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Les Amis de l'Ecole de Rouen

Albert LEBOURG (1849-1928) peignant sur les berges de la Seine, face à MUIDS (27)

18 Mars 2017, 10:15am

Publié par le webmaster

photographies - archives privéesphotographies - archives privées

photographies - archives privées

   L'année 1903 est une année particulièrement bien remplie pour l'artiste âgé de cinquante-quatre ans.

   Début mars, Albert Lebourg dîne avec l'industriel-négociant François Depeaux (1) qui lui fait part de sa délicate situation conjugale.

   Quelques jours plus tard, la municipalité de Montfort-sur-Risle (Eure), où il est né le 1er février 1849, lui apprend que la proposition d'attribuer de son nom une place du village (en face de sa maison natale) est refusée.

   Le 16 avril, ouverture du Salon de la Société Nationale des Beaux-arts de Paris, treizième exposition depuis sa fondation en 1890. Albert Lebourg en est Sociétaire, et adresse six "Bords du lac de Genève", souvenirs de son séjour en automne 1902.

   Le 20 mai, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur ; quatre jours après, l'artiste écrit à Roger Marx (2), critique d'art, Inspecteur Général des Musées au ministère des Beaux-arts, pour le remercier : "...d'avoir eu la pensée de me faire avoir cette croix que je suis très fier de ne devoir qu'à vous qui l'avez demandée au ministre...".

   L'événement étant d'importance, il s'était ébruité quelques semaines auparavant, et Charles Angrand en avait eu connaissance par l'intermédiaire de la famille Guilloux (3). Il écrit le 5 mars de Dieppe à Lebourg : "cher Monsieur Lebourg, Mademoiselle Guilloux m'apprit samedi l'heureuse nouvelle de votre promotion. Les artistes n'avaient pas attendu cette imprécation (?) pour vous accorder la leur. Ils apprécient depuis longtemps votre belle œuvre. Ceux qui, comme moi ne sont plus jeunes, l'ont vue se fonder étape par étape … Vous êtes devenu le Maître Vénérable dont chacun reconnaît la haute figure et dont nous, Normands, sommes particulièrement fiers..." (8).

   Habitué au transport en chemin de fer entre Paris et Rouen où il possède un atelier dans chacune de ces deux villes, il a pu jouir du superbe paysage qui s'offre lors de ce trajet au bord de la Seine. Ce fleuve, il le connaît mieux que quiconque ! De Paris à Honfleur, il a saisi tous les plus beaux effets en toutes saisons.

   Pour l'été, il choisit donc de s'installer à Muids, village situé sur la rive droite. C'est un endroit paisible et réputé pour la pêche, qui possède à cette époque pas moins de seize restaurants-pensions, ainsi qu'une jolie église des XIIème et XVIème siècles, avec des fonts-baptismaux du XIVème siècle. Albert Lebourg choisit de s'y fixer pour août et septembre.

   Il donne à son beau-frère Albert Guilloux (4) (1871-1952), (les témoins d'Albert Guilloux à sa naissance sont Philippe Zacharie et Léon-Jules Lemaitre !), quelques explications depuis Paris sur le site, le 6 août :

ci-dessous " la descente du passage du bac à Muids"  - voir l'image plus loin : "Albert LEBOURG  dans la descente. pour se mettre  au travail...."...passage de la descente du bac à MUIDS

".. Tu dois savoir maintenant que j'ai loué la maison pour Alice (5) qui est probablement sur son départ, si elle n'y est déjà installée avec ta mère. Le pays en lui-même ne m'avait pas emballé outre mesure, mais le chemin de fer m'a eu l'air commode pour aller du côté de la vallée de l'Eure, de sorte que j'irai moi-même dès que j'aurai terminé des choses en train ici et aux environs et qui me prennent tout mon temps et surtout toutes les après-midi … Je te verrai sans doute à Muids où tu viendras te délasser et pêcher à la ligne. La mère Guilloux a acheté une ligne et un filet à papillons pour courir après ces bestioles, le costume des villégiatures est de rigueur..."

     Le 12 septembre, Albert Lebourg écrit à son ami Paul Paulin (6) : « depuis que je ne t'ai vu, je suis installé ici, au bord de la Seine, dans cet endroit où les berges sont très belles… Corot y venait autrefois, et Daubigny aussi. Évidemment, ce n'est pas aussi beau que de leur temps, mais c'est encore fort joli. Les Andelys ne sont pas loin, et aussi la vallée de l'Eure, de sorte que c'est l'embarras du choix et le mois va passer pour moi très rapidement. Malgré toute ma bonne volonté, il me sera impossible d'aller vous voir...".

   

     Albert Lebourg va y exécuter plusieurs toiles. Celle présentée à l'exposition de Mantes-la-Jolie, est l'archétype même de la toile recherchée par les collectionneurs de cet artiste qui a, ne l'oublions pas, participé à deux reprises (1879 et 1880) aux expositions du groupe impressionniste.

Un ciel magnifique, typique de cette vallée, une atmosphère unique, une plantureuse végétation parfaitement rendue, une animation avec ces vaches et leurs gardiens et, enfin, une ambiance générale d'une grande sérénité. C'est une très belle page normande qu'offre l'artiste à son pays natal.

François Lespinasse

février 2017

Albert LEBOURG - Bords de Seine à MUIDS - 1903- HST 54X81 - collection particulière.Cette toile est visible  en ce moment à l'Expo du Musée de l'Hôtel-Dieu de MANTES-la-Jolie (25 février - 25 juin 2017)

Albert LEBOURG - Bords de Seine à MUIDS - 1903- HST 54X81 - collection particulière.Cette toile est visible en ce moment à l'Expo du Musée de l'Hôtel-Dieu de MANTES-la-Jolie (25 février - 25 juin 2017)

Notes:

1) Voir François Lespinasse : François Depeaux, portrait d'un collectionneur. Ed, Association des Amis de l'Ecole de Rouen, Rouen, 2016.

2) Roger Marx (1859-1913) : Homme de lettres,critique d'art, Inspecteur Général des Musées des Départements au ministère des Beaux-arts, correspondant de la Gazette des Beaux-arts (deux très importants articles sur Lebourg). Voir : Roger Marx, un critique aux côtés de Gallé,  Monet, Rodin, Gauguin, Ville de Nancy/Musée d'Orsay 2006.

3) Il s'agit de Germaine Guilloux, fille d'Alphonse Guilloux, nièce d'Albert Lebourg, dont le musée de Rouen conserve le Portrait d'Albert Lebourg par Germaine Guilloux....

4)Albert Guilloux (1871-1952) : rouennais, dernier enfant d'une fratrie de neuf, élève de l'Ecole des Beaux-arts de Rouen, Prix du Salon en 1903.

5) Alice Guilloux (1861-1940) : épouse Emile Lambin en 1890, qui décède en 1902. Elle épousera Albert Lebourg en seconde noces le 26 février 1921.

6) Paul Paulin (1852-1937) : Originaire de Chamalières, docteur en médecine, puis chirurgien-dentiste, peintre et sculpteur. Il réalisa les bustes de Monet, Pissarro, Degas, Lebourg, Moreau-Nélaton..

7) Charles Angrand (1854-1926) : Voir: F. Lespinasse :

, éd.F.L, Rouen 1988 et catalogue: C. Duvivier, Adèle Lespinasse, F. Lespinasse, Musée de Pontoise, éd. Somogy, 2006.

8) Correspondances : Archives privées.

Charles Angrand, correspondances

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interview de Jacques-Sylvain KLEIN par P.BUYCHAUT - Expo "SEINE AU TRAVAIL" au Musée de l'Hotel-Dieu de MANTES-la-Jolie

13 Mars 2017, 15:29pm

Publié par le webmaster

Nous vous avons déjà publié dans les pages du blog les interviews que notre Collaborateur, Pierre BUYCHAUT, a réalisées de Mme Jeanne-Marie DAVID, Conservatrice du Musée de l'Hôtel-Dieu et Organisatrice de l'exposition, et de notre Ami François LESPINASSE.

Lors du vernissage de l'Exposition le 23 février dernier, Pierre BUYCHAUT a également rencontré une troisième personnalité, l'Historien d'art bien connu, Jacques-Sylvain KLEIN.

J-S. KLEIN  a créé en 2010 le "Festival  Normandie Impressionniste" ; conseiller en ingénierie industrielle, il a participé également à la création en 2015 par les Régions Normandie et Ile-de-France de "Destination Impressionnisme", une des quinze destinations touristiques labellisées par le Ministère des Affaires Étrangères ; il est Commissaire de nombreuses expositions picturales dont " L'Atelier en plein air, les impressionnistes en Normandie" (Paris, Musée Jacquemart-André, 2016) et l'auteur de plusieurs ouvrages historiques dont "Lumières normandes - les hauts-lieux de l'Impressionnisme" aux Éditions Rouennaises point de vues (juin 2013).

           Nous vous invitons à regarder la vidéo de Pierre BUYCHAUT ci-jointe qui rapporte les propos échangés au Musée de l'Hôtel-Dieu entre ces spécialistes de l'Impressionnisme en Normandie.

Pierre BONNARD - la terrasse à Vernon (1928) - Dusseldorf (K NW )

Pierre BONNARD - la terrasse à Vernon (1928) - Dusseldorf (K NW )

Nous profitons de cette dernière annonce pour vous rappeler de ne pas oublier de visiter au Musée de VERNON (27) une EXPO jumelle " au fil de l'eau" du 25 février au 25 juin 2017 organisée sur le thème "SEINE de LOISIRS" et à laquelle les Membres de l'Association ont participé par le prêt de nombreuses toiles.

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interview de F. LESPINASSE par P.BUYCHAUT -Expo " SEINE AU TRAVAIL"- Musée de MANTES-la-Jolie -

3 Mars 2017, 15:34pm

Publié par le webmaster

Nous vous avons transmis le week-end dernier l'interview que notre Collaborateur, Pierre BUYCHAUT, a réalisé de Mme Jeanne-Marie DAVID, Conservatrice du Musée de l'Hôtel-Dieu et Organisatrice de l'exposition, lors du vernissage de cette manifestation le 23 février. 

   A cette occasion, Pierre BUYCHAUT a également rencontré  un Ami bien connu des A.E.R., François LESPINASSE, qui est associé par le Musée à la présentation des oeuvres exposées.

   Nous vous invitons à regarder la vidéo de Pierre BUYCHAUT ci-jointe qui reprend les propos échangés ce jour-là entre nos deux Amis.

bonne lecture

le webmestre

interview  de F. LESPINASSE par P.BUYCHAUT  -Expo " SEINE AU TRAVAIL"- Musée de MANTES-la-Jolie -

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EXPOSITION "au fil de l'eau" SEINE AU TRAVAIL Musée de l'Hôtel-Dieu de MANTES-la-Jolie

27 Février 2017, 10:34am

Publié par le webmaster

Notre Collaborateur , Pierre BUYCHAUT, a représenté l'Association lors du vernissage des oeuvres exposées le jeudi 23 février 2017.

Il s'est entretenu quelques instants avec Mme Jeanne-Marie DAVID, Conservatrice du Musée et organisatrice de la manifestation.

En cliquant sur le lien suivant vous trouverez une vidéo des propos échangés à cette occasion.

 

bonne lecture

le Webmestre

EXPOSITION "au fil de l'eau" SEINE AU TRAVAIL Musée de l'Hôtel-Dieu de MANTES-la-Jolie

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DES EXPOSITIONS "AU FIL DE L'EAU"...

26 Février 2017, 14:31pm

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cliquer gauche pour agrandir les affiches de cette manifestationcliquer gauche pour agrandir les affiches de cette manifestation

cliquer gauche pour agrandir les affiches de cette manifestation

Avec le développement des lignes de chemin de fer à la moitié du XIXe siècle, ainsi que l’engouement pour les séjours balnéaires, c’est toute l’ambiance de la nouvelle société des loisirs que les artistes du XIXe siècle se sont attachés à restituer. Canotage, pêche, déjeuner sur l’herbe, autant d’activités qui prennent pour cadre le plein air et les bords de Seine entre Paris et l’estuaire

Deux volets ont été associés dans une rétrospective représentative des activités du fleuve : les loisirs sur la Seine au Musée de Vernon et, sans doute moins pittoresques mais autant attractives pour les peintres, celles de la Seine laborieuse au Musée de l’Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie.; du 25 février au 25 juin 2017.

  En organisant ces présentations importantes, Madame Jeanne-Marie DAVID, Conservatrice du Musée de l'Hôtel-Dieu de Mantes et Directrice du Service Culture et Patrimoine de la Ville de Vernon, a rassemblé sur les cimaises des salles d'exposition un certain nombre de très belles œuvres picturales et vitrines de collections publiques et privées dont une quinzaine lui ont été confiées par des Membres de notre Association des Amis de l'École de Rouen.

  Nous informons nos abonnés qu'un vernissage de l'Expo "la Seine au travail" est organisé au Musée de l'Hôtel-Dieu de Mantes par MM. M. VIALLAY, maire de MANTES et Ph. ALLIO, Adjoint à la  Culture et au Patrimoine, le jeudi 23 février 2017 à 18h30.

A. LEBOURG - bords de Seine à Muids - 1903 - 54x81 - coll. part

A. LEBOURG - bords de Seine à Muids - 1903 - 54x81 - coll. part

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UNE OEUVRE, UNE HISTOIRE...

20 Janvier 2017, 16:07pm

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Robert-Antoine PINCHON - "le logis de CARADAS"- aquarelle gouachée - coll. particulière

Robert-Antoine PINCHON - "le logis de CARADAS"- aquarelle gouachée - coll. particulière

QUI :  Robert-Antoine PINCHON (1886-1943)

QUAND : entre 1935 et 1940

 

QU’ EST-CE : Le logis de Caradas

(aquarelle gouachée, coll. part.)

 COMMENT

Durant la seconde partie de sa carrière, donc après 1920 au retour de la Grande Guerre qu’il termina prisonnier en Allemagne, Robert Antoine Pinchon est sollicité comme illustrateur par Henri Defontaine, prolifique éditeur à Rouen.

Il participe notamment aux ouvrages de Guy de Maupassant ''Les Contes Normands'' réédité en 1925, de Lucie Delarue-Mardrus “Rouen” (1935), de Pierre Chirol “Cathédrales et Eglises Normandes” (1936), de Jean De La Varende  “Les Châteaux en Normandie” (1937)...

Avec une économie de moyens afin d’optimiser la reproduction de ses dessins, il produit donc des aquarelles et des lavis des monuments remarquables normands.

Ainsi, sensibilisé à l’architecture médiévale de la capitale normande, il s’adonne par la suite à dépeindre ses bâtiments caractéristiques comme les nombreuses maisons à colombages dont Rouen s’enorgueillit de posséder.

Des huiles, des aquarelles, mais pas à notre connaissance de crayons de couleurs qu'il utilisa au cours de sa convalescence à St Céré (Lot) après qu'il fut blessé mi-octobre 1914, ou lors de sa captivité en Allemagne en 1916. Ce point est intéressant car, autant ses premiers dessins sont ensoleillés malgré leur contexte brutal et tragique, autant ses huiles très délayées ou ses aquarelles portraiturant Rouen, nous paraissent un peu tristes aujourd’hui, surtout lorsque l'on compare avec son œuvre fauve d'avant 1914.

Mais il faut se rappeler que, d’une part les bâtiments devaient être moins mis en valeur à l'époque et, d’autre part, que son apprentissage aux dessins d’édition nécessite une économie chromatique pertinente, technique qu'il poursuit également dans ses compositions destinées à sa clientèle.

De plus, à l'instar de son aîné, Léon-Jules Lemaître (1850-1905) le chantre des ruelles du vieux Rouen nacrées d'atmosphères pluvieuses, Pinchon nous livre ici une fin d'après-midi typique bien grise que des rehauts de gouache blanche éclairent avec talent.

 

                                                                          Brice Aurpeuthy

 

…ET SON ENVIRONNEMENT

QUAND LE DESTIN PERMET DE RETROUVER UN PRÉCIEUX TÉMOIGNAGE D'UN PASSÉ CHARGÉ D'HISTOIRE ET DÉVASTÉ PAR LA GUERRE !

Cette fort jolie aquarelle est exécutée par Robert-Antoine PINCHON dans la période précèdant la déclaration de la deuxième guerre mondiale; elle fait partie d'une exposition de l'Artiste qui s'est tenue du 16 mai au 15 juin 1941 dans les locaux de l'Hôtel de la Couronne à Rouen, dont le propriétaire, Pierre DORIN est un ami du peintre.

Cette exposition comprenait 35 numéros de toiles ainsi que des dessins, gouaches et aquarelles.

   En 1942, PINCHON , âgé de 56 ans, va exposer une dernière fois dans les locaux du magasin Printania  et tombe gravement malade. Malgré des soins attentifs, Il s'éteint le 3 janvier 1943.

En mai 1944 , Rouen subit d'intenses bombardements et une partie de l'hôtel de la Couronne est détruite; par miracle, l'aquarelle évoquée ici est retrouvée dans les décombres.

Au dos de l'œuvre figure un intéressant témoignage écrit qui précise :

"retrouvé en mai 1944, dans les ruines de l'hôtel de la Couronne,

et offert par M.Pierre DORIN à Mlle…"

UNE OEUVRE, UNE HISTOIRE...

Le logis, dit "des CARABAS" est un bâtiment édifié à Rouen dans la seconde moitié du XVème siècle à l'angle des rues de la Savonnerie de la Tuile par Carabas de Quesne,  issu d'une famille de négociants Espagnols installée dans la ville. Avec la partie sud figurée ci-dessus donnant sur la rue de la Tuile (achevée au début XVIème), l'ensemble en colombage s'élevait sur trois étages et deux en combles possédant un quadruple encorbellement surmonté de corniches en mâchicoulis et  assorti  de deux oriols octogonaux.

L'ouvrage, classé monument historique en 1926, qui constituait, selon les Historiens Normands, la "perle des maisons en bois de la Cité" , fut victime de l'effroyable incendie du 9 juin 1940  Il ne subsiste,hélas !, aucun vestige.

                          JACBA

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avec tous nos voeux

5 Janvier 2017, 13:00pm

Publié par le webmaster

Cher(e) Ami(e) Membre de l'Association,

 

Permettez-moi de vous présenter mes tous meilleurs voeux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2017 qui commence.

L’année 2016 a été marquée par le festival Normandie impressionniste.

C’est dans le cadre de ce festival que se sont tenues d’avril à juillet, deux expositions organisées par nos soins, l’une à la Maison des Arts de Grand Quevilly ( Portaits choisis) et l’autre dans le salon d’honneur de la Chambre de Commerce de Rouen (Portaits et scènes de vie impressionnistes).

Ces deux expositions ont fait chacune l’objet d’un ouvrage reproduisant notamment les œuvres présentées.

L'année 2016 a aussi été l’année au cours de laquelle notre Association a logistiquement et financièrement épaulé François LESPINASSE pour permettre la parution d’un important ouvrage retraçant la vie de François DEPEAUX, célèbre collectionneur et expert Rouennais.

Depuis sa création en 2008, notre site, orchestré par notre ami Jacques BASSET, a vu le nombre de ses rubriques s’enrichir et je ne saurai trop vous encourager à lui rendre régulièrement visite afin de suivre au mieux l’évolution de nos actions et projets.

(www.lesamisdelecolederouen.overblog.com).

J. DELATTRE (1858-1912) - la cale de Petit-Couronne, le café du passage - coll. partic.

J. DELATTRE (1858-1912) - la cale de Petit-Couronne, le café du passage - coll. partic.

Par ailleurs, nous discutons toujours avec le Musée des Beaux Arts de Rouen pour une possible exposition à l’automne 2017 consacrée aux œuvres de Léon Jules LEMAITRE.

Nous continuons également notre recherche (difficile) d’une salle à Paris pour nous permettre de mettre en lumière les plus belles toiles de nos chers Artistes.

Enfin, le moment est arrivé de renouveler votre cotisation pour l’année 2017. Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association.

Le montant de cette cotisation est toujours de 20 Euros .

NB.- les adhérents nous ayant rejoints depuis le 01.09.2016 ne sont pas concernés par cet appel à cotisation.

 Je vous remercie par avance de votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’École de Rouen - adresse ci-dessous).

Vous renouvelant mes vœux ainsi que ceux de notre Bureau pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, Cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

                                                                               Jean-Claude DELAHAYE

                                                                                Président de l’Association

437 rue de Griolet

76320 saint pierre les elbeuf

02 35 81 1771  -  06 13 50 4630

LES AMIS DE L’ÉCOLE DE ROUEN

Association régie par la loi de 1901

 

 

 

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DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 - VENTE aux enchères à ELBEUF sur Seine

17 Octobre 2016, 15:45pm

Publié par le webmaster

A.LEBOURG (1849-1928) -  La  Seine à LA BOUILLE HST SBD 46x73

A.LEBOURG (1849-1928) - La Seine à LA BOUILLE HST SBD 46x73

76500 ELBEUF – CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE

28 rue Henry (près de l'Hôtel de Ville)

Dimanche 6 novembre 2016 à 14H30

 Vente au profit d’enfants défavorisés de l’agglomération Elbeuvienne

il n'y a pas de frais en sus de l'enchère pour cette vente

 

200 TABLEAUX

MODERNES

(dont  École de Rouen)

 

Cette traditionnelle manifestation du LIONS CLUB D’ELBEUF, la 21ème du nom, fera l'objet d’une vente aux enchères  de 200 toiles et dessins notamment des plus grands artistes de l’École de Rouen, tels que Ch. ANGRAND , A.LEBOURG, R.A.PINCHON, Ch.FRECHON, M.FRECHON, J.DELATTRE, L.BORDES, A.MALET, M.NIQUET, M. LOUVRIER, P. MASCART, N. HENOCQUE, P. HODE ,N.GUILBERT, G. BRADBERRY,  M.COUCHAUX , M.VAUMOUSSE, G.SEBIRE , P.DUMONT ainsi que de peintres régionaux au talent reconnu tels que J. LEBOURGEOIS, L.OUINE, J.P.DUBORD, D.GUILBERT….     

à gauche N°92B - R.A.PINCHON "la maison fleurie" HST SBG 60x73 - au centre N°67 N.GUILBERT "Eglise sous la neige" HSP SBG 27X22 - à droite N°73 - J.DELATTRE "bord de Seine" HST SBD 46x55    -   cliquer gauche sur chaque image pour l'agrandir          à gauche N°92B - R.A.PINCHON "la maison fleurie" HST SBG 60x73 - au centre N°67 N.GUILBERT "Eglise sous la neige" HSP SBG 27X22 - à droite N°73 - J.DELATTRE "bord de Seine" HST SBD 46x55    -   cliquer gauche sur chaque image pour l'agrandir          à gauche N°92B - R.A.PINCHON "la maison fleurie" HST SBG 60x73 - au centre N°67 N.GUILBERT "Eglise sous la neige" HSP SBG 27X22 - à droite N°73 - J.DELATTRE "bord de Seine" HST SBD 46x55    -   cliquer gauche sur chaque image pour l'agrandir

à gauche N°92B - R.A.PINCHON "la maison fleurie" HST SBG 60x73 - au centre N°67 N.GUILBERT "Eglise sous la neige" HSP SBG 27X22 - à droite N°73 - J.DELATTRE "bord de Seine" HST SBD 46x55 - cliquer gauche sur chaque image pour l'agrandir

Comme les années précédentes, un certain nombre de toiles (exécutées sur le motif le dimanche, par des peintres locaux), rejoindront les oeuvres exposées pour être proposées au public dans le cadre de cette vente aux enchères animée par Jean-Claude DELAHAYE et Me Guillaume CHEROYAN, Commissaire Priseur à Elbeuf et à Rouen.

Venez très nombreux le dimanche 6 novembre à 14h30 dans les Salons de la Chambre de Commerce et d’Industrie où les œuvres mises en vente seront exposées dès le samedi 5 novembre 14h00

Vous pouvez dès à présent vous rendre pour plus d'informations sur :

www.hdvs-encheres.com

                                www.interencheres.com

                                                      et pour la première fois sur 

                                                                        www.interencheres.live.

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interview de Sylvain AMIC par Pierre BUYCHAUT

21 Septembre 2016, 09:39am

Publié par le webmaster

Jules-Alexandre GRÜN - "un vendredi au Salon des Artistes Français " (1911)

Jules-Alexandre GRÜN - "un vendredi au Salon des Artistes Français " (1911)

Ce 20 juin 2016, nous rencontrons Sylvain AMIC, Directeur des Musées de Rouen, dans le cadre de l'exposition phare du 3ème Festival Normandie Impressionniste.

Pierre BUYCHAUT : Alors comment se déroule votre exposition “Scènes de la vie impressionniste”?

Sylvain AMIC : C'est une exposition qui marche bien, avec plus de 650 visiteurs quotidiens. La critique est également très bonne. Le public est très attentif et nous exprime souvent sa surprise de découvrir un nouveau pan de l'impressionnisme.

Nous-mêmes sommes heureux du résultat auquel nous sommes parvenus dans un contexte très tendu inhérent à la concurrence mondiale des expos impressionnistes, comme toujours. Nos bonnes relations avec les grandes institutions, comme le musée d'Orsay qui a très généreusement prêté, mais aussi les musées étrangers, ont évidemment beaucoup compté, mais c'est aussi le thème du Portrait Impressionniste qui a été plébiscité. Rendez-vous compte que ce sujet n'a jamais été réellement traité.  Jusqu'à présent, c'était au mieux, une des composantes d'une exposition impressionniste !

 PB: Bien, bien...

SA : Or les impressionnistes, qui ont choisi de ne traiter ni la Mythologie, ni la Religion ou même l'Histoire, ont peint en fait leur époque et ses transformations, aussi sûrement dans l'art du paysage que celui du portrait, et en particulier celui de leurs proches.

PB : que leurs proches ?

SA : Nous n'avons en effet pas voulu abordé la question du portrait de commande, dans lequel l'artiste reste prisonnier de certains codes, et préféré concentrer notre exposition sur les portraits de proximité, dans le cercle qui entoure l'artiste. Ces modèles partagent avec le peintre les mêmes émotions, les mêmes moments, heureux comme tragiques.

La Vie, dans toute sa diversité, est leur sujet. Ces portraits sont ainsi des clés pour comprendre une époque, tout comme les paysages décrivent les transformations de la ville, du monde du travail, etc... C'est une vraie surprise que de découvrir cette dimension dans les portraits intimes que nous exposons.

PB : donc, selon vous, ce n'est pas un thème, un sujet que les peintres traitent par défaut ?

Edouard MANET - "portrait de Berthe Morisot"- 1870

SA :absolument. Quand ils ne s'en désintéressent pas tout à fait, comme Sisley, le portrait est un genre qui fait partie de leur pratique, et qu'ils s'attachent à réformer, comme les autres. Bien sûr, leurs proches sont des modèles facilement disponibles et même souvent coopératifs : ils sont, d'ailleurs, prêts à se travestir pour incarner de multiples identités. Mais les critiques de l'époque ne s'y laissent pas prendre et les reconnaissent. On voit dans l'exposition que les peintres sont aussi à la recherche de types physiques qui les intéressent : ils découvrent des vraies personnalités, qui vont ensuite passer d'atelier en atelier et incarner le visage d'une époque. On commence à mieux connaître les histoires individuelles de ces modèles, et c'est assez passionnant. Autant de sujets d'expositions en perspective…

PB : comment est alors structurée votre exposition ?

SA : en 11 salles, il est offert au visiteur de parcourir une vie impressionniste, faite d'espoirs, d'idylles, de réussites, de bonheurs familiaux, mais aussi de ruptures, de conflits et d'adieux.

PB : peindre la Vie, peindre la Mort...

SA : oui, même la mort, avec ce fameux portrait de Camille Doncieux défunte, par Claude Monet.C'est un tableau qui reste secret durant toute la vie de Monet, à peine évoqué dans sa correspondance avec Clémenceau.

C'est une œuvre tragique et fascinante, “terrible” disait Monet. Et pourtant, on oublie que c'est une habitude au XIXe siècle, de conserver une image du défunt, comme par les masques mortuaires ou la photographie. Plastiquement parlant, c'est un tableau étonnant avec une Camille qui serait comme une Ophélie noyée dans l'étang des nymphéas.

Claude MONET -"Camille Doncieux sur son lit de mort" -1879

PB: difficile à intégrer dans la scénographie ?

SA : Le tableau fait une paire avec un autre, daté de 1871, montrant Camille dans un intérieur londonien. Le raccourci est un peu brutal entre ces deux moments et donne un côté très nostalgique à la scène de Londres. Au contraire du portrait mortuaire, ce dernier tableau a très vite connu une destinée publique. Bien qu'il s'agisse d'un moment privé, il a immédiatement été exposé sous différents titres : “Intérieur”, “Pose”, “Méditation”... C'est caractéristique d'une attitude propre aux Impressionnistes, qui d'emblée diffusent leur image, celle de leurs proches et leurs soutiens dans la scène artistique. Ils s'y sont presque exhibés, sans retenue ! Ils ne se cachaient pas derrière leur peinture.

Une dernière chose à propos de ce tableau : il a été exposé dès 1872 au Salon de Rouen, par la Société des Amis des Arts, exposition qui se tenait au Musée des Beaux-arts où Monet avait déjà fait une apparition en 1864. Nous sommes donc le premier Musée à avoir exposé Claude Monet.

PB : il n'y a pas que de la peinture...

SA : nos expositions se caractérisent toujours par une diversité d'approches, et ici encore nous nous attachons à montrer un contexte et pas seulement des chefs d'œuvres moissonnés dans le monde entier ! Il me semble que c'est fondamental pour comprendre une époque et ses enjeux. Nous avons ainsi réuni avec la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie, des correspondances, une robe, des papiers peints.

PB : et la place de l'Ecole de Rouen dans tout ça    ?

SA : vous nous aviez soumis une très belle sélection d'œuvres issues de votre réseau. La plupart, renvoyaient à une problématique qu'on ne désirait pas aborder : “la place de la figure dans le paysage”. C'est un autre thème, immense, fondamental pour l'impressionnisme, qui pourrait faire l'objet d'une exposition à lui tout seul.

Pour le portrait pour, nous ne possédons guère que l'autoportrait de Delattre...

PB: existent également les autoportraits de Charles Angrand, Charles Frechon, Robert-Antoine Pinchon...

SA : c'est vrai, mais comme vous avez pu le remarquer dans l’exposition, la salle consacrée aux autoportraits est très précoce ; nous sommes entre 1864 et 1875.

PB : comment se conclut l'exposition ?

SA : l'exposition de termine en apothéose avec une grande confrontation entre les anciens et les modernes, au moment où l'Impressionnisme est consacré par la grande exposition centennale de 1900.

Le spectateur est pris entre deux univers qui s'opposent, celui de la jeune garde qu'incarnent les Nabis, représentés graves comme des conspirateurs chez Ambroise Vollard (NDLR Hommage à Cézanne  par Maurice Denis, 1900 - voir ci-contre)  et celui d'un monde finissant, qui perdu la bataille contre l'Impressionnisme, et qui sauve les apparences sous les Ors du Grand Palais (NDLR “Un vendredi au Salon des Artistes Françaispar Jules Alexandre Grün, 1911 - voir  titre de l'article).

PB : comment ressentez-vous ce festival ?

SA : j'ai senti une mobilisation de tous les acteurs ; il y a beaux projets même dans des petites structures, comme “être jeune au temps des impressionnistes” à Honfleur, “Walter Sickert” à Dieppe, “les lectrices” à Bernay, "les femmes impressionnistes" à Vernon... Je dirais même que ce sont les plus petits musées qui ont le mieux joué le thème du portrait ! C'est très remarquable! Nous avons essayé de soutenir de notre mieux par de nombreux prêts.

A mon avis, c'est l'une des meilleures éditions, au niveau jamais atteint. Les visiteurs ont de la chance !

PB: vos projets ?

SA : comme vous les savez, nous avons réuni depuis le 1er janvier 8 musées sous l'égide de la métropole. Nous sommes donc en pleine structuration de notre activité. Deux comités de programmation se sont déjà tenus, durant lequel tous les musées présentent leurs projets. Mais il y a parallèlement des avancées sur des programmes fondamentaux, dont le Quartier des musées.

Nous réfléchissons à l'idée du "territoire" dont, évidemment, l'Ecole de Rouen fait partie ! Nous souhaitons qu'elle soit visible dans nos collections et nos programmations. Nous sommes donc amenés à nous revoir.

Je garde dans un coin de ma tête “Léon-Jules Lemaître”, qui me semble un très très beau projet. Je cherche, en fait, un cadre de faisabilité ; pourquoi pas en 2018 ?

 

                                                           Propos recueillis par Pierre Buychaut

 

 

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Une belle journée du patrimoine à TOURVILLE-la-Campagne !

14 Septembre 2016, 08:52am

Publié par le webmaster

Marcel DELAUNAY, portrait par Charles LEVY (1877-1968) - pastel sur papier -col. partic.

Marcel DELAUNAY, portrait par Charles LEVY (1877-1968) - pastel sur papier -col. partic.

Dimanche 18 septembre 2016

Venez nombreux à l'exposition consacrée à :

 "1915-1916 - Portraits de Guerre par Marcel DELAUNAY" que l'Association des Amis de l'Église de Tourville-la-Campagne (27) y organise dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Né à Rouen en 1876, Marcel DELAUNAY fait ses études à l'École des Beaux-arts et crée en 1907 la Société des Artistes Rouennais.

Marcel Delaunay s'installe en 1912 à Tourville-la-Campagne ; mobilisé, son goût pour la peinture et les dessins ne le quitte pas et il fait sur le front des croquis de soldats et de ses supérieurs militaires.

C'est une sélection de ses œuvres de "guerre" que notre Association présente au public dans les travées de l'église ainsi qu'un portrait de l'artiste peint par Charles LÉVY en 1913-1914.

Cette œuvre très remarquable vient d'être retenue pour l'Exposition "Portraits choisis" au Grand Quevilly, du 16 avril au 26 septembre 2016, dans le cadre de "Normandie Impressionnisme".

Plus tard, en 1927, Marcel DELAUNAY crée la Société des Monuments et des Sites de l'Eure avec vocation de sauvegarder le patrimoine naturel et bâti du Département.  

Dans le journal de Rouen du 26 mars 1927, il déclare :"…on dit que je suis embêtant… Qu'est-ce que je demande ? De sauvegarder les beautés d'un pays que nous aimons tous. Est-ce chose impossible ?

Marcel DELAUNAY s'éteint à Tourville en juillet 1959.

L'Association des Amis de l'Église deTourville espère consacrer l'année prochaine à cet infatigable défenseur du Patrimoine Normand, une autre Exposition pour s'associer à la célébration des 90 ans de l'AMSE.

Depuis sa création, notre Association s'intéresse à la mise en valeur de l'Église, en ayant déjà réalisé l'éclairage du Maître-Autel et projetant la restauration du tableau de l'Autel dédié à Saint-Sébastien.                      

Eglise de TOURVILLE-la-Campagne

 

Renseignements pratiques

horaires : dimanche 18 septembre de 10h à 17h30 à, l'Eglise de Tourville-la-Campagne

visites guidées à 11h, 15h et 17h

concert d'harmonium dans l'après-midi par M. François LEHEU

CONTACT : pour l'Association A.DIAZ 06 07 55 56 80

NDLR - pour ceux qui apprécient les oeuvres de Marcel DELAUNAY, nous signalons avoir publié en 2009 dans le blog des AMIS DE L'Ecole de Rouen, un article de Hubert PRIAUCEY en septembre sur la cote de l'Artiste et, en mars, un article de François LESPINASSE, critique  bien connu de la période postimpressionniste de l'Ecole de ROUEN qui fait état d'une exposition consacrée à M.DELAUNAY organisée à ECQUETOT (27) par M. Didier DEPERROIS avec la collaboration de notre Association.

Jacques BASSET -Webmestre

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