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Les Amis de l'Ecole de Rouen

De l'exposition japonaise de peintres de l'Ecole de Rouen

3 Février 2015, 13:14pm

Publié par le webmaster

5 oeuvres de R.A.P. PINCHON accrochées...

5 oeuvres de R.A.P. PINCHON accrochées...

Dans deux articles précédents de sa rubrique (1), notre collaborateur Hubert PRIAUCEY vous a fait partager le voyage de nos Peintres de L'École de Rouen au Japon (Albert LEBOURG, Léon-Jules LEMAITRE, Charles FRECHON, Joseph DELATTRE et Robert-Antoine PINCHON),

Il vous présente ci-dessous, dans un troisième papier, les impressions qu'Annette HAUDIQUET (2), Directrice du Musée André MALRAUX du Havre et commissaire de cette exposition itinérante (en collaboration avec BRAIN TRUST INC. TOKYO), a bien voulu lui confier à votre intention.

Nous lui adressons nos plus sincères remerciements.

Écoutons-la répondre aux questions d'Hubert.

Annette Haudiquet (photo G.OLIVIER) :

la commande japonaise était très vague : quelque chose sur la Normandie et sur l'Impressionnisme !                                           

Mais tout le monde veut traiter de la Normandie Impressionniste et je leur ai suggéré qu'il fallait raconter une histoire plus large. Or, en 2009, avec les Musées de Caen, Rouen et Le Havre, nous avions déjà fait cette démarche (Voyages Pittoresques - ndlr), sur laquelle nous nous sommes reposés cette fois-ci. Et en y ajoutant Raoul DUFY qui est, pour moi, le Peintre de l'Estuaire de la Seine ! Comme BOUDIN auparavant.

H.PRIAUCEYalors cette histoire ?

AH : elle débute avec les Anglais et les Romantiques (1815-1820) pour se terminer avec la Photographie Contemporaine, en passant par l'Impressionnisme, le Fauvisme et donc l'École de Rouen qui se situe à la charnière des deux.

HP : Comment vous est venue l'idée d'incorporer l'École de Rouen?

AH : Ce sont les œuvres que j'avais repérées en 2010 au Musée de Rouen lors de Normandie Impressionniste. Dès lors, j'ai demandé vos coordonnées à Sylvain AMIC (Directeur des Musées de Rouen). Et puis, j'avais travaillé avec Bernay et Cédric PANNEVEL (Directeur du Musée des Beaux Arts de Bernay - ndlr) m'a également orienté vers votre Association, dont il m'a vanté la générosité de vos prêts.

HP: quelle place leur accordez-vous dans l'exposition ?

AH : à mon avis, ils ont un parcours parallèle à Félix VALLOTTON et les premières œuvres de FRIESZ et même DUFY. On est à la charnière du XIXème et du XXème siècle et ces peintres s'affranchissent du traitement particulier de la lumière pour se tourner vers la couleur. Ce qui est encore plus manifeste chez VALLOTTON (voir ci-dessous), avec un travail de simplification,travail, d'ailleurs, qui ne s'effectue plus sur nature mais à l'atelier, c'est à dire de mémoire ou à partir de photographies !

HP : d’où votre choix du fauve PINCHON, plus que des impressionnistes LEBOURG et FRECHON...

AH : alors, il faut bien comprendre que cette histoire, cette exposition, s'étale sur presque deux siècles puisque l'on part de 1820 à aujourd'hui. D'autre part, les lieux d'exposition ne sont pas très larges, en tout cas celui du SOMPO de Tokyo. Ces deux critères ont fait qu'il a fallu resserrer le propos et élaguer à plusieurs reprises. J'ai beaucoup insisté pour que L'École de Rouen marque la transition Impressionnisme – Fauvisme.

HP : J'aurais tendance à penser que vos confrères japonais ne connaissent que très peu, voire pas du tout, notre École de Rouen. Quelles ont été leurs réactions ?

AH : eh bien, là bas sur place, ils ont vraiment été saisis !! Ils ne connaissaient pas PINCHON, et ça les a vraiment sciés !! Donc mon choix les a convaincus. Et mon homologue du SOMPO, Madame Shôko KOBAYASHI, m'a fait part de son saisissement en découvrant, de visu, les œuvres de PINCHON. Plus que celles de FRECHON. Cela vient du fait qu'ils aiment beaucoup l'art, et surtout les compositions colorées. De la même façon, ils ne croyaient pas du tout à Henri de SAINT-DELIS et c'était intéressant à recontextualiser aussi dans son époque et dans son parcours.

HP : et votre choix en général ?

AH : plus de la moitié de l'exposition vient de collections publiques normandes et donc c'est une vraie promotion de notre patrimoine régional ! Cette expo débute par deux textes sur le Musée du Havre et celui de Honfleur, qui sont les deux plus gros prêteurs avec près de 17 œuvres chacun (l'AER prête 12 tableaux : 10 de l'Ecole de Rouen + 1 BOUDIN + 1 LAPOSTOLET - ndlr) et qui sont, de plus, de part et d'autre de l'estuaire de la Seine, sujet de l'exposition !

J'ajoute, pour anecdote, que ''l'estuaire'' est totalement exotique pour nos confrères japonais. C'est une donnée géographique inconnue pour eux : un fleuve remonté par la mer, ce que cela autorisait et interdisait par la même frontière que cela peut représenter, la voie de pénétration vers la capitale... C'est un sujet qu'ils ont choisi.

Ils attendent 40.000 visiteurs pour la 1ère étape à Tokyo, visiteurs qui vont découvrir sur les cartels les noms des Musées prêteurs du Havre, de Honfleur, de Rouen, de Caen, de Trouville, de Bernay, etc... et donc une réelle densité de patrimoine normand. Et que cela leur donne envie de découvrir les vrais paysages typiques et la richesse des collections publiques normandes.

En résumé, il y a là une belle carte de visite laissée !

HP : à votre avis, que représente notre région pour les japonais ?

AH : ah! Vous ne pouvez pas vous y imaginer à quel point ils sont fous de Normandie !! La Normandie résonne de toutes sortes de fantasmes ! Par exemple, j'ai vu des publicités japonaises qui prenaient en référence le Mont Saint-Michel pour promouvoir une recette aux œufs car, pour eux, le Mont Saint-Michel, c'est également les plaisirs de la table avec la fameuse Mère Poulard !

HP : très étonnant à nos yeux...

AH : oui, oui ! Et lorsque mes deux homologues directeurs des Musées de Tokyo et de Hiroshima, Madame Shôko KOBAYASHI et Monsieur FURUTANI, sont venus en France au printemps afin de procéder à des repérages, ils ont découvert des paysages exotiques pour eux. Je les entendais s'exclamer devant des chênes, des hêtres ou des coquelicots et ils prenaient tout ce qu'ils pouvaient en photo ! Et des données purement physiques : je les ai vu s'arrêter net sur les falaises qui dominent l'estuaire et trouver que Le Ciel était ici immense !

HP : … ?

AH : car ils n'ont pas le même ressenti. Le Japon est une île volcanique et il y a toujours une nature préservée avec des montagnes abruptes qui empêchent toute implantation humaine ; une nature hostile ! Et des forêts sombres, noires, impénétrables, pleines d'esprits... Leur ciel est toujours coupé par cette nature.

HP : et quid de l'étape en Corée ?

AH : les Coréens ont une approche différente. Déjà, ils se sont entichés de CORCOS ; ils vont en faire leur œuvre phare (Vittorio CORCOS -1859/1933 - est un peintre italien portraitiste mondain, à rapprocher de Ernest-Ange DUEZ (voir ci-dessous à droite); la toile de DUEZ, prêtée par le Musée de Rouen, bénéficie d'un accrochage de choix au SOMPO - ndlr) ! Vous avouerez que CORCOS,  prêté par Honfleur, n'est pas l'artiste le plus célèbre du catalogue !

(voir ci-dessus, tableau de gauche)

HP : les collections du Musée des Beaux Arts du Havre ne renferment pas, à ma connaissance, de peintres de l'École de Rouen...

AH : non, mais en fait, pas beaucoup non plus de vues du Havre et même de Normandie. Cela tient à nos collectionneurs donateurs (Edouard SENN et Charles-Auguste MARANDE, membres du Cercle d'Art Moderne du début du XXème siècle NDR) qui n'ont ni "acheté du Havre" ni "acheté de la Normandie" !! Nos collectionneurs-donateurs sont des horsains. Par exemple DUFY n'a pas été acheté par nos collectionneurs et même les MARQUET sont des vues parisiennes. Ils n'avaient pas d'ancrage havrais, même si ils étaient partie prenante dans les décisions locales. Ils ont juste acheté BOUDIN et des Ports du Havre par PISSARRO. Ils se sentaient affranchis d'un quelconque héritage régional.

HP : quels sont vos projets ?

AH : notre projet à court terme porte sur Eugène BOUDIN, dans le cadre de Normandie Impressionniste 2016. Et puis, notre projet d'importance, en 2017, correspond au 500ème anniversaire de la création de la ville du Havre.

A savoir également que SAINT-DELIS n'a jamais été travaillé...

J'ajouterais que ce genre de collaboration Muma – AER pour cette exposition japonaise, a permis de nous rencontrer, et de mieux connaître et faire connaître l'École de Rouen.

Je sais que Sylvain AMIC (Directeur du Musée de Rouen NDR) présente actuellement une expo sur Pierre HODÉ. Nous avions un Port de Dieppe de HODÉ au Musée de Calais lorsque j'en étais le Conservateur. C'est un très bel artiste.

Propos recueillis par Hubert PRIAUCEY.

 

 (1) - 1er article publié le 26/10/2014 - 2ième article le 06/11/2014  - dans la catégorie la rubrique de H.PRIAUCEY

(2) - Annette HAUDIQUET possède un DEA Histoire de l'art ; elle intègre le Musée de Calais dont elle devient le Conservateur en chef en 1993 ; Musée du Havre en 2001 ; en 2004, elle accueille la donation SENN-FOULDS.

          Nous remercions également Mme HAUDIQUET pour ses clichés du Japon.

                                                                              

 

De l'exposition japonaise de peintres de l'Ecole de Rouen

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Interview d'Olivier CLEMENT par Pierre BUYCHAUT

15 Janvier 2015, 09:58am

Publié par le webmaster

suite de Natures Mortes de Pierre HODE - Musée des Beaux-Arts de Rouen -

suite de Natures Mortes de Pierre HODE - Musée des Beaux-Arts de Rouen -

A peine après avoir remercié François LESPINASSE pour ses commentaires, nous rencontrons Olivier CLÉMENT, conférencier émérite au Musée des Beaux Arts de Rouen, toujours dans la salle Pierre HODÉ, ce même soir 26 novembre 2014 de vernissage du 'Temps des Collections 2014-2015'.

En parallèle avec ses activités muséales, Olivier CLÉMENT a enseigné l'Histoire de l'Art à l'Université de Mont-Saint-Aignan, entre 2001 et 2012.

Pierre BUYCHAUT : que représente Pierre HODÉ dans votre très large connaissance de l'Histoire de l'Art ?

Olivier CLÉMENT : Eh bien, je découvre à l'instant avec vous cet accrochage.

Ce qui est émouvant, c'est que l'on voit la trajectoire de Pierre HODÉ et pas simplement les 2 ou 3 tableaux habituellement présentés sur les cimaises du Musée. Avec ses œuvres de jeunesse puis de maturité, son passage au travers du cubisme, des œuvres qui n'ont jamais été montrées de collections privées et quasiment inaccessibles !

La réalité de son œuvre est beaucoup plus complexe et beaucoup plus dense.

 PB :vous pourriez développer ?

OC : ce que l'on connaît et que l'on retient, ce sont ses tableaux véritablement cubistes.

Les œuvres fauves qui l'ancrent vraiment encore dans 'l'Ecole de Rouen', au sens traditionnel du terme, et près de PINCHON (1886-1943), sont beaucoup moins connues. D'où l'intérêt de cette exposition.

Car, on voit bien que Pierre HODÉ, dans sa première formation d'autodidacte, est d'obédience impressionniste comme, d'ailleurs, tous les artistes de sa génération. Et de plus, quand on est à Rouen, on est obligé de passer par ce style; à travers PINCHON, il n'a pu qu'être conscient des impressionnistes plus anciens et notamment ceux de la première génération de 'L'École de Rouen'. Puis, très vite, il s'en échappe.

PB : pour arriver à ce 'Port de Rouen' cubiste, qui appartient au Musée de Rouen ?

OC : oui, mais au demeurant, pendant longtemps, cette véritable belle œuvre cubiste bien menée, n'a pas été exposée, ce qui est dommage.

En fait, Pierre HODÉ reprend une thématique classique des Peintres de 'L'École de Rouen', mais la réactive profondément ! C'est très radical par rapport à ses débuts et à ce qui se passe à Rouen à l'époque !

Car, en partant de l'impressionnisme de ses débuts, il développe la subjectivité de la couleur (le 'fauvisme' - ndlr), puis ensuite la subjectivité cubiste. C'est à dire une reconstruction géométrique, formelle et purement mentale. Nous ne sommes plus dans le constat optique et la sensibilité visuelle à la manière impressionniste, mais dans un autre discours pictural dû à une analyse et une traduction intellectuelles.

Et, de plus, chromatiquement, par son 'Port de Rouen', Pierre HODÉ renie les splendeurs colorées de l'impressionnisme et du fauvisme. Rappelez-vous les décennies de la fin du XIXème et le début du XXème siècle dominées par une politique de la couleur violente, saturée. Le cubisme jouit d'une palette beaucoup plus retreinte, basée sur des gris et des tons de camaïeux, qui est une façon d'affirmer le côté mental de ce courant pictural qui n'est pas sensuel, lyrique ou sensible.

Et, pourtant ici, Pierre HODÉ emploie une palette qui reste plausible pour le climat de Rouen !

PB: ses 'Natures Mortes cubisantes' avec ses lettrés...

OC : dans la mesure où le peintre instaure la forme géométrique comme un élément de traduction du réel, il peut se pencher sur d'autres moyens de dire la réalité, comme les notes de musique, les lettres, les mots, les chiffres... qui accusent le plan, à la manière de ce que font BRAQUE et PICASSO une décennie avant lui.

En outre, il exprime un parti pris politique très engagé en prenant comme sujet le journal 'L’Œuvre' ( quotidien 'de gauche' à l'époque de Pierre HODÉ, qui parut de 1904 à 1946 - ndlr).

PB : puis, sa 'Nature-Morte à la mappemonde', l'une des dernières, un concentré daté de 1931...

OC : nous sommes devant autre chose que du cubisme.

Bien qu'il subsiste une logique qui vient du cubisme avec une simplification et une radicalisation des formes qui flottent dans l'espace, cependant on n'a plus ce jeu de géométrisation explosée : il y a unité du motif, motif qui devrait se voir brisé, fragmenté, démonté, aplani ou en collusion avec d'autres motifs et où l'indice fait sens. Ici, les motifs sont bien séparés.

Par contre, il y a une idée du purisme qui rejoint les recherches d'autres artistes des années 1930 qui choisissent une modernité plus sage. Je pense à MORANDI (Giorgio MORANDI, peintre italien, 1890-1964 - ndlr) qui aboutit aux mêmes conclusions : retour au réalisme, à l'ordre ; retour à un certain classicisme. Vous voyez ce plâtre 'à l'antique' dans la composition : c'est une volonté probante de citer les sources anciennes de l'Art, et de s'inscrire dans la tradition et non plus dans la rupture ! Idem avec ces instruments d'architecte !

Nous sommes au-delà du cubisme. C'est un 'après cubisme'.

PB : tournons-nous vers sa 'Rue de l'épicerie à la cible', si vous le voulez bien (retrouver dans l'article précédent - interview de F.LESPINASSE par P.BUYCHAUT )

OC : c'est évidemment très marqué par DELAUNAY ! Ce dernier produit ses 'Formes Rayonnantes' dans les années 1910, et aboutit à ses 'Rythmes' dans les années 1930.

Pierre HODÉ n'intègre pas encore ici, la fragmentation coloriste que DELAUNAY emploiera plus tard, ni son intensité chromatique. Le sujet est ici respecté. Et la description figurative l'emporte sur la dislocation future de DELAUNAY En même temps, il réactive un sujet traditionnel, typique qui, depuis le XVIIIème siècle, est devenu un motif emblématique rouennais. Pierre HODÉ revisite ce sujet et se le réapproprie dans un discours moderne.

Propos recueillis par Pierre BUYCHAUT

'le Port de Rouen' par P.HODE - Musée des Beaux-Arts de Rouen (don Galerie LAROCK-GRANOFF - 1996)

'le Port de Rouen' par P.HODE - Musée des Beaux-Arts de Rouen (don Galerie LAROCK-GRANOFF - 1996)

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LES VOEUX DU PRESIDENT

8 Janvier 2015, 16:09pm

Publié par le webmaster

Léon-Jules LEMAÏTRE les bords de Seine à Croisset - Coll. Les Amis de l'Ecole de ROUEN

Léon-Jules LEMAÏTRE les bords de Seine à Croisset - Coll. Les Amis de l'Ecole de ROUEN

Cher(e) Ami(e) Membre,

Permettez-moi de vous présenter tous mes meilleurs voeux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2015 qui commence.!!!

Depuis sa création en 2008, notre site Internet a vu le nombre de ses rubriques s’enrichir et je ne saurai trop vous encourager à lui rendre régulièrement visite afin de suivre au mieux l’évolution de nos projets (L’année 2014 a été marquée par le prêt par plusieurs membres de l’Association d’œuvres montrées au Japon puis en Corée du Sud dans le cadre de l'exposition 

« l’estuaire de la Seine, l’invention d’un paysage ».

Le Musée des Beaux Arts de Rouen a commencé en Novembre 2014 sa troisième exposition consacrée au «temps des collections». Une des salles est réservée à Pierre HODÉ et notre Association a joué un rôle très actif dans la mise à disposition d’une partie des œuvres retenues.

À ce sujet, il est important de préciser qu’un ouvrage consacré à Pierre HODÉ (avec plus de cent reproductions de tableaux) a été réalisé par François LESPINASSE, et exclusivement financé par notre Association.

 Je ne saurai trop insister sur la qualité de cet ouvrage et sur l’espoir que vous serez nombreux à le commander (à l'adresse A.E.R. ci-dessous) au prix de 20 € (frais d’expédition compris).

Par ailleurs, nous continuons également, non sans difficultés, notre recherche d’une salle à Paris pour nous permettre de mettre en lumière les plus belles toiles de nos chers Artistes.

Enfin, le moment est arrivé de penser à renouveler votre cotisation pour l’année 2015. Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association. Le montant de votre participation est toujours de 20 Euros.

Je vous remercie par avance pour votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’Ecole de Rouen).

 Vous renouvelant mes vœux pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

Jean-Claude DELAHAYE

Président de l’Association  LES AMIS DE L’ECOLE DE ROUEN

Association régie par la loi de 1901                                                                          

437 rue de Griolet

76320 Saint-Pierre-lès-Elbeuf

Tel: 02 35 81 17 71 - 06 13 50 46 30

 http://lesamisdelecolederouen.over-blog.com

NB : Les adhérents nous ayant rejoints depuis le 01.09.2014 ne sont pas concernés par l’appel à cotisation.  

 

nota bene  du Webmestre - pour des raisons liées à certaines contraintes du serveur over-blog que nous utilisons, les images que nous insérons dans le texte, ne s'ouvrent que si le site a été lancé avec le navigateur MOTZILLA-FIREFOX (et après clic gauche sur le mot de passe OK qui apparaît dans une fenêtre sur votre écran - identifiant le site privé hébergeur de nos images sur le net ). -  BONNE ANNEE !                                                                                             

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interview par Pierre BUYCHAUT de François LESPINASSE (14)

20 Décembre 2014, 15:02pm

Publié par le webmaster

A peine avons-nous interviewé Madame DUC, petite fille de Pierre HODÉ, et Madame PHILIPPE-MAILLE, filleule et nièce de Pierre HODÉ, que nous rencontrons François LESPINASSE dans cette même salle d'exposition consacrée à Pierre HODÉ par le Musée des Beaux-arts de Rouen.

Edité par notre Association des Amis des Peintres de l'Ecole de Rouen, un ouvrage est sorti des recherches récentes de François LESPINASSE sur notre peintre *.

* Pierre HODÉ par F.Lespinasse, en vente - 20€ au Musée des Beaux-arts et à la Librairie L'Armitière de ROUEN 

interview par Pierre BUYCHAUT de François LESPINASSE (14)

Pierre BUYCHAUT : nous voilà devant 25 toiles de Pierre HODÉ...

François LESPINASSE : C'est un travail remarquable de réunir 25 œuvres dans cette petite salle et j'en suis, comme vous pouvez le constater, tout ému ! Le Musée de Honfleur, en son temps, en avait réuni une soixantaine de numéros (Musée Eugène BOUDIN de Honfleur du 04 juillet au 27 septembre 1987, NDR). La sélection du Musée de Rouen est absolument brillante !

Pierre BUYCHAUT : peut-on s'arrêter sur une œuvre qui vous tient à cœur ?

François LESPINASSE: non, tout est sympathique et il y a des choses de grande qualité.

Pierre BUYCHAUT : Pierre HODÉ à ses débuts ? Il est autodidacte...

François LESPINASSE : on situe ses premières toiles, ses premières hésitations, vers 1909, il a 20 ans. Et de 1909 à 1914, il regarde évidemment du côté de PINCHON (Robert-Antoine PINCHON, 1886-1943, NDR), mais également du côté de DUMONT (Pierre DUMONT, 1884-1936, NDR) à qui il doit tout, comme il le dira avec beaucoup d'humilité. Mais de tous les artistes qu'il a fréquenté, c'est indiscutablement PINCHON qui lui a mis le pied à l'étrier et qui lui a apporté le plus au niveau pictural et surtout au niveau chromatique.

Pierre BUYCHAUT comme cette 'Maison Bleue' ?

François LESPINASSE : oui, cette composition est superbe ! Il y a recherche de tons et d'équilibre dans la composition, et cette toile montre toutes les hésitations d'un Pierre HODÉ débutant. Il est confronté, à cette époque, à tous les tumultes de la 'Société Normande de Peinture Moderne' (Société artistique créée par Pierre DUMONT en juin 1909 ; Robert-Antoine PINCHON en est membre du bureau, NDR). On voit bien, qu'à cette époque, il veut assimiler la leçon de Lebourg (1849-1928), comme celle de Joseph DELATTRE (1858-1912) et celle de Charles FRECHON (1856-1929). C'est un très beau début !

"la Maison Bleue" -collection particulère"

Pierre BUYCHAUT : allons, si vous le voulez bien, devant la série des Portraits dont celui, très brutal, du boxeur BRETONNEL, champion d'Europe en 1924 et qui met fin à ses jours en 1928 à l'âge de 23 ans.

François LESPINASSE : c'est un portrait que je connais depuis très longtemps. Celui-ci vient d'une collection particulière normande. Je tiens à rappeler qu'un pharmacien installé à Montmartre, Victor BOSSUAT, ami de Félix FÉNÉON mais aussi de Pierre HODÉ, a légué en 1935 au Musée de Nevers, parmi des œuvres magnifiques, un 'Boxeur Bretonnel' de HODÉ et une très très belle 'Lieutenance de Honfleur' absolument superbe et tout à fait remarquable !

Pierre BUYCHAUT : on peut dater ce portrait juste après son trophée européen ?

François LESPINASSE  : oui, oui, de 1925.

Pierre BUYCHAUT  : et Pierre HODÉ avait entrepris son expérience cubiste quelques années auparavant ?

François LESPINASSE : dans les années 1922.

Cette œuvre est la parfaite représentation de la période de 1924 – 1925 où il a été au plus haut niveau du 'synthétisme' et non pas du 'cubisme', car je pense que cette structure de composition ne possède pas de grande attache avec le 'cubisme', mais une recherche synthétique des formes qui est unique en son genre. Il n'a, alors, copié qui que ce soit !

On peut évidemment le rapprocher de Robert et Sonia DELAUNAY à un moment, avec ses compositions concentriques.

Pierre BUYCHAUT : comme la composition 'à la cible'

François LESPINASSE : je connais 3 tableaux 'à la cible'. Ce 'rue de l'épicerie à la cible' est un très bel exemple et une belle performance d'avoir pu le recueillir. C'est un tableau que je connais depuis 35 ans.  C'est ce qui me fait dire que plus d’œuvres réunies permettraient une vision beaucoup plus pointue de cet artiste totalement méconnu. Car, son œuvre peint est quantitativement très limité puisqu'on  le donne autour de 450 numéros, et une rétrospective en en réunissant 80 voire 100, serait absolument prodigieuse !

"la rue de l'épicerie" - collection particulière

Et j'ajouterais que si le fils de Pierre HODÉ, Pierre DUCENNE, n'avait pas donné un tableau au Musée de Rouen ('Remorqueurs à Conflans-ste-Honorine', 80x100, 1923, don en 1979, NDR), nous pouvons être certains que cet artiste serait resté très confidentiel !

Pierre BUYCHAUT  : vous nous citez ce tableau de Conflans. Alors, cette série de ports ?

FL : Il a habité à Paris à partir de 1913 à l'initiative de DUMONT et a réalisé de bords de Seine. A la fois de Paris et jusqu'à l'estuaire. Ce serait un thème intéressant à développer, car ses œuvres sont toujours réussies.

"la Lieutenance d'Honfleur" (coll.part.)

"la Lieutenance d'Honfleur" (coll.part.)

Pierre BUYCHAUT : et Honfleur ?

François LESPINASSE : Pierre HODÉ a séjourné plusieurs fois à Honfleur, car dès les premières expositions de la 'Société Normande de Peinture Moderne', il montre une 'Lieutenance' de Honfleur. Et puis, en 1924, il passe 6 mois à Honfleur puisqu'il tient la gérance du 'Café de Paris' voisin de 'l’Hôtel de France'. Il entame alors une série de Ports et de Lieutenance de Honfleur tout à fait exceptionnelle !

C'est incontestablement la plénitude de l’œuvre peint de HODÉ. C'est le moment où il est le plus créatif, et où il atteint l’approfondissement de ses recherches ! Là aussi, cette période honfleuraise mériterait une étude à part entière.

Pierre BUYCHAUT : et terminons par le 'Théâtre Synthétique'

François LESPINASSE : c'est une période qui mériterait d'être beaucoup mieux étudiée ! Car, après les années folles, il y a cette période des années 1930 durant lesquelles il rentre "en somnolence", quittant peu à peu la peinture pour se consacrer au développement des éléments structuraux de décors de théâtre. C'est une période importante de sa vie artistique.

Pierre HODE

photographie

Propos recueillis par Pierre Buychaut

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INTERVIEW par Pierre BUYCHAUT de proches parents de Pierre HODE (1889-1942)

7 Décembre 2014, 15:10pm

Publié par le webmaster

De gauche à droite, Mme DUC, M. DUC (fils de Mme DUC et arrière-petit-fils de P.HODE) et Mme PHILIPPE-MAILLE (filleule et nièce de P.HODE)

De gauche à droite, Mme DUC, M. DUC (fils de Mme DUC et arrière-petit-fils de P.HODE) et Mme PHILIPPE-MAILLE (filleule et nièce de P.HODE)

C'est le mercredi 26 novembre 2014, lors du vernissage de la 3ème édition du « Temps des Collections » du Musée des Beaux Arts de Rouen, que nous avons la joie de rencontrer Madame DUC, petite fille et Madame PHILIPPE-MAILLE, filleule et nièce du peintre Pierre HODÉ. En effet, cette édition rend hommage à ce dernier, dans la Salle Jacques-Émile Blanche du Musée.

Cette exposition d'environ 25 toiles, débute par une vitrine de photos, dessins et projets de décors de théâtre, dits 'décors synthétiques', faits d'éléments géométriques cubiques, sphériques et pyramidaux que le metteur en scène peut déplacer à volonté selon la scène. Enfin, l'accrochage montre les différentes périodes d'évolution de style du peintre : Impressionniste au côté de ses pairs PINCHON et DUMONT, "Natures Mortes cubisantes", portraits, puis une série de ports dont Rouen et Honfleur.

Marie-Claude COUDERT, conservateur au Musée de Rouen, est le commissaire de cette exposition.

Nous sommes, avec Mesdames DUC et PHILIPPE-MAILLE, assis face aux œuvres :

Q : « Alors, Mesdames ? 

Mme Philippe-Maille : ma première impression est très bonne et je suis même agréablement surprise !

Mme DUC : Oui oui, c'est très bien aménagé et ce n'est pas une exposition minime. C'est bien !

Q : L'accrochage balaye différents thèmes et périodes…

Mme D : Pierre HODÉ s'est beaucoup cherché. Il s'est inspiré de ses prédécesseurs mais sans jamais les copier. Il n'en a pris que l'inspiration ! Enfin, il a abouti à ses œuvres cubistes, analytiques.

Je dirais que c'est la couleur qui prime chez lui, pour rendre les formes cubistes. Ce n'est pas le trait. Les tons sont doux, sensibles.

Mme PM : Je me souviens de Pierre HODÉ dans son atelier à Montparnasse et, plus que ses tableaux, c'est sa création du « Théâtre Synthétique » qui m'a frappée !

Q : "Le Théâtre Synthétique"...

Mme D : J'ai eu le bonheur de le revoir, il y a une trentaine d'années, pour l'opéra de VERDI, Aïda (1984-POPB, Direction musicale de Michel PLASSON, Mise en scène et décors de Vittorio ROSSI, NDR), où les machinistes déplaçaient le décor géométrique à la vue du public.

Mme PM : Quant à moi, j'ai retrouvé ce "Théâtre Synthétique" au Théâtre des Arts de Rouen, pour le décor de "Véronique" (opéra d'André MESSAGER, en novembre 2008, Direction Nicolas CHALVIN, Mise en scène Alain GARICHOT, NDR).

Q : Vous vouliez nous conter quelques anecdotes ?

Mme D : Oui, Pierre HODÉ était à la fois Artiste et fantaisiste.

Tenez, une fois, il vient me chercher à la sortie de l'école, je devais avoir 7 ans, pour m'emmener voir un opéra des Concerts Colonne (Association créée par E. Colonne en 1873, NDR). Je me souviens, j'étais en tablier noir d'écolière.

Une autre fois, nous étions en famille à St Germain-des-Prés et nous remontions la rue de Rennes. Tout à coup, Pierre HODÉ et mon père décrètent de mimer le 'Paris – Strasbourg' à la marche. Ils se déshabillent alors et, en caleçon et fixe-chaussettes, ils remontent toute l'avenue jusqu'à la gare Montparnasse ! La fantaisie à l'état pur !

Une dernière : un midi à La Coupole, alors qu'il n'avait que très peu de moyens et qu'il venait finir de grignoter une maigre boulette, il se renverse sur sa banquette et il jette au serveur : « Allez, que l'on amène les danseuses hindoues ! ».

Mme PM : Je me souviens de ma communion solennelle, en 1936, à l'abbaye de Fécamp, avec les messieurs en smoking et les dames en robe longue. Arrive mon oncle Pierre HODÉ, qui n'était pas croyant mais toujours fidèle à la famille, en pantalon de velours et chemise écossaise ! Cela avait choqué mais j'étais ravie.

Mme D : Voila, c'était son côté fantaisiste et non conventionnel ! Horreur des honneurs ! Horreur des marchands de tableaux !.

Q : Nous fêtons le centenaire de la guerre de 1914. Pierre HODÉ a été réformé, mais il s'est engagé volontaire en 1917.

Mme D : Oui, il était aux Services de Santé, à ramasser les blessés dans les tranchées où il a été horriblement gazé et dont il est décédé des séquelles en 1942 à l'Hôpital BICHAT.

Je me rappelle que, quand j'étais petite, mon père se levait souvent la nuit afin d'aller chercher des sangsues à la pharmacie, tellement Pierre HODÉ suffoquait ! D'ailleurs, il ne pouvait pas dormir allongé mais assis dans un fauteuil bergère.

J'ajouterais qu'à la guerre de 1940, il s'est engagé avec mon père dans la Résistance ! Au sein du 'Réseau Nord'. Dans le vestibule de son appartement qui n'était jamais fermé à clef, il avait accroché un grand panneau bleu-blanc-rouge sur lequel il avait inscrit : "Ici, on est en FRANCE" !

Q : Un dernier mot sur cette commémoration ?

Mme PM : J'ai beaucoup lutté pour cet hommage, et pour obtenir une stèle dont j'aurais souhaité qu'elle se tienne Bd Pasteur à Rouen. Je suis très heureuse de le voir enfin exposé au Musée des Beaux Arts de Rouen. Et je remercie tous ceux qui ont contribué à sa réalisation de même que l'Association des Amis de l'École de Rouen.

Mme D : Je tiens à dire un grand merci à ma cousine, Mme PHILIPPE-MAILLE, dont je loue la pugnacité. Grâce à elle et à votre Association, Pierre HODÉ est rentré chez lui !

                                                                       Propos recueillis par Pierre Buychaut

 

natures mortes "cubisantes" - vitrines des projets de décors du Théâtre "synthétique" de l'époque impressionniste
natures mortes "cubisantes" - vitrines des projets de décors du Théâtre "synthétique" de l'époque impressionniste

natures mortes "cubisantes" - vitrines des projets de décors du Théâtre "synthétique" de l'époque impressionniste

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François LESPINASSE présente son nouveau livre produit par l'Association et consacré à la biographie du peintre Pierre HODÉ (1889-1942)

15 Novembre 2014, 16:02pm

Publié par le webmaster

​​Notre ami François LESPINASSE, depuis le début de l’année 2014, a mis de côté ses recherches sur l’École de Rouen et François DEPEAUX pour se consacrer à une biographie de Pierre HODÉ (1889-1942). Elle va sortir des presses de l’imprimerie Planète Graphique, à laquelle l‘Association des Amis de l’École de Rouen reste fidèle.

Le livre sera en vente le 26 novembre 2014 (1) en corrélation avec l‘exposition du musée des Beaux arts de Rouen  « Le Temps des Collections» , où une vingtaine de tableaux de Pierre HODÉ seront accrochés sur les cimaises du musée.

Quel sera le contenu de ce nouvel ouvrage ? Cent trente six pages, 97 documents noir et blanc et 115 reproductions couleurs de tableaux. 

Pour ce livre, l’auteur a bénéficié de l’aide de la petite fille de l’artiste. En 1979, François LESPINASSE avait eu l’occasion de rencontrer le fils du peintre, 23 boulevard du Montparnasse à Paris ; un quart de siècle s’est écoulé et un nouveau contact a pu s’établir avec les descendants du peintre. La filleule et petite nièce de Pierre HODÉ a elle aussi apporté sa contribution à une meilleure connaissance de cet artiste mal connu et quelque peu négligé.

Nous lui devons grâce à son opiniâtreté la présence des tableaux au musée. Qu’elle en soit remerciée.

En 1980, François LESPINASSE inclut Pierre HODÉ dans son livre « L’École de Rouen ». Puis, un ouvrage lui est consacré en 1985 par M. Claude PILLEMENT ; cet ouvrage comporte 43 couleurs et 18 documents noir et blanc ; enfin,  en 1987, une belle exposition lui est dédiée au musée d’Honfleur avec pas moins de 60 tableaux, qui donnaient une première et solide idée de sa belle facture.  Depuis, rien !.

Peintre autodidacte, Pierre HODÉ a peu produit ; il laisse environ cinq cents tableaux.

Employé à la Préfecture de Rouen, proche de Robert PINCHON et Pierre DUMONT, il fait ses débuts à Rouen et quitte la ville aux cent clochers pour la butte Montmartre fin 1913 et s’installer au Bateau Lavoir. Il n’en reste pas moins attentif au mouvement pictural rouennais avec les expositions de Pierre  DUMONT et la Société de Peinture Moderne jusqu‘en 1914.

Survient la première guerre mondiale. Réformé, Pierre HODÉ rejoint cependant le corps d’armée le 16 mai 1917. Gazé, il est évacué à l’hôpital du Mont Dore, puis à Paris, à l’hôpital temporaire CHAPTAL qu’il quitte le 2 novembre 1918.

Commence alors un œuvre peint très personnel, rare, de très grande qualité : natures mortes, paysages parisiens, rouennais et honfleurais ; mais laissons la  lecture de ces pages vous  révéler un très grand artiste et la découverte des illustrations...François  a retrouvé des œuvres aux États-Unis et même au Brésil.

Soyez nombreux à faire l’acquisition de ce nouveau livre de F.LESPINASSE édité en totalité par l’Association ; il ne va coûter que VINGT euros et ... Noël est proche !

La Rédaction

 

(1) - Ce nouvel ouvrage de François LESPINASSE sera disponible à partir du  mercredi 26 novembre à la Libraiie du Musée des Beaux-arts de ROUEN - rue Jean LECANUET, ainsi qu'à la Librairie L'ARMITIĒRE - 66 et 88 rue Jeanne d'Arc -76000 ROUEN - tél. : 02 35 70 57 42, au prix de 20€ ttc.

Vous pouvez également le commander directement au Siège Social de l'Association des AMIS DE L'ÉCOLE DE ROUEN - 437 rue de Griolet 76320 St-PIERRE-lès-ELBEUF en joignant à votre courrier un chèque bancaire de 25 € (frais de livraison inclus) à l'ordre de l'Association.

la couverture de l'ouvrage de F.LESPINASSE, le peintre dans son atelier (F.L.- le journal de l'Ecole de  Rouen -2006-page 318) et "la rue de l'épicerie " de P. HODE - HST 81x65 SBG - coll. partic.
la couverture de l'ouvrage de F.LESPINASSE, le peintre dans son atelier (F.L.- le journal de l'Ecole de  Rouen -2006-page 318) et "la rue de l'épicerie " de P. HODE - HST 81x65 SBG - coll. partic. la couverture de l'ouvrage de F.LESPINASSE, le peintre dans son atelier (F.L.- le journal de l'Ecole de  Rouen -2006-page 318) et "la rue de l'épicerie " de P. HODE - HST 81x65 SBG - coll. partic.

la couverture de l'ouvrage de F.LESPINASSE, le peintre dans son atelier (F.L.- le journal de l'Ecole de Rouen -2006-page 318) et "la rue de l'épicerie " de P. HODE - HST 81x65 SBG - coll. partic.

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LA RUBRIQUE D'HUBERT PRIAUCEY (15)

6 Novembre 2014, 10:24am

Publié par le webmaster

2 - DE L'EXPOSITION JAPONAISE

DE PEINTRES DE L'ECOLE DE ROUEN

 

LA RUBRIQUE D'HUBERT PRIAUCEY (15)

Notre dernier article vous faisait prendre l'avion à Roissy afin de rallier Tokyo pour l'exposition itinérante « l'estuaire de la Seine, l'invention d'un paysage », dont Annette HAUDIQUET (Conservateur en chef du Musée André MALRAUX du Havre) assure le Commissariat en parrainage avec le Brain Trust Inc. de Tokyo.

10 toiles de peintres de l'Ecole de Rouen y sont accrochées, dont Léon-Jules LEMAITRE, Charles FRECHON, Joseph DELATTRE, Robert-Antoine PINCHON et Albert LEBOURG.

Arrêtons-nous sur l''œuvre exposée de ce dernier.

Bien que les Historiens d'Art cloturent "L’Impressionnisme" en 1886, date de la dernière exposition du groupe, ils s'accordent à prolonger le Mouvement jusqu'en 1914, au vu des recherches sérielles de Claude MONET, comme celles de Camille PISSARRO (voir ses Ports de Rouen, de Dieppe ou du Havre) et des envolées lyriques de RENOIR notamment avec ses baigneuses.

Albert LEBOURG est né à Montfort-sur-Risle en 1849. École Municipale de Peinture, 5 ans à Alger comme professeur de dessin, retour à Paris en 1877, il participe aux 4ème et 5ème expositions impressionnistes de 1879 et 1880, avec MONET, PISSARRO, DEGAS, CAILLEBOTTE, GAUGUIN, Berthe MORISOT etc... En 1892, Albert LEBOURG achète un appartement sur les quais à Rouen. Ainsi, nombre de ses compositions montre le Pré aux Loups, sous tous les temps.

D'un pinceau très enlevé, notre tableau, « Le Pré aux Loups, Rouen » (54x81, SBD, coll. Part.) date des années autour de 1900.

 A l'instar d'Alfred SISLEY, Albert LEBOURG accorde une importance prépondérante au ciel. Quand on l'interrogeait, SISLEY disait qu'il débutait ses tableaux par le ciel, afin d'imprimer à sa composition toute l'atmosphère recherchée.

Il en est de même pour LEBOURG qui ajoutait qu'il ne fallait jamais "terminer" un ciel, laissant ainsi un effet suspendu, mouvant.

François LESPINASSE, dans le catalogue de 2010 "Une Ville pour l'impressionnisme ; Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen'"(1), insiste : « Dans tous ses tableaux, l'artiste décrit avec maestria le ciel rouennais dont il a parfaitement saisi l'atmosphère : d'une brosse rapide, il alterne une bande rosée, puis bleue, et de nouveau rose plus soutenu, et l'effet général est arrêté (sic) ».

 

                                                                                              Hubert Priaucey

(voir aussi la rubrique de Hubert Priaucey)

Nous remercions Mme Haudiquet pour ses clichés du Japon.

 

1-  Une Ville pour l'impressionnisme ; Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen, 2010 - Ed Skira, p.340.

LA RUBRIQUE D'HUBERT PRIAUCEY (15)LA RUBRIQUE D'HUBERT PRIAUCEY (15)

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la rubrique d'Hubert PRIAUCEY (14)

26 Octobre 2014, 10:10am

Publié par le webmaster

1-   DE  L’ EXPOSITION  JAPONAISE

de  PEINTRES  de  L'ECOLE  de ROUEN

la rubrique d'Hubert PRIAUCEY (14)

Lors de l'Assemblée Générale de ce printemps 2014, le Bureau de notre Association nous avait annoncé le départ pour une tournée japonaise et coréenne de 10 œuvres des peintres qui nous sont chers. A savoir : 1 Albert LEBOURG, 1 Léon-Jules LEMAITRE, 1 Charles FRECHON, 1 Joseph DELATTRE et 6 Robert-Antoine PINCHON.

Cette 'tournée', d'une durée d'un an, verra les étapes suivantes :

Seiji Togo Memorial Sompo Japan Museum of Art, Tokyo, du 6 septembre au 9 novembre 2014 ;

Seoul Arts Center, du 18 novembre 2014 au 22 février 2015 ;

Hiroshima Museum of art, du 28 février au 12 avril 2015 ;

Kumamoto Prefectoral Museum of Art, du 18 avril au 14 juin 2015 

Yamanashi Prefectoral Museum of Art, du 27 juin au 30 août 2015 ;

Réunissant 135 numéros, émaillée de signatures prestigieuses dont Claude Monet (6 toiles), Eugène Boudin (11), Gustave Courbet (3), Turner (4 gravures), Johan Jongkind (2), Raoul Dufy (15), Félix Valloton (2), Richard Bonington, Camille Corot, Georges Braque, Albert Marquet etc..., notre expo se trouve sous l'égide de Mme Annette Haudiquet, conservateur en chef du Musée Malraux du Havre (MuMa), et du Brain Trust Inc. Tokyo. Les œuvres choisies viennent de Musées français des plus prestigieux, dont le Musée Marmottan à Paris, le MuMa du Havre, le Musée des Beaux Arts de Rouen, entre autres. Autant dire que nos chers peintres rouennais voyagent en éminente compagnie, à une place méritée après les expositions d'importance de ces dernières années auxquelles ils ont participé.

« L'estuaire de la Seine, L'invention d'un paysage », voilà le thème retenu, de quoi ravir nos amateurs asiatiques, si friands d'art impressionniste.

Plusieurs sections jalonnent l'exposition qui débute par « Au source de la création d'une image de la Normandie : le rôle des artistes britanniques et des artistes romantiques ». Les peintres anglais, surtout par l'aquarelle qui permet une transcription immédiate du motif, sont les premiers à s'être émus des ruines médiévales normandes, suivis par la vague romantique française, comme Isabey ou Fragonard.

« L'invention du paysage moderne » s'attache à montrer le rôle nouveau de la lumière dans la composition du paysage peint. Eugène Boudin crée ses 'Paysages de Mer', distinction bien établie avec les 'Marines'. De Corot et Courbet, puis des pré-impressionnistes Boudin, Daubigny et Jongkind, Annette Haudiquet présente des œuvres de Monet.

« Plaisirs de la plage » retrace l'attraction nouvelle de la bourgeoisie parisienne pour les plages de Trouville et Deauville. On y retrouve Boudin, le précurseur, Dubourg à sa suite, mais également Monet ainsi que cette merveilleuse toile du Musée de Rouen, 'L'heure de bain' de Duez.

« Impressions urbaines » : Annette Haudiquet y montre le souci des peintres à décrire les activités portuaires, avec les jeux subtils de brume et de fumées. Eugène Boudin, qui fait l'affiche avec son fabuleux 'Bassin de l'Eure' du MuMa du Havre, côtoie Stanislas Lépine, Charles Lapostolet et 'Bords de Seine, Croisset' du rouennais Léon-Jules Lemaitre, appartenant à notre Association, ainsi que 'Le Port de Rouen, effet de brume' de Joseph Delattre.

« Vers une libération de la couleur » fait la part belle aux Peintres de l'Ecole de Rouen, avec Albert LebourgCharles Frechon et pas moins de 6 Pinchon ! Puis on y voit Braque, Marquet, Vallotton et Henri de Saint Delis.

« Raoul Dufy, un peintre de l'estuaire » cloture l'exposition.

Ajoutons 2 sections photographiques : une de la fin du XIXème siècle avec Letellier et Chesneau, et une autre contemporaine avec Olivier Mériel.

Quelques clichés, fournis par Mme Haudiquet que nous remercions, vous décrivent la logistique de cette exposition itinérante.

Hubert PRIAUCEY

Vous pouvez également en découvrir d'autres en cliquant sur le lien :

http://www.muma-lehavre.fr/blog/montage-d-une-exposition-itinerante-au-japon

 

les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !

les oeuvres de l'expo prêtes pour le voyage.....et à l'arrivée !

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commentaires sur l'article de JACBA du 13 octobre

24 Octobre 2014, 08:10am

Publié par le webmaster

Notre chroniqueur, Brice AURPEUTHY, nous adresse quelques commentaires rapportés ci-dessous, qui complètent avec bonheur le récent article de JACBA intitulé : Claude MONET - Soleil levant, Soleil couchant ?

Dans la seconde moitié du 19ème siècle les expositions d'œuvres picturales qui se tiennent dans les salons parisiens, n'accueillent pas n'importe quel artiste. Seules des personnalités choisies et reconnues par un monde particulièrement fermé et académique de l'Art y sont invitées. Des jurys sévères sélectionnent les participants au point que, en 1863, l'Empereur Napoléon III est amené à créer un "Salon des Refusés" où Édouard MANET, accompagné de jeunes peintres paysagistes de l'Atelier de Gleyre, expose  Le déjeuner sur l'herbe .

Après la défaite de 1870, la sélectivité à l'égard de nouveaux talents, qui avait connu quelque répit de 1865 à 1870, repart de plus belle, sous caution de besoin nationaliste. Néanmoins, à l'initiative de jeunes peintres, une Association voit le jour qui, à partir de 1874, sous des noms différents ( 'Les Indépendants', 'Société anonyme des artistes peintres', 'École des Batignolles', 'Les Intransigeants', 'La Nouvelle Peinture', employé par le galeriste Paul Durand-Ruel quand il prend en main la gestion de leurs expositions, etc.) fera bientôt découvrir au public, des œuvres d'une facture nouvelle où le Dessin, art noble, parait délibérément négligé, ou absent ; ces œuvres se trouvent dépréciées par le fait que la Critique académique de l'époque les considère ainsi comme intellectuellement et esthétiquement inachevées.

Dès 1866, on compte parmi ces jeunes artistes, qui se réunissent régulièrement au Café Gerbois, avenue de Clichy, autour de Zola, Cézanne, et Manet, les "piliers du groupe'', Monet, Renoir, Sisley, Bazille, rejoints par Degas et Pissarro. Avides de sensations et, néanmoins, héritiers du réalisme de Courbet, ils échangent des idées et échafaudent des thématiques en peignant sur le motif pour mieux rendre compte du changement permanent de leur époque.

Leur première exposition se tient du 15 avril au 15 mai 1874, chez le photographe Nadar*; une trentaine de peintres hétéroclites s'y rassemblent dont certains restent inconnus aujourd'hui, ou oubliés, tel Edouard Béliard (1832-1912). Pierre-Auguste Renoir accroche La Loge (voir ci-contre) et La Danseuse, Claude Monet, 12 œuvres, dont le n°98  Marine  ou  Avant Port du Havre (aujourd'hui Impression Soleil Levant dont JACBA vient de nous relater l'histoire).

Nous ajouterons que le terme ''Impression'' est usité depuis déjà une grosse dizaine d'années ! Les critiques d'Art, que ce soit de la Danse ou la Peinture, commentent souvent leurs articles par ''l'impression'' qu'ils ont ressentie. Louis Leroy, au sortir de l'exposition de 1874, dans le journal 'Le Charivari', se gausse et invente alors la raillerie « Impressionnisme ! » dont on connaît le succès et qui donnera logiquement « NéoImpressionnisme » en 1886.

Brice AURPEUTHY, d'après JACBA

*alias Félix Tournachon, dit ''Nadar'' par ses condisciples étudiants qui s'amusaient à ajouter le suffixe « dar » au nom de famille de leurs camarades, pour donner « Tournadar » puis le quolibet de « Nadar » pour Félix, qui lui restera, cqfd

louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)
louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)

louis LEROY journaliste au CHARIVARI (25 avril 1874)

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une oeuvre, une Histoire, par B.Aurpeuthy et JACBA

11 Octobre 2014, 15:48pm

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Claude MONET : soleil levant, soleil couchant?

Claude MONET - impression, soleil levant - HST 50X65 SBG Musée Marmottan-Monet Paris- crédit photographique Christina BARAJA

Claude MONET - impression, soleil levant - HST 50X65 SBG Musée Marmottan-Monet Paris- crédit photographique Christina BARAJA

Impression soleil levant, la toile qui a donné qui a donné son nom à l'Impressionnisme et qui est le fleuron des collections du Musée Marmottan-Monet, est l'une des peintures les plus célèbres au monde. Cette œuvre n'a pourtant pas fait l'objet d'une étude approfondie jusqu'à ce jour. Au contraire, depuis près de 40 ans, le mystère semble grandir autour de la toile : que représente véritablement le tableau? Un soleil levant ou un soleil couchant ? Quand fut-il peint ? En 1872 ou en 1873 ? Qu'est-il advenu du tableau à l'issue de la première exposition impressionniste ? Pourquoi a-t-il rejoint en 1940 les collections du

Musée, établissement initialement dédié à l'Empire?

Ces interrogations se sont posées à l'équipe du Musée Marmottant-Monet à l'occasion d'une grande exposition qui se tient dans ses salons, jusqu'au 18 janvier 2015, regroupant autour du chef-d'œuvre de Claude MONET, 26de ses peintures et 35 œuvres majeures de grands artistes impressionnistes, provenant de musées et de collections particulières du monde entier.

Le 15 avril 1874, MONET présente Impression, soleil levant lors de la première exposition de la Sociétés des Artistes Anonymes, dans l'ancien atelier du photographe Nadar. La plupart des critiques sont vives et le célèbre journaliste d'art, Louis Leroy, peut se gausser dans un article du Charivari: "Que représente cette toile? Impression ! Impression, j'en étais sur aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans [...] et quelle liberté, quelle aisance dans la facture ! Le papier peint à l'état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là!".

Le tableau allait sceller aussi le destin des artistes réunis à cette occasion, qui furent, ce jour-là, baptisés, malgré eux, du néologisme "d'impressionnistes".

Les résultats de l'enquête documentée, menée par les spécialistes du Musée, démontrent que MONET aurait choisi de fixer sur la toile, en une seule séance, ce que la vue depuis la chambre d'hôtel de l'Amirauté, où il résidait, lui proposait d'emblée, en surplomb des quais de l'avant-port industrialisé du Havre, actuellement, quais de Southampton.

L'étude des circonstances locales leur permettent également d'affirmer que le regard du peintre était dirigé vers le sud-est. Autrement dit, pour eux, c'est bien une vue diurne, un soleil levant, que l'artiste a voulu représenter.

Par ailleurs, dans l'état actuel des connaissances, la date la plus probable d'exécution (qui a aussi fait l'objet de nombreuses controverses) serait le 13 novembre 1872.

Si le terme d'impressionnisme se diffuse rapidement dans la littérature artistique, en revanche l'œuvre et son histoire, que nous venons d'aborder, sont peu à peu oubliées. En mai 1874, le collectionneur Ernest Hoschedé acquiert le tableau pour 800 frs et le revend 210 frs, quatre ans après, dans l'indifférence générale, sous le nom d'Impression, soleil couchant.

En 1940, son nouveau propriétaire en fait don, avec sa riche collection personnelle d'œuvres d'art, au Musée Marmottan, propriété de l'Académie des beaux-arts, qui fait mettre le tableau en caisse, l'entreposant en province, à l'abri des bombardements.

En 1952, la toile revient à Paris. Exposée à la galerie WiIdenstein, elle est décrite dans le catalogue comme l'œuvre qui donne naissance à une nouvelle école de peinture. En 1955, elle est désignée enfin dans la remarquable Histoire de l'Impressionnisme de John Rewald (édition française) comme un marqueur historique et deviendra, en 1965, pour le monde des arts, une référence incontournable, fondatrice de la peinture impressionniste.

Son titre, Impression, soleil levant ne changera plus jamais.

JACBA

Remerciements à Madame C.Maureau de l'Agence de communication Claudine DUPONT et au Musée Marmottan-Monet pour leur aimable collaboration

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