Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Amis de l'Ecole de Rouen

Exposition consacrée au peintre Rouennais LEON-JULES LEMAÎTRE à LONGUEVILLE/Scie

24 Juin 2016, 08:44am

Publié par le webmaster

L-J LEMAÏTRE - Le Pont Corneille à ROUEN  (musée de Louviers)

L-J LEMAÏTRE - Le Pont Corneille à ROUEN (musée de Louviers)

L’association Les Amis de La Linerie en partenariat avec la commune de Longueville-sur-Scie et l’action culturelle cantonale poursuit son exposition de portraits en s’intéressant plus particulièrement à un enfant du pays : le peintre impressionniste Léon Jules Lemaître né à Longueville-sur-Scie en 1850.

Le 29 Juin à 18 h00 à la Salle des fêtes de Longueville, François LESPINASSE, Expert spécialiste des Peintres de l'ECOLE DE ROUEN présentera une conférence ouverte à tous sur la carrière de L.J. LEMAÏTRE (gratuit).

F. LESPINASSE est l’auteur de nombreux ouvrages et expositions sur les artistes de l’Ecole de Rouen (Charles Angrand, Joseph Delattre, Albert Lebourg, La Normandie vue par les peintres, La Seine vue par les peintres etc.. Lors de cette conférence, il nous propose de mieux connaître Léon Jules Lemaître qui, bien qu’oublié de la mémoire locale et trop souvent ignoré tout comme ses amis les trois mousquetaires Delattre, Frechon, Angrand de l’Ecole de Rouen, a largement contribué à l’essor de l’impressionnisme en Normandie.


 

exposition

Voir les commentaires

conférence de F. LESPINASSE sur F. DEPEAUX, collectionneur d'Art

15 Juin 2016, 09:39am

Publié par le webmaster

conférence de F. LESPINASSE sur F. DEPEAUX, collectionneur d'Art

Voir les commentaires

MONFORT/Risle à la lumière des impressionnistes

3 Juin 2016, 12:02pm

Publié par le webmaster

RAPPEL AUX AMATEURS !

 

Dans le cadre de l’édition du Festival Normandie Impressionniste 2016, l’association Montfort Culture et Patrimoine présente les 4 et 5 juin 2016 :

"Montfort à la Lumière des Impressionnistes"

Nous rendrons hommage aux trois peintres talentueux natifs de Montfort sur Risle : Albert Lebourg, René Sautin et Marie Duret.

 Dans la grande salle du château la Motte de Montfort-sur-Risle, une exposition leur sera consacrée.

Les collections, privées pour l’essentiel, seront accompagnées de différentes œuvres d’autres peintres célèbres issus de l’Ecole de Rouen, tels que Raymond LECOURT, Marcel COUCHAUX… et seront proposées dans le cadre d’une exposition vente. 

L’exposition sera par ailleurs complétée le samedi 4 juin d’une conférence relative aux peintres de l’Ecole Normande présentée par François LESPINASSE expert de l’Ecole de Rouen. Les échanges entretenus par les artistes seront évoqués.

 Conjointement, une autre exposition/vente située dans la seconde salle du château la Motte présentera des œuvres de plusieurs peintres actuels à tendance néo-impressionniste dont les influences sont issues de l’Ecole de Rouen. Nous retrouverons, Jean QUEMERE, Yves BOUFFIGNY, Jean SIEURIN, Christiane STENFORT, Jean-Pierre BORDRY, Mireille EUGER, Philippe EUGER, Annie FOURNIER, Michel ABDOU, Chantal LECESNE, Jean-Claude LENORMAND, ORIA, Eric JONQUAIS …

L’exposition sera également complétée par un ensemble de sculptures présentées par des artistes issus de la région.

 Le dimache 5 juin, afin de renouer avec l’ambiance champêtre et les sorties durant lesquelles les artistes peignaient sur le motif, il sera proposé dans le parc du château un déjeuner sur l’herbe avec panier repas.

Et pour fixer l’impression dégagée par cette mise en scène, les peintres planteront leur chevalet dans le parc du château et réaliseront une œuvre sur le motif alors que d’autres artistes composeront des portraits pour renouer avec le thème du Festival.

 Dimanche 5 juin après-midi, Sophie DOUMALIN, Directrice de la Médiathèque du canton, proposera aux enfants et aux adultes une initiation aux arts plastiques.

Plusieurs ateliers seront proposés aux travers des différentes techniques et les débutants pourront acquérir les premiers éléments.

 Lieu : Château la Motte, rue Saint Pierre 27290 Montfort sur Risle

Horaires : les 4 et 5 juin de 9h00 à 19h00

 Entrée Libre / Animations gratuites

 Panier repas pour le Déjeuner sur l’herbe à réserver près de l’Office de Tourisme au 0232563576

Buvette / Stationnement à proximité immédiate

Informations / réservations: Office de Tourisme 0232563576

SUR LES PAS D’ALBERT LEBOURG

 En partenariat avec l’Office de Tourisme Val de Risle de Montfort sur Risle, sera proposée une randonnée culturelle autour de l’Impressionnisme :

 En compagnie de Chantal, peintre local, sera proposée une randonnée culturelle de 8 kms intitulée « Sur les pas d’Albert Lebourg ».

Nous évoquerons la vie du peintre à travers les environs de son village natal. Nous découvrirons la beauté des lieux qui a suscité les premiers émois créatifs d’Albert Lebourg exacerbant sa sensibilité   faisant de lui un artiste incontournable.                                                  Albert Lebourg - autuportrait --( Musée des beaux-arts de Rouen)                                                   

 Sur RDV près de l’Office de Tourisme les samedis 11 et 18 juin  - 0232563576

Voir les commentaires

au Musee des Beaux arts de ROUEN

14 Avril 2016, 09:41am

Publié par le webmaster

au Musee des Beaux arts de ROUEN

 

Dans le cadre de la 3ème édition du Festival Normandie Impressionniste

Présidé par Erik ORSENNA

"SCENES DE LA VIE IMPRESSIONNISTE"

 E. MANET

 A. RENOIR

Cl. MONET

B. MORISOT…

Exposition ouverte

au Musée des Beaux-arts de ROUEN

du 16 avril au 26 septembre 2016

de 10h à 18h tous les jours sauf les mardis et le dimanche 1er mai

Voir les commentaires

à la Chambre de Commerce et d'Industrie Seine Mer Normandie

14 Avril 2016, 08:31am

Publié par le webmaster

VERNISSAGE le 18 avril 2016 à 11h30 à la C.C.I.

VERNISSAGE le 18 avril 2016 à 11h30 à la C.C.I.

Voir les commentaires

DES SUPERBES EXPOSITIONS NOUVELLES...inaugurent la troisième édition du Festival Normandie Impressionniste

12 Avril 2016, 15:35pm

Publié par le webmaster

à la MAISON DE ARTS de

76120 GRAND-QUEVILLY, mail des arcades

organisée par la Municipalité avec la collaboration de François LESPINASSE, Commissaire de l'Exposition et de l'Association des Amis de l'Ecole de ROUEN présidée par Jean-Claude DELAHAYE,

et le parainage

d'Erik ORSENNA, Président  du Festival.

entrée libre

du lundi

au samedi

15h/16h

VERNISSSAGE DE

L'EXPOSITION

SAMEDI 23

AVRIL 2016

11heures

Voir les commentaires

François LESPINASSE publie un nouvel ouvrage

5 Mars 2016, 13:33pm

Publié par le webmaster

couverture du nouvel ouvrage de F.LESPINASSE : "François DEPEAUX (1853-1920)"

couverture du nouvel ouvrage de F.LESPINASSE : "François DEPEAUX (1853-1920)"

préfacé par Laurent SALOME,

Directeur scientifique de la Réunion des Musées Nationaux Grand Palais

comprenant 316 pages, 118 reproductions couleurs et 152 reproductions noir et blanc

réalisé avec la collaboration de l'Association des Amis de l'ECOLE DE ROUEN

Après la publication en 2010 de son essai "François DEPEAUX, un grand collectionneur" dans le catalogue "une ville pour l'impressionnisme, Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen" de l'exposition au Musée des beaux-arts, sous la Direction de Laurent Salomé, François Lespinasse a souhaité poursuivre son enquête sur le collectionneur Rouennais.

Une nouvelle visite au Pays de Galles et Swansea, un passage aux archives de Cardiff, la surprenante découverte des carnets journaliers de Jules Jacqueline, Directeur des Établissements Depeaux, entre autres, ont permis une meilleure approche du négociant-armateur , yachtman et propriétaire de 55 Sisley, 20 Monet, 9 Pissarro, 5 Toulouse-Lautrec, 6 Renoir, 39 Lebourg, 20 Guillaumin, 1 Gauguin, et des meilleures œuvres de Delattre, de Pinchon et Ottmann.

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

 

Prix de souscription :

29 € jusqu'au 16 avril 2016

32 € au-delà de cette date

 

Règlement à adresser à l'ordre de :

l'ASSOCIATION DES AMIS DE L'ECOLE DE ROUEN

437 rue de Griolet

76320 Saint-Pierre-lès-ELBEUF

(date d'envoi de l'ouvrage mi-avril après règlement)

Voir les commentaires

Charles ANGRAND, un Normand parmi les plus importants peintres

9 Février 2016, 12:57pm

Publié par le webmaster

Charles Angrand (1854-1926), Dans l’île des Ravageurs, 1885, huile sur toile marouflée, signée, 46 x 55 cm.

Charles Angrand (1854-1926), Dans l’île des Ravageurs, 1885, huile sur toile marouflée, signée, 46 x 55 cm.

A Lorient, le samedi 19 décembre 2015 s’est vendu un tableau de l’artiste «  Dans l’ile des ravageurs, en automne » peint en 1885, 136.000 euros. A ce prix, ajoutons les frais de 14,40 % et nous arrivons à la somme très élevée de 155 584 euros.

De format 10 : 0,46 X 0,55, cette  petite toile impressionniste est une exceptionnelle découverte.

Qui est donc ce peintre, né le 19 avril dans le bourg de Criquetot-sur-Ouville en plein pays cauchois à équidistance des falaises de la côte d’Albatre et des boucles de la Seine ?

Ch.Angrand - autoportrait - 1880

Ses œuvres figurent dans les plus grands musées du monde : Metropolitan Museum New-York, Dallas Museum, National Gallery Londres, Orsay Paris, Petit-Palais Genève, Van Gogh Museum Amsterdam, Tournai, Ny Carlsberg Glypothek  Copenhague mais aussi Rouen, Helsinki, Bagnoles-sur-Cèze, Dieppe…  Et pourtant son œuvre peint ne comporte pas plus de 80 numéros.

Destiné par ses parents à l’enseignement, le père est lui-même instituteur à Criquetot de 1849 à 1875, Charles Angrand va gagner aRouen et devenir répétiteur au Lycée Corneille de Rouen. Là, dans la ville aux cent clochers, il suit les cours de l’Académie de peinture et de dessin située dans l’enclave Sainte-Marie à deux pas du Lycée.

En 1875, il visite l’exposition Corot à Paris et décide de se tourner vers la peinture.

Son premier envoi officiel est pour le 26 ème Salon municipal de Rouen avec « Fleurs des champs » en 1878. Il souhaite partir pour Paris dès 1’année suivante mais sa demande est refusée.

A l’Académie, ses professeurs ont pour nom : Gustave Morin (1809-1886) Philippe Zacharie (1849-1915) puis Edmond Lebel (1834-1908), ses collègues Charles Frechon (1856-1929 )et Joseph Delattre (1858-1912). L’un des anciens élèves de l’Académie est Léon Jules Lemaitre (1850-1905) à qui le 21 mars 1879 le conseil municipal de Rouen refuse la demande du peintre de voir prolonger une bourse de sixième année à Paris.

Ces jeunes artistes sont gagnés par le pleinairisme, et l’Impressionnisme, dont les expositions se sont tenues en 1874,1876 et 1877 et vont se poursuivre à cinq reprises (1879,1880,1881,1882 et 1886) .

Léon Jules Lemaitre est le mentor rouennais de ces artistes. Tous optent pour ce mouvement novateur.

Charles Angrand adresse en 1880 au Salon de Rouen «  La Gare Saint-Sever », « ce paysage, quel paysage!, appartient à l’Ecole Impressionniste …  »   écrit le critique du « Nouvelliste » puis en 1882 à ce même Salon « Le Gardeur de dindons » et « Autoportrait » (fusain).

le gardeur de dindons - 1881 - coll.part.

À la rentrée scolaire de 1882, il est nommé comme répétiteur au collège Chaptal, 45 Boulevard des Batignolles à Paris . Là, commence l’aventure parisienne qui va durer quatorze ans.

En 1883, Charles Angrand tente le Salon mais est refusé. Il écrit à Claude Monet pour rejoindre le groupe et essuie un nouveau refus.

La proximité de la place Clichy, du Café Guerbois, de la Nouvelle Athènes depuis Chaptal, lui permet de rencontrer les meilleurs éléments des milieux littéraires et artistiques de Paris, alors capitale mondiale des Arts.

Il adhère à la « Société des jeunes artistes » où il expose. Il est remarqué par le journaliste de Lutèce qui écrit le 29 décembre : «… signalons encore M. Angrand qui fait de l’impressionnisme, sans tomber dans la charge … ».

Mais, surtout il va faire partie des fondateurs de la Société des artistes indépendants « basée sur le principe de la suppression des jurys d’admission, a pour but de permettre aux Artistes de présenter librement leurs œuvres au jugement du Public » . Il rencontre Georges Seurat, Paul Signac, Albert Dubois-Pillet.

L’éloignement avec ses parents donne à l’artiste le devoir de les informer d’une manière régulière, mais aussi ses amis peintres en particulier Delattre et Frechon.

Cette correspondance nous permet ainsi de mieux connaitre l’artiste et les événements artistiques de la capitale.

Le 29 avril 1884 à ses parents : « …encore refusé : ils sont constants dans leur exclusivisme. Peut-être exposerai-je néanmoins. Un groupe d‘artistes indépendants s‘est réuni pour décider une exposition privée (…) Ce groupe d’indépendants n’a rien de commun avec les impressionnistes. L’exposition ne sera rien autre chose qu’un salon des refusés. »

Et cette autre missive : « Je suis allé jusqu’au boulevard Magenta voir un peintre de mes amis, un impressionniste. Je tenais à le voir. On m’avait dit qu’il terminait un grand tableau. C’est Seurat, celui-là même qui avait acheté mes Fleurs ».

La Société des Artistes Indépendants est créée le 4 juin 1884.

La première exposition se tient du 10 décembre 1884 au 30 janvier 1885 Charles Angrand envoie « Dans le jardin » et « Dans la basse-cour ». Les critiques sont sévères dans « La France » du 12 décembre : « Les Indépendants, c‘est-à-dire les refusés du Salon annuel, les fruits secs de la palette et de la terre glaise se sont organisés en société ( …) C‘est insensé! Voyez-vous les écoliers apportaient leurs barbouillages et leurs cahiers de devoirs ».Dans «La Ligue » : «  quel jury un peu éclairé consentirait à admettre les productions des neuf dixièmes d’entre eux. On sort de là attristé et colère ». Tel est le climat.

Après cette exposition, il écrit à ses parents : «je suis allé reprendre mes toiles aux Indépendants. Nous sommes arrivés à un déficit assez considérable. C’était à prévoir. Le choléra n’était plus d’actualité. A Paris, l’occasion est tout. Résultat : nous sommes quelques uns que l’exposition a fait connaître. Avec de l’obstination, nous pouvons peut-être nous en tirer. Durand-Ruel est en train de passer une réclame sérieuse de notre côté ( j’entend du côté des anciens du groupe) ; nous ne pouvons qu’y gagner».

la couseuse - 1885 - coll.part.

En 1885, les correspondances familiales font le point sur le quotidien de l’artiste. En mai, il informe la famille du décès de Victor Hugo. A son retour à Criquetot pour les vacances scolaires, il se replonge dans l’univers normand.

Il entreprend deux tableaux importants « La Couseuse », sa mère cousant dans la pièce principale de l’habitation, et une étude éponyme. « Dans le jardin » représentant son père bêchant dans le potager jouxtant la maison.

Puis de retour à Paris, il se rend sur le bord de Seine au nord de la capitale. Charles Angrand aime se rendre à Asnières. Il apprécie tout particulièrement la tranquillité de l’ile des ravageurs habitée par des chiffonniers et peut dresser là, le format 10 (0,46 X 0, 55) objet de ces lignes.

Comme l’écrit Robert L. Herbert : « la Seine, dans la banlieue de Paris était depuis longtemps le point où se rejoignaient la ville et la campagne, mais cette imbrication était devenue plus sensible avec la prolifération des usines et l’envahissement progressif des terrains vagues, par des maisons de commerce et les immeubles locatifs».

En 1886, plusieurs événements considérables ont lieu :

-     la huitième et dernière exposition du groupe impressionniste, du 15 mai au 15 juin où Georges Seurat présente « Un dimanche après-midi à la Grande Jatte » peint selon la méthode qu’il vient d’inventer : la division du ton.

-     l’apparition du terme « néo-impressionniste » lancé par Félix Fénéon,

-     l’arrivée de Vincent Van Gogh à Paris,

-     le manifeste du symbolisme par Moréas …  

En cours d’année, Charles Angrand exécute plusieurs toiles importantes : « La Seine à Saint-Ouen » et deux formats 30 : « la Ligne de l’ouest à sa sortie de Paris, vue prise des fortifications et, Terrains vagues (Clichy)». 

Du 21 août au 21 septembre, la seconde exposition de la société des artistes indépendants a lieu dans un baraquement des Tuileries à Paris. Charles Angrand est à Criquetot-sur-Ouville où il exécute sa première toile divisionniste « Un Coin de ferme »

 Grâce à l’amitié et complicité du critique Jean Le Fustec (1855-1910), collègue à Chaptal, il peut accrocher six toiles au salon parisien. Ce sont : «  Femme cousant; La Ligne de l’ouest; Le Fumier; La Seine, le matin; Terrains vagues (Clichy) et Dans l’ile des ravageurs, en automne »   

le fumier - 1890 - col;part.

A l’occasion de la dernière exposition du groupe apparait Félix Fénéon (1861-1944) remarquable critique d’art, journaliste. Il rend compte de l’envoi du Normand : « Angrand qui exposait pour la première fois en 1883, n’a pas adopté la facture impersonnelle et comme abstraite des dissidents de l’impressionnisme : sa brosse, d’une violence rusée, travaille et triture ingénieusement une pâte épaisse et plastique, la configure en reliefs, l’érafle, l’écorche, la guilloche et la papelonne. Le requièrent surtout des scènes de la vie agreste normande, et les environs immédiats de Paris : ses Terrains vagues à Clichy (1886), sa Ligne de l’Ouest à sa sortie de Paris, sa vue prise des terrains vagues (1886) se particularisent par leur sapidité, leur mélancolie rude, une tendance aux tons graves ».

Deux autres critiques sont particulièrement intéressantes, celles de Le Fustec dans Le Journal des Artistes dirigé depuis 1882 par Louis Alphonse Bouvret (1831-1898). La première est du 22 août : « …s’ils étaient des adeptes de l’École, ces artistes auraient parmi les paysagistes connus des notoriétés remarquables parce qu’ils sont riches en talent. Nous leur demandons qu’ils nous donnent au moins l’équivalent de ce qu’ils nous accorderaient s’ils étaient des habitués du Salon » ;. et d’ajouter le 29 août : « reste Angrand. A première vue les œuvres de cet artiste vous imposent l’opinion qu’ils ont été faits devant la nature. Que vous preniez le paysage normand ou le paysage parisien, l’impression est la même. Il y a dans ces toiles une sincérité à laquelle on ne se trompe pas. Ses verdures sentent le terroir. Ses paysages d’automne aux environs de Paris vous parlent du sol crayeux qui les porte, de même que les gazons normands plantureux, gras, puissants vous racontent la terre vigoureuse qui les produit (…) En somme, Angrand fait œuvre d’artiste en soumettant sa palette et son pinceau à l’observation. Il se place ainsi dans le grand champ de la liberté artistique où nul ne peut se donner carrière s’il n’a en lui les ressources suffisantes pour être original. Les toiles qu’il a données à cette exposition affirment énergiquement son originalité. A vrai dire il n’est pas encore arrivé à son but dans cette voie. Mais il y a chez lui un progrès qui a été constaté dès le premier jour et qui, nous en sommes convaincu, persistera tant que cet artiste fera œuvre d’impressionniste véritable en se maintenant dans l’observation ».

De l’été 1886 à la mort de Seurat, survenue le 29 mars 1891, Charles Angrand va réaliser une dizaine de toiles divisées ( L’Accident, La Seine à l’aube, Les Moyettes, Scène de moisson, Le Fumier …)

l'acccident - 1887 - coll.part.

Il expliquera à Eugène Brieux (1858-1932) en mars 1889 les raisons de ce choix et reviendra sur ces toiles précédentes : « …J’indique cette tendance à raison de la volte face que je dois maintenant avouer et qui m’a amené, non sans des études intermédiaires se réclamant de Monet : Les terrains vagues, l’Ile des Ravageurs, La Ligne de l’ouest - à la recherche actuelle sur laquelle je vous demanderai de m’étendre un peu … ».

 

La toile qui vient d’être vendue à Lorient, dont le premier propriétaire, ainsi qu’il est consigné dans le Mémorandum manuscrit des œuvres données ou vendues, fut Monsieur PLÉ, fondateur de la maison de fournitures pour artistes à Paris. C'est un élément supplémentaire pour affirmer la place exceptionnelle de Charles Angrand parmi les peintres de sa génération.

Terminons par cette maxime du peintre : «  Le tableau doit être avant tout une composition, c’est-à-dire une organisation par l’esprit, des lignes, formes, couleurs, en vue d’une harmonie expressive. ».

D’autres découvertes sont prévisibles, et elles apporteront une nouvelle preuve indiscutable de l’immense talent de cet artiste si peu à l’honneur dans sa contrée natale.

 

François Lespinasse,

décembre 2015

Voir les commentaires

une Oeuvre, une Histoire par Brice Aurpeuthy et JACBA

15 Janvier 2016, 14:32pm

Publié par le webmaster

Narcisse GUILBERT - le Pré aux Loups - huile sur toile - 1930/1935 - 65x81 ( coll. partic.)

Narcisse GUILBERT - le Pré aux Loups - huile sur toile - 1930/1935 - 65x81 ( coll. partic.)

QUI : Narcisse GUILBERT (1878-1942)

QUAND : 1930/1935

QU’ EST-CE : Le Pré aux Loups sous la neige (huile sur toile, coll. part.)

COMMENT :

Narcisse Guilbert est originaire de Bouville*, village situé sur la route de Rouen qui mène à Yvetôt.

Dès l'ouverture de l'Académie Libre de Peinture, en 1896, il s'inscrit aux leçons prodiguées par Joseph Delattre (1858-1912), en compagnie de Couchaux, Louvrier, etc... tout un aréopage d'artistes qui formeront la deuxième génération des Peintres de l'Ecole de Rouen.

Fidèle aux principes impressionnistes, Narcisse Guilbert nous livre ici une composition solide, avec la puissante transversale des quais qui accompagne l’œil jusqu'aux usines à gaz et donne la perspective au tableau. Les 2 ducs-d'Albe plantés dans la Seine, au 1er plan, quant à eux, construisent la profondeur, tels 2 effets repoussoir au ton sombre.

La palette est restreinte, même si la neige se couvre de nombreux reflets. C'est le ciel, chargé de neige, qui assoit la réussite de cette œuvre : teintes diaprées orangées qui se mirent dans le flot de quelques touches larges et puissantes.

Brice AURPEUTHY

* L'AER avait monté une rétrospective en la mairie, en mai 2006

LA SITUATION POLITIQUE EN FRANCE DANS LES ANNÉES 1930-1935

Le krach financier de 1929, consécutif à une bulle spéculative, est une crise boursière qui se déroula à la Bourse de New York entre le jeudi 24 octobre et le mardi 29 octobre 1929. Cet événement marque le début de la plus grande crise économique du XXe siècle.

Le chômage explose en France en 1931 et 1932, passant en moins de deux ans dans le secteur industriel de 2 % à plus de 15 %.

La perspective des élections générales de 1932 congèle la vie politique en France et le budget de 1932 est largement déficitaire, ce qui n’est pas admissible pour l’opinion publique de l’époque Le 19 avril 1933, le dollar se détache à son tour de l’or. Le cours du dollar en francs tombe de 25.50 à cette date à 18.25 en juillet.

La France se trouve dans une situation de plus en plus intenable

Gaston Doumergue, chargé en 1934 de remettre de l’ordre dans la république en danger à un moment où la rue commence à bouger. Il engage le pays dans une forme de déflation par une suite de décrets lois et une réforme fiscale en mai. Ils prévoient une réduction des effectifs de fonctionnaires et la baisse des salaires nets par l’instauration d’un prélèvement de 5 %. Les pensions des anciens combattants sont diminuées.

Des ligues d'extrême droite (Croix-de-Feu, Jeunesses patriotes, etc.) sont apparues  dès la fin des années 1920 mais n'atteignent leur pleine puissance que sous le second cartel des gauches. Avec l'Affaire Stavisky en 1934, elles déclenchent des émeutes antiparlementaires. Face à ce danger se crée le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes et se dessine une unité des partis de gauche qui donnera le "Front Populaire".

La crise mondiale accentue les déséquilibres structurels. L'économie française n'est plus compétitive, surtout après la dévaluation de la livre sterling en 1931, Les campagnes sont gravement atteintes par la baisse des prix agricoles, les faillites se multiplient. Le chômage, complet ou à temps partiel, touche toutes les catégories sociales et atteint rapidement 15%. En mai 1936, commencera  un mouvement de grève qui s'amplifiera et bloquera le pays.

Le gouvernement Laval (le quatrième, qui s’installe en juin 1935) est contraint de légiférer par décrets-lois, droit qu’il obtient dès son investiture. L’objectif est clair : résister par tous moyens à une dévaluation et sortir de « la crise de spéculation » par une déflation effective, rigoureuse et annoncée.

Les élections législatives françaises de 1936 sont remportées par le Front populaire mené par Léon Blum.

  La déclaration d'investiture de Léon Blum aborde la question de la dévaluation : "le pays n’a pas à attendre de nous ni à redouter de nous que nous couvrions un beau matin les murs des affiches blanches de la dévaluation ». Mais le 26 septembre, le Franc Poincaré a vécu : la dévaluation est annoncée, comprise entre 25 et 35 %.

 

 

LA SOCIETE et L'INDUSTRIE

LES INVENTIONS

les premiers enregistrements en stéréophonie

En réalité, la toute première expérience de son en stéréo (une manière de recréer l’illusion d’un espace sonore, à l’aide de deux canaux, gauche et droit) remonte au "théâtrophone" de Clément Ader, en 1881.

le moulin à légumes

Dans le domaine de l’électroménager, le « moulin à légumes » fait son apparition à cette époque, d’abord en Belgique où Victor Simon fait breveter son « Passe-Vite » le 16 février 1932, Jean Mantelet dépose un brevet pour son modèle de moulin, un appareil basé sur la rotation.: entre 1933 et 1935, deux millions d’appareils sont vendus. Jean Mantelet crée la société « Moulin-Légume », qui devient Moulinex en 1937.

mais aussi ...

le premier antivol de voiture, par l'industriel allemand Abram Neiman,

les premiers surgelés mis en vente par dix épiciers du Massachusetts (de la marque Clarence Birdeye),

les jouets Lego, le rasoir électrique

...et.les belles automobiles !.

LES ARTS

En 1932, dans une parution des "Cahiers d'Art", revue créée par Christian SERVOS en 1926 où se mêlent architecture, peinture, cinéma,  photographie, musique, etc…,  Stravinsky, Apollinaire, Salmon, Sweeney, s'expriment sur l’art de Picasso (lequel expose dans une galerie avec Man Ray et Matisse ).

Picasso devient bientôt, en compagnie de Matisse, Kandinsky et Man Ray ,"l'artiste central" incontournable de la revue).

Des numéros entiers sont consacrés à des questionnements au cœur de l’actualité culturelle de l’époque. En 1935, le surréalisme est à l’honneur dans un numéro spécial. En 1936, c’est l’objet dans tous ses aspects, « surréaliste », « mathématique », etc. qui y est étudié.

.Picasso - la crucifixion

 

LA MODE

Plumes, strass, paillettes et robes droites enchantent les femmes les plus coquettes. La mode de l'époque est un subtil mélange de dentelles, de cotons, de franges, et de jersey, de robes pailletées d'argent et de boléros de plumes et de satin moiré.

JACBA

une Oeuvre, une Histoire par Brice Aurpeuthy et JACBA
une Oeuvre, une Histoire par Brice Aurpeuthy et JACBA

Voir les commentaires

Voeux du Président des A.E.R.

12 Janvier 2016, 13:35pm

Publié par le webmaster

Jules Lemaître -bords de Seine à Croissey - (prop. AER)

Jules Lemaître -bords de Seine à Croissey - (prop. AER)

Cher(e)  Ami(e) Membre ,

Permettez-moi de vous présenter mes tous meilleurs voeux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2016 qui commence.

L’année 2015 a  été une année calme en matière d’exposition. Nous ne sommes en effet intervenus que pour l’exposition « Pierre HODE », dans le cadre du Temps des Collections, qui s’est tenue au musée des Beaux Arts de Rouen jusqu’en juillet.

Mais nous avons mis cette relative accalmie à profit pour mieux préparer les deux expositions pour lesquelles l’association est directement concernée, à l’occasion du  festival Normandie impressionniste 2016.

Ces deux expositions se tiendront à la Maison des Arts de Grand Quevilly (Portaits choisis) et dans le salon d’honneur de la Chambre de Commerce de Rouen ( Portaits et scènes de vie impressionnistes) et commenceront vers mi avril.

Vous recevrez, bien entendu, le moment venu, une invitation pour le vernissage de ces expositions.

Ces deux expositions feront chacune l’objet d’un ouvrage reproduisant notamment les œuvres présentées.

Il est à noter qu’à l’occasion de ces vernissages, François LESPINASSE  dédicacera un important ouvrage retraçant la vie de François DEPEAUX. Il vous sera d’ailleurs possible de réserver cet ouvrage, à des conditions préférentielles qui vous seront prochainement communiquées, sur le site internet de notre Association.

Rappelons que depuis sa création en 2008, notre site a vu le nombre de ses rubriques s’enrichir et je ne saurai trop vous  encourager  à lui rendre régulièrement visite afin de suivre au mieux  l’évolution de nos projets.

Par ailleurs, nous discutons toujours avec le Musée des Beaux Arts de Rouen pour une possible exposition à l’automne 2016 consacrée aux œuvres de Léon Jules LEMAITRE.

Nous continuons également notre recherche (difficile) d’une salle à Paris pour nous permettre de mettre en lumière les plus belles toiles de nos chers Artistes.

D’autre part, le moment est arrivé de renouveler votre cotisation pour l’année 2016. Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association.

Le montant de la cotisation est toujours de 20 Euros.

Je vous remercie par avance pour votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’Ecole de Rouen.

Vous renouvelant mes vœux pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, Cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

                                                                               Jean-Claude DELAHAYE

                                                                              Président de l’Association

Je me joins à notre Président pour vous transmettre les voeux les plus sincères de l'Equipe de la rédaction du site pour cette ouvelle année.

Jacques BASSET  Webmestre

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>