12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 09:37

Cédric PANNEVEL , Directeur du Service patrimonial et du Musée de BERNAY (Eure) nous demande de vous faire part des statistiques de fréquentation de l’exposition qu’il a organisée à la Salle capitulaire du Musée l’été 2013 dans le cadre de Normandie Impressionnistes sur le thème de  la mer et la campagne sublimées par la pluie et intitulée  « l’eau d’une heure de pluie ». On y a Pendant 4 mois, de juin à septembre inclus, 3041 visiteurs dont 526 élèvess des écoles se sont régulièrement succédés dans la salle d’exposition pour admirer  entre autres ce magnifique pastel de Ch. ANGRAND « les chevaux sous la pluie » (vers 1918).

Cédric PANNEVEL nous avait signalé dans un précédent article (février 2011 - « jardins enchanteurs et impressionnistes  en 2010 ») que la fréquentation annuelle moyenne du Musée de BERNAY est de 6000 personnes.

 

 

LES IMPRESSIONNISTES au Musée de BERNAY en 2013
LES IMPRESSIONNISTES au Musée de BERNAY en 2013

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 15:32

Le corpus éditorial consacré aux salons artistiques de province, initié par Pierre Sanchez, s’enrichit d’une  nouveauté d’importance. Après les salons de Dijon, Lyon et Le Havre, paraissent les Salons de Rouen. Villle Musée selon Michelet, Rouen fut en effet un foyer d’art solide et durable. Les expositions qui y furent organisées montrent souvent une originalité vraie par rapport aux Salons parisiens.

François Lespinasse et Gérard Bonnin sont spécialistes de la peinture normande. François Lespinasse est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages faisant autorité quant à l’École de Rouen ; inlassable chercheur depuis plus de trois décennies, il a sur l’époque picturale rouennaise regard tout à la fois diachronique et synchronique. Gérard Bonnin, orienté davantage vers l’estuaire de la Seine, est l’auteur des récents Salons du Havre.

Ensemble, ils sont parvenus à réunir les trente-neuf livrets des expositions municipales, les livrets de l’exposition des XXX et de la Société de peinture Moderne, les rares catalogues de la Société des Artistes Rouennais ainsi que maints livrets correspondant à des expositions exceptionnelles.

  • L’esprit des Expositions municipales a évolué de 1833 à 1921. De Paul Huet à Eugène Boudin,en passant par Camille Corot, Narcisse Diaz de la Peňa, Félix Ziem ou Théodore Rousseau, l’exposition a accueilli tous les meilleurs représentants de l’Ecole de la Nature chère à Pierre Miquel. Les très académiques Bouguereau, Bonnat ou Laurens y furent également encensés et Rosa Bonheur de même ; et puis, la modernité s’insinua (et finit par s’installer) avec Jongkind, Monet, Gauguin,  Pissarro, Valtat,  Sérusier, Bonnard et tant d’autres.
  • L’exposition des XXX (1907) et les cinq expositions de la Société de Peinture Moderne (1909 à 1914), très inspirée de la Libre Esthétique Bruxelloise sont prestigieuses : Matisse, Angrand, Picabia, Dufy, Saint-Délis, Juan Gris, Larionov et Natalia Gontcharova ne sont qu’un minuscule abrégé des artistes notoires qui furent les invités de ces manifestations.
  • Les Salons des Artistes Rouennais ont rendu compte, année après année, du dynamisme extraordinaire de l’École de Rouen, Angrand et Lebourg, Frechon, Lemaitre et Delattre, Couchaux et Louvrier, Dumont, Pinchon ,Hodé sont des maîtres. Ils ont une manière d’écriture propre, comme s’ils avaient écouté et entendu Montaigne : « me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus vives que n’étaient les miennes premières ».
  • Et puis, de l’Exposition Nationale et Coloniale de 1896 jusqu’à la fabuleuse (et au catalogue introuvable) Exposition des peintres de la Mer en 1918-1919, sans méconnaître les manifestations de solidarité lors des deux guerres, Rouen ne manqua aucune occasion de parler (ou de se faire entendre) par la voix de la  peinture. Si créer c’est vivre deux fois, comme le disait Camus, ils sont assurément légion ces artistes admirés à Rouen, qui sont encore bien vivants.

 

La collection est donc tout à fait exhaustive ; elle se concrétise en un ensemble impressionnant de trois volumes de 670 pages chacun (2010 pages) et Pierre.SANCHEZ a enrichi la notice de chaque artiste (8000 artistes à exposer à Rouen dans les expositions de groupe de1833 à 1947) de références à leurs participations hors la Ville de Rouen..

 

Pierre Sanchez - Ed. l'Echelle deJacob

Pierre Sanchez - Ed. l'Echelle deJacob

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 15:23
BON DE COMMANDE (salons et expo.Rouen - ed. Echelle de Jacob).

TROIS VOLUMES format 16x24 cm de 670 pages chacun (2010 pages)

reliés, cousus, collés, dos ronds, tranchefiles, signets, impression sur papier 70g

couverture sur carte 300g recouverte de toile du Marais

ISBN des 3 tomes : 9782359680447

Prix de vente : 327€ - tirage strictement limité à 300 exemplaires

NOM :………………………………………………………………………………………

ADRESSE :………………………………………………………………………………………….

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DÉSIRE RECEVOIR :

……………exemplaire(s) T. III à V (327€) : les Salons de Rouen (1833-1947)

……………exemplaire(s) (70€) : les salons de Dijon (1771-1950)

……………exemplaire(s) T. I à III (327€) : les salons de Lyon (1786-1918)

……………exemplaire(s) T. I et II (96€) : les salons de Lyon (1919-1945)

Franco de port pour la France et l’étranger

soit un montant de……………€

RÈGLEMENT :

à la commande par chèque sur une banque française en €, à l’ordre de l’Échelle de Jacob, ou par virement bancaire

signature : date :

bulletin à retourner à : L’Échelle de Jacob – 55 avenue Victor Hugo – 21000-DIJON

Tél. : 06 85 72 41 76 - e.mail : pierresanchez@neuf.fr - site internet : www.echelledejacob.fr

Ouvrage également disponible :

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:18

 

 

Après de solides études scientifiques (Bac E puis DEUG de Physique), Sylvain Amic se tourne vers l'Education Nationale.

Pendant huit années d’enseignement, il poursuit en parallèle d’autres études, Langue et Civilisation Chinoise, puis Histoire de l'Art. Lauréat du concours de l'Ecole Nationale du Patrimoine en 1998, il se voit confier à sa sortie la charge de 'Conservateur XIXe, Art moderne et contemporain' au Musée Fabre de Montpellier. Il est, depuis septembre 2011, Directeur des Musées de Rouen.

 

Q : « Vous avez été, ainsi, en contact avec le truculent Maire de Montpellier, feu Georges Frêche ? 

 

Sylvain Amic : En effet, c’est lui qui m’a recruté et cela a été une expérience des plus fortes que de côtoyer un leader politique assez visionnaire, aux décisions sans appel. Il a beaucoup fait pour le développement de sa ville, de la culture en général et tout spécialement du Musée Fabre, en décidant la rénovation complète des bâtiments qui occasionna leur fermeture durant 5 longues années, pour un montant de 65 millions €. Pendant tout cet épisode, nous avons vécu le déménagement, les travaux, le chantier des collections, les expositions hors les murs, tout en maintenant une programmation au Pavillon populaire.

 

Q : Par exemple ?

 

SA : Durant mes 11 années au Musée Fabre, j’ai monté 24 expositions, grandes et petites. Les plus significatives avant la réouverture sont 'La Section d'or' en 2000, ma première exposition, où figurait déjà Pierre Dumont, grand peintre de 'l'Ecole de Rouen' ! Puis 'Kupka', 'Bonjour M. Courbet', 'Zao Wou-Ki' (qui a également été présent lors du 'Temps des Collections 2012' à Rouen, NDLR), et un joli dossier sur Bazille. Georges Frêche avait opportunément décidé que plus aucune œuvre de Frédéric Bazille ne passerait en vente de part le monde sans que la Ville de Montpellier ne soit sur les rangs ! Il y a désormais plus d’une quinzaine de toiles dans les collections du musée !

 

Q : Bazille qui mourut lors des premières escarmouches de la guerre de 1870 à l'âge de 28 ans, alors que son ami, Claude Monet s'était réfugié à Londres avec d'autres peintres...

 

SA : Et oui ! Bazille n'a laissé qu'une soixantaine d’œuvres ce qui, pour une vie de peintre, n’est qu’une œuvre de jeunesse. Ses dernières toiles laissaient entrevoir une inflexion significative dans son travail, peut-être vers Puvis de Chavannes.

A la réouverture du musée en 2007, une salle lui était consacrée dans l'exposition 'L’impressionnisme, de France et d’Amérique' dont j’étais le commissaire. Le rythme des grandes expositions n’a plus faibli, avec 'La couleur toujours recommencée', un hommage au marchand parisien Jean Fournier, la grande rétrospective 'Gustave Courbet', 'La vidéo, un art, une histoire' avec le Centre Pompidou, puis 'Emil Nolde', pour mon premier commissariat au Grand Palais, et enfin 'Alexandre Cabanel'.

 

Q : La fin du XIXème siècle est une période qui requiert votre attention !

 

SA : Le XIXème tout entier, car c’est la naissance du monde moderne. Tout ce qui fait notre contemporanéité se noue dans cette période-clef. L'artiste acquiert un nouveau statut, la démocratie finit par s’imposer, les innovations techniques foisonnent, c’est la révolution de la photographie !

 

Q : Photographie que vous avez accrochée à Rouen pour le festival Normandie Impressionniste 2013...

 

SA : Oui, je souhaitais accompagner les chefs-d’oeuvre de l’impressionnisme par les premiers chefs-d’œuvre de la photographie.

Monet est né en 1840, l’année de l’invention du négatif par Talbot, un an après la présentation du procédé de Louis Daguerre au public. Avec la commissaire de cette partie de l’exposition, Virginie Chardin, nous avons eu les mêmes exigences pour ces photographies que pour les toiles : les grands maîtres comme Le Gray ou Atget, les meilleurs tirages, même s’il fallait les chercher au MOMA.

Ce niveau d'exigence, c’est un peu le statut de ce musée qui l’impose. Rouen possède une collection de dimension internationale ; de grandes personnalités, comme Pierre Rosenberg, y ont fait leurs débuts ! Le musée a reçu de grandes donations comme celles de Depeaux bien sûr, mais aussi Hédou, Lebreton ou Baderou. Diederik Bakhuys (conservateur du Cabinet des Dessins du Musée de Rouen, NDLR) prépare une grande exposition sur le dessin français du XVIIIème, 'Trésors de l’ombre' (du 22 novembre 2013 au 24 février 2014), qui va rendre grâce à ces collectionneurs, mais aussi aux conservateurs qui ont œuvré pour les attirer.

 

Q : Comment avez-vous connu 'l'Ecole de Rouen' ?

 

SA : Nous avions deux Lebourg à Montpellier ! Je connaissais Angrand, superbe et rare, Pierre Hodé sûrement, Dumont avec 'La Section d'or' (il est même l’auteur du tableau éponyme).

Mais Charles Frechon m'étais inconnu, je me souviens de ma surprise en 2008 en recevant le carton d’invitation de Rouen ! J’ai découvert son œuvre avec le magnifique catalogue de Laurent Salomé.

Joseph Delattre a été une révélation grâce à la rétrospective organisée par votre Association au Conseil Général fin 2012. C’est vraiment un pivot dans le groupe.

J’ai découvert Lemaître dans les réserves du musée, avec beaucoup de curiosité ; voilà un peintre qui mériterait aussi que l’on s’intéresse à lui ! Il me fait penser à De Nittis (1846-1884).

Quant à Pinchon, la rapidité avec laquelle il a assimilé les plus modernes dans sa jeunesse me subjugue. Dans les premières années du siècle, je le rapproche de Jawlensky (1864-1941), de la peinture allemande, qui voit la couleur prendre le pas sur la composition. On voit que les peintres du crû peuvent dialoguer avec les mouvements picturaux internationaux.

 

Q : Et votre sentiment ?

 

SA : Pendant mes études d’histoire de l’art, j’ai beaucoup travaillé sur les artistes du pays de Nice au XIXème siècle, comme Hercule Trachel, Costa, Fricéro, Mossa, etc... Nous avons publié quelques livres avec mon ami Jean-Paul Potron et l’Academia Nissarda. Ces artistes nous montrent une réalité perdue, en peignant, par exemple, le premier chemin de fer qui arrivait à Nice ou 'La Promenade des Anglais' qui n'était qu'un modeste chemin... A Montpellier, j'avais fait rénover tout le fonds régional et créé, à la suite, une salle dédiée à ce fonds. Je suis très favorable aux Ecoles régionales, étant moi-même un provincial. Elles forment un substrat indispensable à l’émergence des grands maîtres.

 

Q : C'est pourquoi une salle 'Rouen et son Ecole' figurait dans votre expo 'Eblouissants reflets'.

 

SA : Je tenais à ce que l'Ecole de Rouen soit présente ! Mais, il fallait aussi se démarquer de l’exposition de 2010, qui avait fait une grande place à L'Ecole de Rouen. Il était logique pour le premier festival, de mettre à l’honneur Rouen comme sujet pour l’impressionnisme, mais du coup tout (ou presque !) a été dit. En 2013, le choix était de sortir du seul motif rouennais et de se tourner d'avantage vers l'Histoire de l'Art ! Mais nous en avons profité pour lever un mécénat et mener une campagne de restauration du fonds Depeaux dans les collections permanentes.

 

Q : Oui, cela était précisé sur les cartels de l'exposition.

 

SA : Et d'ailleurs, j'aimerais retravailler cette salle montrant 'L'Ecole de Rouen' dans les collections permanentes, un peu au niveau de l’éclairage, la couleur, qui mettraient mieux en valeur cette partie de la collection.

 

Q : Pierre Hodé sera sur les cimaises dans le cadre du 'Temps des Collections 2014-2015' ?

 

SA : Nous pensons en effet à une sélection de 20-30 œuvres. Hodé est vraiment un peintre intéressant, avec sa conception synthétique. Ses 'Ports de Rouen' sont très personnels avec une palette particulière, faite de tons métalliques rehaussés de quelques bruns, sans pittoresque. Et pourtant, ils traduisent une activité industrielle avec plus de sagacité que la peinture descriptive classique.

 

Q : Quel sont vos projets ? Mais, peut-être, allez-vous nous quitter avec le succès de votre exposition 'Eblouissants reflets'* ?

 

SA : Ah non, il n'est pas dans mes intentions de quitter Rouen ! La programmation est calée jusqu’à 2018, avec une exposition de qualité internationale chaque année, produite avec un grand musée européen. Celle qui s'annonce pour le printemps-été 2014, 'Cathédrales, 1789-1914, Un mythe moderne', explore la place de ce monument dans l'Histoire de l'Art (en partenariat franco-allemand et le Wallraf Richartz Museum de Cologne).

Et puis il y a cet autre temps fort chaque année à l’automne, 'Le Temps des collections', qui a pour but de valoriser ces fonds extraordinaires, et d’ouvrir nos portes à de nouveaux regards. Cette année, nous avons invité le designer Olivia Putman, l’ancien directeur du MNAM Germain Viatte, les artistes François Morellet, Bertrand Gadenne etc...

Ce nouveau cadre nous donne une grande liberté, et les sujets sont inépuisables ! L’automne et l’hiver sont désormais tout entiers consacrés à nos collections, avec cette année, en sus, une grande exposition, 'Trésors de l’ombre', 150 dessins du XVIIIème siècle français appartenant au Cabinet du Musée, seront présentés au public, dont de nombreux inédits.

Cela fait beaucoup de raisons pour poursuivre le travail ici, sans compter le développement des musées et les travaux qui pourraient se décider.

 

Q : Avez-vous des informations sur le prochain festival 'Normandie Impressionniste ?

 

SA : Il semblerait que le rythme triennal se confirme. Nous partirions donc pour 2016. Et puis je vous l'avoue : je suis un peu rassasié du 'Paysage' après deux éditions sur ce sujet. Je pense que le public apprécierait un renouvellement, avec un thème plus centré sur la figure. Nous y travaillions d’ores et déjà, mais on ne peut encore rien dire ! »

 

*L'exposition rouennaise 'Eblouissants reflets' a compté 182.368 visiteurs ; Le Havre : 81.709 ; et Caen : 77.869 (sources '76 ACTU')

 

 

Propos recueillis par Pierre Buychaut

 

 

 

INTERVIEW DE SYLVAIN AMIC
Sylvain AMIC

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:37

Suite à la parution de l'interview de Sylvain AMIC, Directeur des Musées de Rouen, nous avons l'avantage de vous présenter les deux LEBOURG (1849-1928) appartenant aux collections du Musée Fabre de Montpellier.

Le premier date de 1888, lors d'un voyage rapide que fait notre peintre à La Rochelle. Mais c'est en 1905 qu'Albert Lebourg aborde ce port si pittoresque avec la plénitude de ses talents impressionnistes. Sa toile nous montre l'avant port avec sa vue sur l'océan.

Le second, de 1898, représente l'ancien Pont de pierre reliant Sartrouville à Maisons-Lafitte, datant de 1872, et faisant suite à celui de 1855 détruit en 1870 devant les forces prussiennes et reconstruit donc après les hostilités.

 

Sources biblio: François Lespinasse

Crédit photographique: Musée Fabre de Montpellier Agglomération ; cliché : Frédéric Jaulmes

Un grand merci à Guillaume Assié du Sce reproduction du Musée Fabre de Montpellier

 

 

Alber LEBOURG : La Rochelle 1888 ; Maisons-Lafitte 1898Alber LEBOURG : La Rochelle 1888 ; Maisons-Lafitte 1898

Alber LEBOURG : La Rochelle 1888 ; Maisons-Lafitte 1898

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 23:02

LES AMIS DE L’ECOLE DE ROUEN

Association régie par la loi de 1901 Le 6 Janvier 2014

437 rue de Griolet

76320 saint pierre les elbeuf

0235811771 - 0613504630

 

 

 

Cher(e) Ami(e) Membre ,

 

Permettez moi de vous présenter mes tout meilleurs voeux de santé, de prospérité et de découvertes artistiques pour cette année 2014 qui commence.

 

Depuis sa création en 2008 notre site Internet a vu le nombre de ses rubriques s’enrichir et je ne saurai trop vous encourager à lui rendre régulièrement visite afin de suivre au mieux l’évolution de nos projets.

 

L’année 2013 a été marquée par le festival Normandie impressionniste.

A ce titre, outre des prêts dans différents musées (Rouen, Bernay, Elbeuf, Vire) , notre association s’est plus particulièrement impliquée dans la belle exposition rendant hommage, pendant l’été, à Albert LEBOURG à la Maison des Arts de Grand Quevilly.

 

 

Nous discutons actuellement avec le Musée des Beaux Arts de Rouen pour une possible exposition à l’automne 2014 consacrée aux œuvres de Pierre HODE.

 

Nous continuons également notre recherche d’une salle à Paris pour nous permettre de mettre en lumière les plus belles toiles de nos chers Artistes.

 

Nous sommes également en contact avec les Etats –Unis et espérons que 2014 nous permettra de finaliser la tenue d’une exposition.

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir prochainement informé de l’ état d’avancement de ces projets.

 

D’autre part, le moment est arrivé de renouveler votre cotisation pour l’année 2014. Vous savez combien cette contribution est indispensable au bon fonctionnement de l’Association .Le montant de la cotisation est toujours de 20 Euros.

Je vous remercie par avance pour votre prochain règlement à établir à l’ordre de l’AER (ou Amis de l’Ecole de Rouen).

 

Vous renouvelant mes vœux pour cette nouvelle année, je vous prie de croire, Cher(e) Ami(e) Membre, en l’expression de mes sentiments cordiaux.

 

 

Jean-Claude DELAHAYE

 

 

Président de l’Association

 

 

NB : Les adhérents nous ayant rejoints depuis le 01.09.2013 ne sont pas concernés par l’appel à cotisation.

Les Voeux du Président

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:18

L'EAU, EDEN ou ENFER

Eté 2013 Normandie Impressionniste

 

Je vous rappelle que l'AER y avait prêté son superbe Lemaître de 1888 'La Seine à Croisset'.

Madame Villeroy et son équipe nous a sympathiquement communiqué les résultats statistiques de leur manifestation, dans laquelle l'Ecole de Rouen était admirablement représentée avec un Pinchon très lumineux ainsi que deux Louvrier caractéristiques de son œuvre. Je vous incite, d'ailleurs, à relire le commentaire élogieux de Marie-Jeanne Villeroy, Directrice du Musée de Vire, dans un article récent.

 

Nombre de visiteurs : 6.172 (Calvados 65%, Autres départements 14%, Gde Bretagne 18% et reste de l'Europe 3%) ;

Age des visiteurs : inférieur à 18 ans : 19%, de 18 à 25 ans : 4%, 25 à 60 ans : 41%, plus de 60 ans : 36%

 

 

Pierre Buychaud

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 20:42

A la suite des articles relatant la présence d’œuvres de peintres de l’Ecole de Rouen dans les expositions de Rouen puis de Vire, nous voici à Bernay.

De nouveau une splendide manifestation, au sein de la grandiose salle capitulaire, cette fois-ci sur le thème de ‘La Pluie’, initiée en son temps par Delphine Campagnolle. Parmi les artistes qui nous sont chers, nous pouvons citer Angrand, Delattre, Frechon, Lebourg, Lemaître et Pinchon. De Charles Angrand, ‘Les Chevaux sous la pluie’, que Cédric Pannevel, Directeur du Musée de Bernay, nous commente avec beaucoup d’éloquence.

Hubert Priaucey

 

Dans le cadre du Festival « Normandie Impressionniste 2013 » dont le thème retenu par le comité organisateur est l’eau, le musée des Beaux-Arts de Bernay s’associe à cet événement d’envergure internationale en présentant du 01 juin au 29 septembre 2013 une exposition intitulée « L’eau d’une heure de pluie – Images de la pluie dans l’art ».

Le pastel de Charles Angrand, « Les deux chevaux sous la pluie » (1919), illustre la deuxième partie de l’exposition dédiée à la mer et à la campagne sublimées par la pluie.

Charles Angrand fait partie de ces quelques peintres qui ont bravé la difficulté de représenter l’insaisissable eau qui tombe du ciel. Dans cette magnifique œuvre, l’artiste relève le défi de réaliser au pastel ce moment fugitif où la lumière est diffusée par des milliers de gouttes d’eau en suspension. Il ne cherche pas à suggérer la pluie mais bel et bien à la représenter dans ce qu’elle a de plus concret. La pluie, ayant envahi totalement la composition, transforme le paysage, brouille les contours et crée une atmosphère particulière. Charles Angrand suggère avec habilité le clapotis de la pluie, les odeurs qu’elle exalte et les sensations qu’elle réveille. Il se dégage de ce pastel un sentiment de calme et de sérénité.

Cédric Pannevel
Directeur du Service Patrimonial et Muséal de Bernay

 

Charles ANGRAND "Les chevaux sous la pluie" (coll part)

Charles ANGRAND "Les chevaux sous la pluie" (coll part)

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:09

Marie-Jeanne VILLEROY, Directrice du Musée des Beaux Arts de Vire (Calvados) dont le dynamisme n'est plus à démontrer, a brillamment intégré le Festival Normandie Impressionniste 2013. En emprûntant le tableau de Jules-Léon Lemaître "La Seine à Croisset" qui appartient à notre Association et en le mettant en exergue en couverture du catalogue d'exposition, elle montre l'intérêt qu'elle porte aux peintres de l'Ecole de Rouen, et notamment à Maurice Louvrier. Mais laissons-la nous en parler pour notre plaisir...

Hubert Priaucey

 

L’exposition « Eau, Eden ou Enfer ? » proposée au musée de Vire jusqu’au 3 novembre 2013 dans le cadre du festival Normandie Impressionniste ne pouvait faire l’impasse sur les héritiers de ce mouvement : les peintres de l’école de Rouen. Et parmi eux, Maurice Louvrier (Rouen, 1878- 1954) avait toute sa place. Qui mieux que ce singulier artiste pour représenter la brume, le brouillard et l’averse qui brouillent les lignes et la perception du réel ?

Deux œuvres sont présentées : Pluie sur la falaise d’Etretat, fin septembre 1932 (Château-musée de Dieppe) et La Pile blanche, effet de brume, vers 1940 (collection Peindre en Normandie, Abbaye-aux-Dames, Caen). Maurice Louvrier y révèle son talent d’interprète des manifestations climatiques de notre région les plus insaisissables, les moins aisées à matérialiser.

Sur le premier tableau, deux promeneurs affrontent le mauvais temps au sommet d’une falaise tandis qu’au loin, un steamer crache une fumée qui se confond avec la bruine. Quelques traits au couteau s’enfoncent brutalement dans la matière picturale grasse. Ils rayent le tableau comme les gouttes de l’averse barrent le champ de vision du promeneur surpris par la pluie.

La seconde composition est plus connue. Louvrier crée un univers onirique et lumineux qui annonce l’abstraction. Seuls les traits au crayon, visibles sous la matière cette fois légère et transparente, révèlent l’existence d’un paysage réel et familier : les bords de Seine à Rouen submergés par une brume irisée de couleurs mauves et jaunes.

Louvrier est un plasticien formidablement inventif. Audacieux, il développe une grande diversité de manières dont chacune reflète un héritage ou annonce un nouvel élan pictural. On ne s’ennuie jamais en regardant son œuvre. Traités avec des effets de matières originaux dans des textures grasses ou légères, en de forts contrastes ou de douces tonalités, ses paysages comme ses natures mortes prêtent toujours à rêver.

                                                                                                                      Juillet 2013, MJV

 

Retrouvez le programme de la saison sur notre blog : museedevire.blogspot.fr et notre catalogue, L’eau, eden ou enfer ?, 60 pages illustrées, Orep éditions, 15 euros.

Pluie sur la falaise d'Etretat --- La pile blanche --- couverture du cataloguePluie sur la falaise d'Etretat --- La pile blanche --- couverture du cataloguePluie sur la falaise d'Etretat --- La pile blanche --- couverture du catalogue

Pluie sur la falaise d'Etretat --- La pile blanche --- couverture du catalogue

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:50

 

 

                DE L’ EXPO de ROUEN

          « EBLOUISSANTS REFLETS »

 

          Je n'insisterai pas sur la majesté de cette exposition dans le cadre du 'Festival Normandie Impressionniste 2013'. La quasi-totalité des Musées Hauts et Bas Normands, et autour de 700 propositions de sorties variées : voici le programme de cet été, dans le sillage de l'engouement du premier Festival de 2010. Remarquons que « Reflets » était déjà le thème de la première exposition impressionniste de 1874.

         Rouen, avec ses 40 Monet accrochés, dans 17 sessions sur 1.200m², fait figure 'de proue' ; sans oublier les Renoir, Cézanne, Jongkind, Boudin, Sisley, Morisot, Seurat, Signac etc... Ainsi que plusieurs séries de photographies d'époque qui ne peuvent que surprendre le grand public.

         Et, dans une salle bien à elle, 'Rouen et son Ecole', le fleuron de la donation Depeaux, entre autres ! Un 'La Bouille' d'Albert Lebourg (autour de 1902) majestueux d'impressionnisme, et deux autres toiles du même, représentant 'L'Ile Lacroix' envahie du brouillard hivernal et glacial, sans soleil pour l'un des deux (Musée de Rouen) et figurant un soleil qui perce péniblement pour l'autre (Musée de Lille). Et puis Delattre et Pinchon. Mais arrêtons-nous juste quelques instants sur les trois toiles de collections privées accrochées dans cette salle, donc inédites ou presque.

         Tout d’abord, les fameuses ‘Régates’ de Joseph Delattre, composition que Brice Aurpeuthy et l’excellent Jacba nous avaient décrite dans l’une de leurs dernières rubriques « Une Oeuvre, Une Histoire » ! Ancienne Collection Depeaux, cette œuvre majeure trouve, dans ce cadre muséal auprès de ses pairs normands comme internationaux, la plénitude de ses qualités. Datée d’autour de 1895, elle soutient fièrement la comparaison.

         Et deux Robert-Antoine Pinchon : l’un autour de 1903/1905, ‘La Carrière d’Amfreville-la-Mivoie, reflets’, où le peintre n’a pas encore 19 ans ; et ‘Les Coteaux de Belbeuf’, autour de 1909, plus fauve dans son chromatisme mais tout à fait impressionniste dans sa mise en page, comme Delphine Campagnolle, ancienne directrice du Musée de Bernay, nous l’appréhendera dans un article à venir.

         Profitez, chers Amis, profitez…

 

 

Hubert Priaucey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sylvain Amic devant Lebourg et les deux Pinchon (cliché suivant)Sylvain Amic devant Lebourg et les deux Pinchon (cliché suivant)

Sylvain Amic devant Lebourg et les deux Pinchon (cliché suivant)

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  • : Les Amis de l'Ecole de Rouen
  • : L’Association a pour objet la promotion des peintres de « L’ECOLE DE ROUEN » ainsi que celle des peintres normands décédés ou vivants. Ses buts sont d’échanger toutes informations permettant une meilleure connaissance des peintres concernés, de mettre en place ou de participer à la mise en place d’expositions visant à mieux faire connaître les peintres de l’ECOLE DE ROUEN et les peintres normands, de permettre à ses membres de rechercher des documents et archives propres à ces artistes.
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