

 

 "D’un côté l’émotion, de l’autre la matière délicate du fusain.

Ce dessin est pour moi un support de méditation plus encore que de contemplation.

Comme l’artiste, je me laisse emportée doucement par le geste maîtrisé, au fil de l’espace et du temps de cet univers sacré, proprement spirituel et sa lumière insaisissable.

La douceur de la pierre, sa verticalité, sa sévérité, sa substance secrète - le pilier est caressé le long de sa montée intérieure dans une dissipation de la lumière -  pleinement éclairée, installée au centre d’une intimité, sa présence nous transporte au cœur de la matière traversée par le temps.

L’existence d’une silhouette blanche se tient là comme une apparition chaste, austère comme la pierre, aride de par son exil, sa solitude.

Nous sommes là dans une rêverie de l’ascension, une traversée des apparences, un dépouillement de soi, une extase, un abandon, une vacuité, un silence, dans un appétit de transcendance comme un rêveur qui se voit arrivé au paradis.

Cohabitation de la légèreté et de l’apesanteur, de l’ascétisme et de l’attrait.

Ce lieu de création abrite une lenteur et une nuit, une nuit qui nous fait rayonner vers un au-delà, une solitude essentielle.

La lumière qui se dégage aboutit au surgissement d’un espace, à la signification même de ce fusain.

Un élan, une aspiration vers un ailleurs où il n’y aurait ni ombre ni lumière, dans un climat de sensible espérance ".

 

Marie-France Vilcoq, Muids juillet 2014

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M. FRECHON (1892-1974) - St-Vincent, piliers (1935) fusain SBD 102x72 - coll.part.

M. FRECHON (1892-1974) - St-Vincent, piliers (1935) fusain SBD 102x72 - coll.part.

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statistiques entrées MBA "éblouissants reflets" NI 2013

6 Août 2014, 10:08am

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P.A. RENOIR - la yole -1875 - London National Gallery

P.A. RENOIR - la yole -1875 - London National Gallery

​Chers Amis AER,

Voici, communiqués par Sylvain AMIC, Conservateur des Musées de Rouen, les chiffres des entrées de l'exposition "éblouissants reflets" qui a été présentée par le MBA dans le cadre de NORMANDIE IMPRESSIONNISTES 2013 (du 29 avril au 30 septembre 2013).

182368 visiteurs (136 jours d'ouverture)

120367 payants

62001 gratuits (dont 20294 de -26 ans et 8516 scolaires).

Vous noterez pour info l'affluence des visiteurs Américains et des Britanniques, Allemands, Belges et Italiens qui sont venus en force (voir détails en P.J.)

merci à  Mr BIGOT, Chef du Service des Publics du M.B.A Rouen, des iinformations aimablement communiquées sur la fréquentation 2013 de leur belle exposition.

JACBA et  B. AURPEUTHY

ps. pour aggrandir les tableaux, cliquer gauche sur la vignette

statistiques entrées MBA "éblouissants reflets" NI 2013 statistiques entrées MBA "éblouissants reflets" NI 2013 statistiques entrées MBA "éblouissants reflets" NI 2013

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SALONS et EXPOSITIONS – ROUEN (1833-1947)

23 Février 2014, 14:32pm

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Le corpus éditorial consacré aux salons artistiques de province, initié par Pierre Sanchez, s’enrichit d’une  nouveauté d’importance. Après les salons de Dijon, Lyon et Le Havre, paraissent les Salons de Rouen. Villle Musée selon Michelet, Rouen fut en effet un foyer d’art solide et durable. Les expositions qui y furent organisées montrent souvent une originalité vraie par rapport aux Salons parisiens.

François Lespinasse et Gérard Bonnin sont spécialistes de la peinture normande. François Lespinasse est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages faisant autorité quant à l’École de Rouen ; inlassable chercheur depuis plus de trois décennies, il a sur l’époque picturale rouennaise regard tout à la fois diachronique et synchronique. Gérard Bonnin, orienté davantage vers l’estuaire de la Seine, est l’auteur des récents Salons du Havre.

Ensemble, ils sont parvenus à réunir les trente-neuf livrets des expositions municipales, les livrets de l’exposition des XXX et de la Société de peinture Moderne, les rares catalogues de la Société des Artistes Rouennais ainsi que maints livrets correspondant à des expositions exceptionnelles.

  • L’esprit des Expositions municipales a évolué de 1833 à 1921. De Paul Huet à Eugène Boudin,en passant par Camille Corot, Narcisse Diaz de la Peňa, Félix Ziem ou Théodore Rousseau, l’exposition a accueilli tous les meilleurs représentants de l’Ecole de la Nature chère à Pierre Miquel. Les très académiques Bouguereau, Bonnat ou Laurens y furent également encensés et Rosa Bonheur de même ; et puis, la modernité s’insinua (et finit par s’installer) avec Jongkind, Monet, Gauguin,  Pissarro, Valtat,  Sérusier, Bonnard et tant d’autres.
  • L’exposition des XXX (1907) et les cinq expositions de la Société de Peinture Moderne (1909 à 1914), très inspirée de la Libre Esthétique Bruxelloise sont prestigieuses : Matisse, Angrand, Picabia, Dufy, Saint-Délis, Juan Gris, Larionov et Natalia Gontcharova ne sont qu’un minuscule abrégé des artistes notoires qui furent les invités de ces manifestations.
  • Les Salons des Artistes Rouennais ont rendu compte, année après année, du dynamisme extraordinaire de l’École de Rouen, Angrand et Lebourg, Frechon, Lemaitre et Delattre, Couchaux et Louvrier, Dumont, Pinchon ,Hodé sont des maîtres. Ils ont une manière d’écriture propre, comme s’ils avaient écouté et entendu Montaigne : « me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus vives que n’étaient les miennes premières ».
  • Et puis, de l’Exposition Nationale et Coloniale de 1896 jusqu’à la fabuleuse (et au catalogue introuvable) Exposition des peintres de la Mer en 1918-1919, sans méconnaître les manifestations de solidarité lors des deux guerres, Rouen ne manqua aucune occasion de parler (ou de se faire entendre) par la voix de la  peinture. Si créer c’est vivre deux fois, comme le disait Camus, ils sont assurément légion ces artistes admirés à Rouen, qui sont encore bien vivants.

 

La collection est donc tout à fait exhaustive ; elle se concrétise en un ensemble impressionnant de trois volumes de 670 pages chacun (2010 pages) et Pierre.SANCHEZ a enrichi la notice de chaque artiste (8000 artistes à exposer à Rouen dans les expositions de groupe de1833 à 1947) de références à leurs participations hors la Ville de Rouen..

 

Pierre Sanchez - Ed. l'Echelle deJacob

Pierre Sanchez - Ed. l'Echelle deJacob

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BON DE COMMANDE (salons et expo.Rouen - ed. Echelle de Jacob).

23 Février 2014, 14:23pm

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BON DE COMMANDE (salons et expo.Rouen - ed. Echelle de Jacob).

TROIS VOLUMES format 16x24 cm de 670 pages chacun (2010 pages)

reliés, cousus, collés, dos ronds, tranchefiles, signets, impression sur papier 70g

couverture sur carte 300g recouverte de toile du Marais

ISBN des 3 tomes : 9782359680447

Prix de vente : 327€ - tirage strictement limité à 300 exemplaires

NOM :………………………………………………………………………………………

ADRESSE :………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………

DÉSIRE RECEVOIR :

……………exemplaire(s) T. III à V (327€) : les Salons de Rouen (1833-1947)

……………exemplaire(s) (70€) : les salons de Dijon (1771-1950)

……………exemplaire(s) T. I à III (327€) : les salons de Lyon (1786-1918)

……………exemplaire(s) T. I et II (96€) : les salons de Lyon (1919-1945)

Franco de port pour la France et l’étranger

soit un montant de……………€

RÈGLEMENT :

à la commande par chèque sur une banque française en €, à l’ordre de l’Échelle de Jacob, ou par virement bancaire

signature : date :

bulletin à retourner à : L’Échelle de Jacob – 55 avenue Victor Hugo – 21000-DIJON

Tél. : 06 85 72 41 76 - e.mail : pierresanchez@neuf.fr - site internet : www.echelledejacob.fr

Ouvrage également disponible :

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INTERVIEW DE SYLVAIN AMIC

10 Février 2014, 16:18pm

Publié par le webmaster

 

 

Après de solides études scientifiques (Bac E puis DEUG de Physique), Sylvain Amic se tourne vers l'Education Nationale.

Pendant huit années d’enseignement, il poursuit en parallèle d’autres études, Langue et Civilisation Chinoise, puis Histoire de l'Art. Lauréat du concours de l'Ecole Nationale du Patrimoine en 1998, il se voit confier à sa sortie la charge de 'Conservateur XIXe, Art moderne et contemporain' au Musée Fabre de Montpellier. Il est, depuis septembre 2011, Directeur des Musées de Rouen.

 

Q : « Vous avez été, ainsi, en contact avec le truculent Maire de Montpellier, feu Georges Frêche ? 

 

Sylvain Amic : En effet, c’est lui qui m’a recruté et cela a été une expérience des plus fortes que de côtoyer un leader politique assez visionnaire, aux décisions sans appel. Il a beaucoup fait pour le développement de sa ville, de la culture en général et tout spécialement du Musée Fabre, en décidant la rénovation complète des bâtiments qui occasionna leur fermeture durant 5 longues années, pour un montant de 65 millions €. Pendant tout cet épisode, nous avons vécu le déménagement, les travaux, le chantier des collections, les expositions hors les murs, tout en maintenant une programmation au Pavillon populaire.

 

Q : Par exemple ?

 

SA : Durant mes 11 années au Musée Fabre, j’ai monté 24 expositions, grandes et petites. Les plus significatives avant la réouverture sont 'La Section d'or' en 2000, ma première exposition, où figurait déjà Pierre Dumont, grand peintre de 'l'Ecole de Rouen' ! Puis 'Kupka', 'Bonjour M. Courbet', 'Zao Wou-Ki' (qui a également été présent lors du 'Temps des Collections 2012' à Rouen, NDLR), et un joli dossier sur Bazille. Georges Frêche avait opportunément décidé que plus aucune œuvre de Frédéric Bazille ne passerait en vente de part le monde sans que la Ville de Montpellier ne soit sur les rangs ! Il y a désormais plus d’une quinzaine de toiles dans les collections du musée !

 

Q : Bazille qui mourut lors des premières escarmouches de la guerre de 1870 à l'âge de 28 ans, alors que son ami, Claude Monet s'était réfugié à Londres avec d'autres peintres...

 

SA : Et oui ! Bazille n'a laissé qu'une soixantaine d’œuvres ce qui, pour une vie de peintre, n’est qu’une œuvre de jeunesse. Ses dernières toiles laissaient entrevoir une inflexion significative dans son travail, peut-être vers Puvis de Chavannes.

A la réouverture du musée en 2007, une salle lui était consacrée dans l'exposition 'L’impressionnisme, de France et d’Amérique' dont j’étais le commissaire. Le rythme des grandes expositions n’a plus faibli, avec 'La couleur toujours recommencée', un hommage au marchand parisien Jean Fournier, la grande rétrospective 'Gustave Courbet', 'La vidéo, un art, une histoire' avec le Centre Pompidou, puis 'Emil Nolde', pour mon premier commissariat au Grand Palais, et enfin 'Alexandre Cabanel'.

 

Q : La fin du XIXème siècle est une période qui requiert votre attention !

 

SA : Le XIXème tout entier, car c’est la naissance du monde moderne. Tout ce qui fait notre contemporanéité se noue dans cette période-clef. L'artiste acquiert un nouveau statut, la démocratie finit par s’imposer, les innovations techniques foisonnent, c’est la révolution de la photographie !

 

Q : Photographie que vous avez accrochée à Rouen pour le festival Normandie Impressionniste 2013...

 

SA : Oui, je souhaitais accompagner les chefs-d’oeuvre de l’impressionnisme par les premiers chefs-d’œuvre de la photographie.

Monet est né en 1840, l’année de l’invention du négatif par Talbot, un an après la présentation du procédé de Louis Daguerre au public. Avec la commissaire de cette partie de l’exposition, Virginie Chardin, nous avons eu les mêmes exigences pour ces photographies que pour les toiles : les grands maîtres comme Le Gray ou Atget, les meilleurs tirages, même s’il fallait les chercher au MOMA.

Ce niveau d'exigence, c’est un peu le statut de ce musée qui l’impose. Rouen possède une collection de dimension internationale ; de grandes personnalités, comme Pierre Rosenberg, y ont fait leurs débuts ! Le musée a reçu de grandes donations comme celles de Depeaux bien sûr, mais aussi Hédou, Lebreton ou Baderou. Diederik Bakhuys (conservateur du Cabinet des Dessins du Musée de Rouen, NDLR) prépare une grande exposition sur le dessin français du XVIIIème, 'Trésors de l’ombre' (du 22 novembre 2013 au 24 février 2014), qui va rendre grâce à ces collectionneurs, mais aussi aux conservateurs qui ont œuvré pour les attirer.

 

Q : Comment avez-vous connu 'l'Ecole de Rouen' ?

 

SA : Nous avions deux Lebourg à Montpellier ! Je connaissais Angrand, superbe et rare, Pierre Hodé sûrement, Dumont avec 'La Section d'or' (il est même l’auteur du tableau éponyme).

Mais Charles Frechon m'étais inconnu, je me souviens de ma surprise en 2008 en recevant le carton d’invitation de Rouen ! J’ai découvert son œuvre avec le magnifique catalogue de Laurent Salomé.

Joseph Delattre a été une révélation grâce à la rétrospective organisée par votre Association au Conseil Général fin 2012. C’est vraiment un pivot dans le groupe.

J’ai découvert Lemaître dans les réserves du musée, avec beaucoup de curiosité ; voilà un peintre qui mériterait aussi que l’on s’intéresse à lui ! Il me fait penser à De Nittis (1846-1884).

Quant à Pinchon, la rapidité avec laquelle il a assimilé les plus modernes dans sa jeunesse me subjugue. Dans les premières années du siècle, je le rapproche de Jawlensky (1864-1941), de la peinture allemande, qui voit la couleur prendre le pas sur la composition. On voit que les peintres du crû peuvent dialoguer avec les mouvements picturaux internationaux.

 

Q : Et votre sentiment ?

 

SA : Pendant mes études d’histoire de l’art, j’ai beaucoup travaillé sur les artistes du pays de Nice au XIXème siècle, comme Hercule Trachel, Costa, Fricéro, Mossa, etc... Nous avons publié quelques livres avec mon ami Jean-Paul Potron et l’Academia Nissarda. Ces artistes nous montrent une réalité perdue, en peignant, par exemple, le premier chemin de fer qui arrivait à Nice ou 'La Promenade des Anglais' qui n'était qu'un modeste chemin... A Montpellier, j'avais fait rénover tout le fonds régional et créé, à la suite, une salle dédiée à ce fonds. Je suis très favorable aux Ecoles régionales, étant moi-même un provincial. Elles forment un substrat indispensable à l’émergence des grands maîtres.

 

Q : C'est pourquoi une salle 'Rouen et son Ecole' figurait dans votre expo 'Eblouissants reflets'.

 

SA : Je tenais à ce que l'Ecole de Rouen soit présente ! Mais, il fallait aussi se démarquer de l’exposition de 2010, qui avait fait une grande place à L'Ecole de Rouen. Il était logique pour le premier festival, de mettre à l’honneur Rouen comme sujet pour l’impressionnisme, mais du coup tout (ou presque !) a été dit. En 2013, le choix était de sortir du seul motif rouennais et de se tourner d'avantage vers l'Histoire de l'Art ! Mais nous en avons profité pour lever un mécénat et mener une campagne de restauration du fonds Depeaux dans les collections permanentes.

 

Q : Oui, cela était précisé sur les cartels de l'exposition.

 

SA : Et d'ailleurs, j'aimerais retravailler cette salle montrant 'L'Ecole de Rouen' dans les collections permanentes, un peu au niveau de l’éclairage, la couleur, qui mettraient mieux en valeur cette partie de la collection.

 

Q : Pierre Hodé sera sur les cimaises dans le cadre du 'Temps des Collections 2014-2015' ?

 

SA : Nous pensons en effet à une sélection de 20-30 œuvres. Hodé est vraiment un peintre intéressant, avec sa conception synthétique. Ses 'Ports de Rouen' sont très personnels avec une palette particulière, faite de tons métalliques rehaussés de quelques bruns, sans pittoresque. Et pourtant, ils traduisent une activité industrielle avec plus de sagacité que la peinture descriptive classique.

 

Q : Quel sont vos projets ? Mais, peut-être, allez-vous nous quitter avec le succès de votre exposition 'Eblouissants reflets'* ?

 

SA : Ah non, il n'est pas dans mes intentions de quitter Rouen ! La programmation est calée jusqu’à 2018, avec une exposition de qualité internationale chaque année, produite avec un grand musée européen. Celle qui s'annonce pour le printemps-été 2014, 'Cathédrales, 1789-1914, Un mythe moderne', explore la place de ce monument dans l'Histoire de l'Art (en partenariat franco-allemand et le Wallraf Richartz Museum de Cologne).

Et puis il y a cet autre temps fort chaque année à l’automne, 'Le Temps des collections', qui a pour but de valoriser ces fonds extraordinaires, et d’ouvrir nos portes à de nouveaux regards. Cette année, nous avons invité le designer Olivia Putman, l’ancien directeur du MNAM Germain Viatte, les artistes François Morellet, Bertrand Gadenne etc...

Ce nouveau cadre nous donne une grande liberté, et les sujets sont inépuisables ! L’automne et l’hiver sont désormais tout entiers consacrés à nos collections, avec cette année, en sus, une grande exposition, 'Trésors de l’ombre', 150 dessins du XVIIIème siècle français appartenant au Cabinet du Musée, seront présentés au public, dont de nombreux inédits.

Cela fait beaucoup de raisons pour poursuivre le travail ici, sans compter le développement des musées et les travaux qui pourraient se décider.

 

Q : Avez-vous des informations sur le prochain festival 'Normandie Impressionniste ?

 

SA : Il semblerait que le rythme triennal se confirme. Nous partirions donc pour 2016. Et puis je vous l'avoue : je suis un peu rassasié du 'Paysage' après deux éditions sur ce sujet. Je pense que le public apprécierait un renouvellement, avec un thème plus centré sur la figure. Nous y travaillions d’ores et déjà, mais on ne peut encore rien dire ! »

 

*L'exposition rouennaise 'Eblouissants reflets' a compté 182.368 visiteurs ; Le Havre : 81.709 ; et Caen : 77.869 (sources '76 ACTU')

 

 

Propos recueillis par Pierre Buychaut

 

 

 

INTERVIEW DE SYLVAIN AMIC
Sylvain AMIC

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